Émile BOISGARD et Joséphine GAUDRON

Ce sont mes sosas 22 et 23, les grands-parents de Renée GUÉRIN, ma grand-mère paternelle. Ils sont tous les deux nés en Indre-et-Loire, mais ont passé la plus grande partie de leur vie dans la Vienne, à Leigné-les-Bois.

Émile Louis BOISGARD est né le 20 février 1847 au Grand-Pressigny, avant-dernier d’une fratrie de huit enfants. Il est le fils de Pierre BOISGARD et de Jeanne SIGNOLET qui se sont mariés en septembre 1830 et dont le premier enfant, Jeanne Françoise, est né en octobre… Elle sera suivie de Marie, Marguerite, Pierre, Louis René, Victor, notre Émile Louis et pour terminer Georges Nicolas. Je sais que trois d’entre eux sont parvenus à l’âge adulte et se sont mariés.

Grâce aux recensements, je sais que la famille vivait à Courvault, lieu-dit du Grand-Pressigny. Celui de 1872 indique que Pierre BOISGARD (devenu veuf en avril de la même année) vivait avec sa fille Marguerite. Plus de trace des autres enfants. Sur le même, j’ai trouvé un Louis BOISGARD, domestique âgé de 24 ans, qui pourrait être Émile Louis, mais sans certitude. Et je n’ai pas été fichue de mettre la main sur lui non plus dans les listes de conscrits et les registres matricules. Il a pourtant servi dans l’armée, puisque son acte de mariage, en 1873, fait état parmi les documents fournis d’« une autorisation de contracter mariage accordée par monsieur le Général commandant la dix-huitième division militaire le quatorze juin dernier, au dit Louis Émile Boisgard, comme soldat du cent troisième régiment d’infanterie de ligne, de la classe de mille huit cent soixante-sept ». Si quelqu’un est plus à l’aise que moi dans les archives militaires, je suis preneuse !

Acte de naissance Louis Émile BOISGARD

Joséphine Eugénie GAUDRON est née le 22 avril 1848 à Barrou, de Louis André GAUDRON et Catherine ANGEVIN, parfois nommée Marguerite. Elle arrive dans la famille après trois garçons (Louis, Jean Baptiste et Joseph) et avant deux autres (Pierre Adolphe et Modeste). Seuls Jean Baptiste et Pierre Adolphe vivront assez longtemps pour se marier, les trois autres garçons meurent en bas âge. La famille était domiciliée au lieu-dit Les Allais, à Barrou. Joséphine n’est plus mentionnée aux Allais sur le recensement de 1872, mais elle y figure quand même, comme « domestique chez Modeste DOURY, marchand de grains » au bourg de Barrou.

Acte de naissance Eugénie Joséphine GAUDRON

Émile et Joséphine se marient le 7 juillet 1873, à Barrou, en présence de leurs familles, sauf la mère d’Émile qui est décédée l’année précédente, et de l’employeur de Joséphine, Modeste DOURY, qui est présenté comme « ami de l’époux ». Aucun contrat de mariage n’a été établi, j’imagine qu’on ne roulait pas sur l’or.

Acte de mariage BOISGARD-GAUDRON

Sur le recensement de 1876 à Barrou, ils sont domiciliés avec René Émile Gabriel, leur fils de 2 ans, au bourg. À la rubrique « profession », je lis pour Émile « Charretier, domestique, chef de ménage ».

En 1881, la famille n’habite plus dans le bourg de Barrou, mais au lieu-dit Les Bernards, avec leurs deux fils. Émile est devenu « cultivateur, métayer ». Une nièce, Marie Gaudron, âgée de 6 ans, vit avec eux. Si je ne me trompe pas, il s’agirait de Virginie Jeanne Marie, fille de Pierre Adolphe. On ne la retrouve pas chez eux dans les recensements suivants.

En 1886, ils sont toujours aux Bernards, où Émile est métayer. Une petite Claire est née en 1882.

En 1891, la famille a déménagé. Ils ne sont plus à Barrou, mais à Leigné-les-Bois, au lieu-dit Ribatou, où Émile est « cultivateur, domestique ». Gabriel et Claire également, mais pas Henry, décédé en 1887 à Leigné-les-Bois où la famille est donc installée au moins depuis cette date. Il semble en plus y avoir pas moins de quatre domestiques vivant à la ferme ! Émile et Joséphine vivront au Ribatou jusqu’au décès d’Émile, après quoi Joséphine ira vivre au village de Vaux chez son fils aîné.

Les enfants d’Émile et Joséphine sont peu nombreux par comparaison avec d’autres familles, ils ne sont que trois.

L’aîné, René Émile Gabriel (parfois nommé Gabriel, d’autres fois René), né le 15 mai 1874 à Barrou, épousera Marie Marguerite BERTHON le 17 octobre 1908 à Pleumartin. C’est leur photo de mariage qui m’a permis d’éclaircir pas mal de choses et de mettre des visages sur des noms et inversement. L’article est ICI. Je ne leur connais qu’une fille, Gabrielle Jeanne Marguerite, née en 1912 à Leigné-les-Bois. Je l’ai connue sous le nom de « cousine Jeanne », elle était secrétaire de mairie à Leigné. Elle est décédée en 2013 (oui, centenaire !)

Le cadet, Martin Joseph Henry, est né en novembre 1878, mais malheureusement décédé en juillet 1887 à Leigné-les-Bois.

La fratrie se termine avec Marie Claire, ma sosa 11, qui épousera Auguste GUÉRIN dont j’ai déjà parlé ICI. Marie Claire aura 5 enfants et mourra à 30 ans, en 1912.

Émile Louis BOISGARD décède le 23 février 1921 à Leigné-les-Bois. Il avait 74 ans. Quant à Joséphine GAUDRON, elle meurt le 22 décembre 1930, à 82 ans, bien sûr à Leigné-les-Bois. J’ai prévu de chercher leurs tombes à ma prochaine visite au cimetière.

Acte de décès de Louis Émile GAUDRON
Acte de décès d’Eugénie Joséphine GAUDRON

Dernier article concernant les couples du côté paternel de la 4e génération. À suivre…

Emmanuel Jules AURIAU et Marie BONNEAU

C’est ma branche maternelle. Emmanuel Jules AURIAU (sosa 24) et Marie BONNEAU (sosa 25), dite Séraphine.

Emmanuel Jules AURIAU est né à Monts-sur-Guesnes, dans la Vienne, le 14 novembre 1838. Il est le fils de Pierre Emmanuel AURIAU, tisserand, et de Justine AUJARD (ou AUGEARD), originaire de Saint-Genest-d’Ambière, village situé à une petite vingtaine de kilomètres.

Naissance d’Emmanuel AURIAU

Emmanuel est le sixième enfant d’une fratrie de huit. Sur les huit, sept sont parvenus à l’âge adulte. J’en parlerai dans un prochain article.

Grâce aux listes de tirage au sort pour le service militaire, j’apprends qu’Emmanuel mesurait 1,64 mètre et que son degré d’instruction était 0 (ne sait ni lire ni écrire).

J’ignorais comment il était devenu boulanger à Faye-la-Vineuse, mais en approfondissant mes recherches, j’ai vu qu’un de ses oncles, Paul AURIAU, y exerçait ce métier. On peut supposer sans trop de crainte que c’est lui qui l’a formé et lui a laissé ensuite la boulangerie. Cet oncle Paul avait un fils, également boulanger, mais d’abord employé à Tours puis installé à Vouvray.

Marie BONNEAU est née le 26 juillet 1840 à Faye-la-Vineuse. Elle est couturière au moment de son mariage. Elle est la fille de Barthélemy BONNEAU et de Marie BEAUVILLAIN, cultivateurs à Marnay, un hameau et ancienne paroisse de Faye-la-Vineuse. Le couple a également un fils qui, comme il se doit quand on s’appelle Bonneau et qu’on a un peu d’humour, s’appelle Jean… (mais est souvent appelé Barthélemy comme son père).

Naissance de Marie « Séraphine » BONNEAU

Emmanuel et Marie se sont mariés à Faye-la-Vineuse le 6 novembre 1865 et l’acte précise qu’un contrat de mariage a été passé devant maître Léonide Faucillon, notaire à Richelieu, contrat que je ne désespère pas de trouver.

Ils ont eu pour témoins :

Auguste FOURNIER, 69 ans, rentier, domicilié à Braye-sous-Faye, ami du futur

Lucien SAINTON, 51 ans, rentier, domicilié à Faye-la-Vineuse, ami du futur

Jean PILLAULT, serrurier, 47 ans, cousin de la future

Barthélemy BONNEAU, 28 ans, cultivateur, frère de la mariée, domicilié à Faye-la-Vineuse (c’est Jean)

Marie signe Séraphine Bonneau, son frère Jean Bonneau, ils ont de jolies écritures. Quant à Emmanuel, il ne sait pas signer.

Signature de Séraphine et de son frère Jean

En 1869, les parents de Marie/Séraphine ont conclu une « donation et partage » en faveur de leurs deux enfants. L’acte m’apprend que cette donation concerne des « biens immeubles d’un revenu de deux cents francs », j’y trouve le détail de leurs biens, quelques ares de terres un peu partout dans la commune. Le lot échu à Marie, outre les terres, comporte : « Un corps de bâtiments situé à Marnay et composé de : une chambre grenier dessus, boulangerie, hangar, grange, porte charretière, pressoir, petite écurie, cellier, grande écurie, autre chambre basse grenier dessus, cour sur laquelle ouvrent ces différents bâtiments, jardin au nord. » Ce n’est pas exactement un château !

Emmanuel et Marie auront 5 enfants, mais seul l’aîné, mon arrière-grand-père Jules (époux de la « formidable » Noémie JOUTEUX, voir ICI) survivra.

1/ Jules Paul Léon, né le 9 mars 1868, qui sera boulanger à Faye-la-Vineuse, sosa 12

2/ Daniel Séraphin, né le 2 septembre 1870, vivra 7 semaines.

3/ Aurélie Marie Pauline, née le 7 mars 1872, vivra 5 ans.

4/ Martial Barthélemy, né le 5 septembre 1876, vivra 12 ans.

5/ Fabien Roger Sylvain, né le 31 décembre 1880, vivra 13 ans.

Les actes d’état civil sont muets sur les causes de ces décès, bien sûr, mais qu’il s’agisse d’accidents ou de maladies, c’est une bien triste litanie et ça n’a pas dû être facile pour Jules de voir ses petits frères et sa sœur mourir les uns après les autres, sans parler des parents.

Emmanuel et Marie sont tous deux décédés à Faye-la-Vineuse, Marie le 14 septembre 1902, à 62 ans, et Emmanuel le 21 juin 1924, à 85 ans.

Décès de Marie « Séraphine » BONNEAU

Par curiosité, j’ai regardé les recensements pour savoir si Emmanuel était resté seul chez lui ou s’il avait emménagé chez son fils Jules, boulanger. En 1906, il vit seul. En 1911, il vit avec une domestique, Madeleine Chesneau, et en 1921, avec une autre, Marie Louise Lemoine. S’il a vécu chez son fils, c’est donc très peu de temps avant sa mort, mais ce n’est même pas sûr, l’acte de décès n’étant pas très bavard et indiquant seulement qu’il est décédé « au bourg ».

Décès d’Emmanuel Jules AURIAU

Dans un prochain article, je parlerai de la fratrie d’Emmanuel Jules, il y a de quoi faire !

Jeanne CADET, sosa 2021

J’ai évoqué l’an dernier mon sosa 2020, Anthoine BRUNETEAU, le moment est venu de parler de son épouse Jeanne CADET, sosa 2021.

Je rappelle que cette participation à un « challenge » sur Twitter est une bonne occasion d’approfondir et de compléter mes données, même si l’époque est assez éloignée et que peu d’informations sont disponibles.

Jeanne CADET est née le 6 janvier 1651 à Thuré (86), de Claude CADET et Denise RAGUIT. Claude et Denise sont mariés depuis à peine un an, on peut donc supposer que Jeanne est leur premier enfant. Elle porte le prénom de sa grand-mère paternelle, Jehanne FORESTIER ou de sa marraine, Jeanne RAGUIT. Denise a 26 ans à la naissance de Jeanne.

Baptême de Jeanne CADET

D’après mes recherches, Claude et Denise ont eu 8 enfants. Sur la même page du registre paroissial de Thuré, j’ai trouvé deux décès, de deux Marie, l’une le 5 novembre 1660 et l’autre le 27 novembre 1660. Excepté la mention qu’elles étaient « fille[s] à Claude Cadet », je n’ai rien, même pas un âge approximatif qui m’aiderait à trouver une naissance et j’ai eu beau feuilleter les registres des baptêmes sur une longue période, je n’ai pas trouvé confirmation de leur certainement courte existence…

Claude et Denise ont aussi eu deux fils prénommés Pierre, l’un né en octobre 1657 et l’autre en octobre 1658, sans traces ultérieures… Pour eux, j’ai les dates de naissance, mais je n’ai trouvé aucun décès, aucun mariage.

En revanche, j’ai trouvé quelques bribes sur d’autres membres de la fratrie. J’ai donc appris que sa sœur Madeleine CADET avait épousé François MÉNARD en 1685 à Saint-Martin-de-Quinlieu (paroisse disparue dont il ne reste qu’un nom de rue). Qu’une autre sœur, Charlotte, avait épousé à 18 ans, Vincent MARIAU, en 1673, également à Saint-Martin-de-Quinlieu. Je leur ai trouvé cinq enfants.

Le dernier de la fratrie était un garçon, Hilaire, qui n’aura vécu que sept ans (1653-1661).

L’église « à porche » de Thuré

Jeanne, quant à elle, a donc épousé Anthoine BRUNETEAU (sosa 2020) le 7 février 1673 à Saint-Martin-de-Quinlieu. Il est fils de cordonnier et exerce probablement le même métier.

Quand j’ai rédigé l’article sur Anthoine, j’ai indiqué que Jeanne et lui avaient eu « au moins 5 enfants », mais après avoir repris tous les actes et avoir ré-épluché les registres, je n’en ai conservé que quatre. L’aîné, c’est Jean, né le 6 août 1674 à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers, qui n’a pas laissé de trace, ni décès ni mariage. Ensuite, c’est Radegonde, née le 15 décembre 1675 et je l’ai « fusionnée » avec la petite fille sans prénom qui est décédée le 26 août 1676 à « environ neuf mois », ce qui correspond. Le troisième enfant est Anthoine, vraisemblablement né en 1676, mais il manque des pages dans les registres… C’est mon sosa 1010, le maître cordonnier aux trois épouses. Le dernier enfant s’appelle François, il est né le 20 octobre 1681, également à Saint-Gervais. Pour lui, je n’avais trouvé que la mention du décès d’une Marguerite Gatepy, « femme de François Bruneteau ». Aucun Gatepy (et variantes Gastepi, Gaspi et autres) dans les bases de données que j’ai l’habitude de consulter pour la Vienne. J’ai donc lancé une recherche sur Filae en n’indiquant ni prénom, ni dates, ni lieu, et j’ai atterri à quelques kilomètres de Saint-Gervais, mais de l’autre côté de la « frontière » donc dans les registres de la Touraine. Marguerite est donc vraisemblablement originaire de Faye-la-Vineuse où on trouve plusieurs Gatepy. Je n’ai pas trouvé trace de son mariage avec François, mais une fille est née en 1723 à Faye-la-Vineuse et un fils, François, s’y est marié en 1755. Bruneteau est devenu Brenneteau, ce qui ne facilite pas les recherches.

Jeanne CADET est décédée le 25 avril 1695 à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers, elle avait 44 ans.

Rendez-vous l’année prochaine pour parler de mon sosa 2022, François BISART (vous avez dit Bisart ?) dont je ne sais absolument rien !

Auguste GUÉRIN et Élise RÉAU

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer Auguste GUÉRIN, sosa 20, mais jamais Élise RÉAU, sosa 21, son épouse, dont le patronyme varie au fil des actes, allant jusqu’à RICAULT. Je me rattrape avec assez peu d’informations sur elle. Je me rattrape, mais avec bien peu d’informations. Les femmes laissent moins de traces que les hommes…

Auguste est né le 10 août 1835 à Leigné-les-Bois, il est le fils de Jean GUÉRIN (sosa 40), propriétaire à Leigné, et plus précisément au lieudit La Ménaudière, et de Radegonde SAINTON (sosa 41), née à Senillé, un village voisin. Il est l’avant-dernier d’une fratrie de cinq enfants.

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Auguste figure sur la « liste de tirage au sort des jeunes gens de la classe de 1855 » du canton de Pleumartin. Le document mentionne son degré d’instruction, qui est 0 (ne sait ni lire ni écrire). Il est déclaré « propre au service », mais dans la dernière colonne « Observations », je lis : « Annonce être dans l’intention de s’exonérer du service militaire ». Malheureusement pour lui, cette intention est restée un vœu pieux puisque je possède son congé de libération et son certificat de bonne conduite. Et là, j’en apprends un peu plus. Le congé de libération mentionne qu’il a été « incorporé au 14régiment d’artillerie à compter du 9 avril 1856 comme appelé inscrit sous le n° 1186 de la liste du contingent du département de la Vienne (classe 1855) ». Il aura servi pendant 6 ans (campagnes d’Italie) comme « jeune soldat au registre matricule du corps sous le n° 673 ». Il est aussi précisé qu’il était « 1er canonnier au 14e d’artillerie ». Il a été libéré définitivement le 31 décembre 1862. Son certificat de bonne conduite a été émis à Rome par le lieutenant-colonel commandant l’artillerie du corps d’armée d’occupation (en Italie). Je ne pense pas qu’on ait vu beaucoup de documents de ce genre au village de Vaux, ça explique peut-être pourquoi ils ont été précieusement conservés et transmis !

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Cerise sur le gâteau, j’apprends qu’il mesure 1,71 mètre. Il fait partie des ancêtres les plus grands que je connaisse, dans les autres branches, on est bien en dessous !

ÉLISE

Élise est née le 12 octobre 1847, à Leigné-les-Bois. Elle a donc 12 ans de moins qu’Auguste. Elle est la fille aînée de Silvain RÉAU (sosa 42), laboureur, et Brigitte CHARLES (sosa 43), qui se sont mariés le 8 juin 1847. Je vous laisse faire le calcul… Ils vivent au village de Vaux. Élise est quasiment fille unique puisque les trois enfants nés après elle ne fêteront pas leurs cinq ans.

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Auguste et Élise se marient le 4 février 1867. Élise a donc à peine 20 ans et Auguste déjà 31.

Le mariage se déroule en présence de plusieurs témoins :

1/ Baptiste GUÉRIN, âgé de 34 ans, cultivateur, demeurant à Availles (en Châtellerault), frère du futur (c’est le grand frère d’Auguste, il a épousé Augustine GALIPEAU)

2/ Louis RABEAU, âgé de 40 ans, cultivateur, demeurant à la Mortaigue, commune de Saint-Sauveur, beau-frère du futur (il est l’époux de Radegonde, la grande sœur d’Auguste)

3/ Auguste RICAUT, âgé de 39 ans, cordonnier demeurant à Bordeaux, oncle de la future (en réalité, sur les actes en ma possession, il s’appelle Augustin RÉAU)

4/ Joseph RICAUT, âgé de 47 ans, journalier au village de Vaux, commune de Leigné-les-Bois, oncle de la future (et époux de Jeanne DENIS)

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Silvain RÉAU, le père d’Élise, décédera deux mois après avoir marié son unique fille.

Les enfants d’Auguste et Élise sont tous nés à Leigné-les-Bois :

1/ Marie Eugénie, née le 4 février 1868. Elle vivra 8 mois.

2/ Eugène Joseph Auguste, né le 25 mars 1869. Il vivra 14 ans…

3/ Auguste Jean Baptiste, sosa 10.

4/ Marie Jeanne Célestine, dite Albertine, née le 29 novembre 1874. Elle épousera René VOISIN et vivra à Saint-Sauveur, à quelques kilomètres de Leigné. Elle est décédée en novembre 1958.

5/ Louise Léonie, sœur jumelle de Marie Jeanne Célestine, elle ne vivra que 11 mois.

J’ai déjà raconté le décès d’Auguste, à la gare de Châtellerault, ici.

La gare de Châtellerault

Quant à Élise, je n’ai pas encore trouvé son décès. Elle figure sur le recensement de Leigné-les-Bois de 1911, mais pas sur celui de 1921 et sur aucune table décennale… Une visite en mairie s’impose, dès que ce sera possible.

Ces fiches par couple sont pour moi un bon moyen de mettre à plat les informations dont je dispose, de chercher ce qui me manque, de compléter des fratries, etc.

Mise à jour du 15 décembre 2020

Comme pour Louise DRAULT, j’étais sur une mauvaise piste… Il aurait été inutile que je me déplace à la mairie de Leigné-les-Bois. Comme pour Louise DRAULT, j’ai fini par consulter les tables de succession et absence et évidemment, par trouver la date du décès d’Élise ! Trouver ce décès le 18 juin 1918 à Senillé m’a fait supposer qu’elle s’était rapprochée de sa fille Albertine qui habitait Saint-Sauveur (les deux communes ont fusionné). C’est d’ailleurs René VOISIN, époux d’Albertine, qui déclare le décès. Petite cerise sur le gâteau : le maire s’appelle Jules DEGENNE !

Élise est décédée « en son domicile lieu dit La Minoterie ».

Et voilà ma cinquième génération complète !

Louis PLAUD et Marie Madeleine LAMY

Suite à des problèmes avec les liens dits « ark » ou « permaliens » qui, contrairement aux diamants, ne sont pas si éternels que ça, je reprends une bonne partie de ma généalogie pour faire des captures d’écran des actes et noter soigneusement les cotes et les pages des registres. C’est fastidieux et j’ai parfois besoin de faire une pause. J’en profite pour tout vérifier et compléter les fratries, ce qui peut réserver des surprises…

C’est ce que j’ai fait pour Louis PLAUD et Marie Madeleine LAMY, nos sosa 18 et 19.

Louis

Louis PLAUD est né le 19 mars 1835 à La Bussière, petit village de la Vienne situé à quelques kilomètres au sud de Saint-Pierre-de-Maillé et traversé par la Gartempe. Si j’en crois Wikipédia, la commune comptait 1 112 habitants en 1836, mais la population est en baisse constante depuis et se situe aujourd’hui entre 300 et 400 habitants…

Naissance de Louis PLAUD

Les parents de Louis sont Louis PLAUD (sosa 36), laboureur, et Madeleine BARBARIN (sosa 37). Louis est le 4e enfant d’une fratrie de 6. Les deux premières sont des filles, Magdeleine et Marie, nées en 1830 et 1831. Un garçon, Jean, a suivi en 1833, mais il est décédé à 14 jours. Ensuite vient Louis, puis Augustine en 1839 et Sylvain Paulin en 1841. Les quatre premiers sont nés à La Bussière, mais les deux derniers ont vu le jour à Saint-Pierre-de-Maillé. Quatre ont atteint l’âge adulte et se sont mariés. Je reviendrai sur le cas d’Augustine dans l’article sur Louis PLAUD et Madeleine BARBARIN.

Revenons à Louis. En consultant les « listes du tirage au sort des jeunes gens de la classe de 1855 » du canton de Saint-Savin, numérisées par les Archives départementales de la Vienne, j’ai appris que Louis mesurait 1,62 m, que son degré d’instruction était 0 (donc ne sait ni lire ni écrire) et qu’il était « propre au service ».

Marie Madeleine

Marie Madeleine LAMY, quant à elle, est née le 22 janvier 1844 à Saint-Pierre-de-Maillé. Elle est donc plus jeune que Louis, qu’elle épousera à 20 ans. Ses parents sont Louis LAMY (sosa 38) et Jeanne MAIGRET (sosa 39), qui est une nièce de monseigneur MAIGRET, l’évêque du bout du monde ! (ici) Son père est laboureur, mais aussi propriétaire au lieudit La Ménardière, à Saint-Pierre-de-Maillé. Sa mère, Jeanne MAIGRET, est décédée le 14 juin 1851, alors que Marie n’avait que 7 ans, laissant 4 jeunes enfants. Louis LAMY s’est remarié le 21 juillet 1856 avec Silvine MAIGRET. Il avait 37 ans et Silvine 39. Silvine n’est pas la sœur de Jeanne, contrairement à ce qu’on pourrait penser, mais une cousine assez éloignée. Je n’ai pas connaissance d’enfants issus de ce second mariage.

Louis PLAUD et Marie Madeleine LAMY se marient le 19 avril 1864 à Saint-Pierre-de-Maillé. Louis a 29 ans et Marie en a 20. Louis habite chez ses parents à Villiers, hameau de Saint-Pierre-de-Maillé et Marie Madeleine vit avec son père au village de La Rivière, un autre hameau de Saint-Pierre-de-Maillé.

Union de Louis PLAUD et Marie Madeleine LAMY

Les quatre témoins de leur mariage sont tous des membres de la famille :

1/ Joseph SAISEAU, 28 ans, journalier, demeurant à Angles (sur l’Anglin), beau-frère de l’époux (Il a épousé Marie PLAUD en 1863)

2/ Sylvain PERAUBE, 26 ans, journalier, demeurant à Mazaire, beau-frère de l’époux (Il a épousé Magdeleine PLAUD en 1861)

3/ Louis GABILLON, 50 ans, cantonnier, demeurant à Villiers, oncle de l’épouse (en réalité, c’est plutôt un oncle de l’époux, marié à sa tante Madeleine PLAUD…)

4/ Auguste BARODON, 21 ans, domestique, demeurant à la Ménardière, cousin germain de l’épouse (fils de Pierre BARODON et Marie LAMY, une tante de Marie Madeleine)

Mazaire, Villiers et La Ménardière sont des hameaux de Saint-Pierre-de-Maillé.

Je leur connais 10 enfants, tous nés à Saint-Pierre-de-Maillé :

1/ Marie Clémentine Gabrielle, née le 4 janvier 1865, soit quasiment 9 mois après le mariage de ses sages parents. Elle épousera Eugène LEBEAU à Nalliers.

2/ Louise Gabrielle Augustine, née le 17 novembre 1866. Elle épousera Louis-Auguste BOUGREAU à Archigny.

3/ Joséphine Berthe, née le 13 septembre 1869 (voir note en fin d’article). Elle épousera Jean Baptiste MATHÉ à Saint-Pierre-de-Maillé.

4/ Juliette Laurence, née le 5 février 1872. Elle décèdera à 16 ans, le 13 mars 1888.

5/ Alphonsine Augustine, née le 30 juillet 1874. Elle décèdera à 13 ans, deux mois avant Juliette. Une maladie contagieuse ?

6/ Célestine Armande Augustine, née le 25 février 1877. C’est notre sosa 9, qui épousera Louis Eugène Adrien DEGENNE ! (ici)

7 et 8/ Des jumeaux, deux garçons sans prénom, nés et décédés le 8 février 1880. Ils ne figurent que dans le registre des décès avec cette mention glaçante : « mort-né, mais ayant poussé le premier vagissement ».

9/ Louis Joseph, né le 15 janvier 1881. Il épousera Marie Augustine ROUX à Saint-Pierre-de-Maillé.

10/ Alfred Henri, né le 13 juillet 1883. Il épousera Rachel PRÉDEAU en 1908 puis Georgette Gabrielle BERNARD en 1925.

Dans le recensement de 1872, Louis est qualifié de « colon », mention qui m’a intriguée au regard de l’année. Un siècle plus tôt, j’aurais pensé aux Acadiens, mais là, ça devait être autre chose. Renseignements pris, il s’agit d’un type de fermage/métayage. Pour en savoir plus, j’ai trouvé une thèse de doctorat de 1891 « Du bail à colonat partiaire ou bail à métairie, en droit romain et en droit français ». Elle fait 284 pages. Je ne l’ai pas encore lue, mais j’aurai certainement l’occasion d’en reparler dans de futurs articles.

Église Saint-Pierre, à Saint-Pierre-de-Maillé / Photo : Kevin Maillet

Louis et Marie Madeleine, avec leurs 50 ans de vie commune, ont vécu assez longtemps pour voir tous leurs enfants mariés et connaître un grand nombre de leurs petits-enfants. Louis est décédé le premier, le 15 janvier 1914, il avait 78 ans. Quant à Marie Madeleine, elle a connu la Première Guerre mondiale puisqu’elle est décédée le 28 février 1920, à l’âge de 76 ans. Ils sont tous les deux morts à Saint-Pierre-de-Maillé.

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À propos de Joséphine Berthe : en 1872, la famille est domiciliée aux Marsillys, à Saint-Pierre-de-Maillé, et 4 filles sont mentionnées : Marie, Louise, Berthe et Juliette. Je m’interroge parce que Berthe n’apparaît pas dans mes données sur cette famille. Intriguée, je cherche. Ni les registres d’état civil ni les tables décennales ne la mentionnent… Je vérifie aussi les décès, au cas où. Le recensement indique qu’elle a 3 ans en 1872, ce qui la ferait naître en 1869 et comblerait l’écart entre la naissance de Louise et celle de Juliette. Mystère complet jusqu’à ce que, en cherchant des informations sur son frère Louis Joseph, je trouve la mention d’une Joséphine Berthe qui se serait mariée en 1888 avec un Jean Baptiste MATHÉ. C’est un arbre mis sur Généanet qui me met sur la piste. Il est indiqué qu’elle est née le 13 septembre 1869 à Saint-Pierre-de-Maillé. Je retourne vérifier le registre d’état civil, mais ne la trouve toujours pas. Et pour cause, c’est l’acte de mariage qui me donnera la solution. En effet, pour une raison que j’ignore, sa naissance n’a pas été enregistrée et pour pouvoir se marier, elle a dû présenter un acte de notoriété « dressé par le juge de Saint-Savin le six janvier dernier et homologué par jugement du tribunal de première instance de Montmorillon en date du vingt et un février mille huit cent quatre vingt huit ».

Une nouvelle collatérale et un mystère résolu !

Louis Maigret, du Poitou à Hawaii

Dans la famille, à défaut d’avoir un commissaire Maigret, nous avons un évêque !

C’est à l’occasion du bicentenaire de sa naissance, en septembre 2004, que j’ai eu accès à des documents très complets fournis par Mme Pearce, de Saint-Pierre-de-Maillé, qui descend également d’une branche Maigret. Je la remercie vivement, ces documents m’ont beaucoup aidée.

Louis MAIGRET (Désiré est son nom de prêtre), né le 14 septembre 1804 à Saint-Pierre-de-Maillé, est un collatéral, frère de mon ascendant René MAIGRET (sosa 39). Il a eu une destinée peu commune pour un « p’tit gars du Poitou », fils de laboureur qui plus est.

Les parents de Louis et René sont Jean MAIGRET (sosa 156) et Catherine TABUTEAU (sosa 157). Jean naît le 24 décembre 1764 à Saint-Pierre-de-Maillé. Catherine naît 3 ans plus tard, le 1er septembre 1767, dans la même paroisse, de François TABUTEAU et Anne BASCHE. Ils se sont mariés le 25 janvier 1785, paroisse Saint-Pierre. Ils avaient donc respectivement 20 et 17 ans.

Jean et Catherine ont eu 9 enfants, tous nés à Saint-Pierre-de-Maillé. Les voici avec ce que je sais sur chacun :

1/ Silvin, né le 10 décembre 1785.

2/ Silvine, née le 10 juin 1787. Elle serait restée célibataire et serait décédée le 1er avril 1848 à La Bussière (86), mais sous réserve car l’acte ne mentionne pas les parents.

3/ Antoine, né le 6 novembre 1789. Il épousera Sylvine DALET et une de leurs filles, Marie, sera religieuse à Tours sous le nom de sœur Zita.

4/ Silvain, né le 10 octobre 1792. En religion, il sera Père Hilaire. Après de brillantes études à Poitiers puis à Paris, il obtiendra une licence en théologie à la Sorbonne. On le dit remarquable dialecticien, il fut « professeur de dogme ». Il meurt à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) le 16 décembre 1851.

5/ René, né le 14 novembre 1795, c’est mon sosa 78. Deux de ses petites-filles seront également religieuses, dont une à Honolulu.

6/ Jean, né le 7 avril 1798. Il épousera Anne POLISSET et aura 5 enfants.

7/ Louis, né le 26 février 1801.

8/ Louis, né le 18 septembre 1804.

9/ Antoine, né le 12 juillet 1807. Il sera également prêtre (Père Bernardin) et finira ses jours à Saint-Servan-sur-Mer (35), âgé de 69 ans. Il était aumônier des Sœurs de la congrégation.

Neuf enfants, dont un évêque et deux prêtres…

Louis Désiré, élevé dans une famille extrêmement pieuse et soutenu par le curé de Saint-Pierre-de-Maillé (André-Hubert FOURNET, également fondateur de la congrégation des Filles de la Croix, voir plus loin), est envoyé à Paris, à la congrégation dite de Picpus (de son vrai nom congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie) où il est ordonné prêtre le 23 septembre 1828, à l’âge de 24 ans. Il est ensuite professeur à Laval, puis il occupera la chaire de philosophie au Grand séminaire de Rouen.

En 1834, la congrégation de Picpus fonde la première mission catholique de Polynésie, et Louis Désiré fait partie du groupe de missionnaires envoyés là-bas. Il passera cinq ans (1835-1840) aux îles Gambier avant d’être envoyé aux îles Hawaii (ou îles Sandwich) où il arrive le 12 mai 1840. Le Saint-Siège le nomme premier vicaire apostolique des îles Sandwich, en 1846. L’année suivante, il est consacré évêque titulaire in partibus* d’Arathia.

J’ai trouvé un document sur la présence française aux îles Hawaii qui mentionne Louis Désiré. Voici ce que dit l’auteur :

« […], Monseigneur Rouchouze vint lui-même accompagner un groupe de trois nouveaux prêtres à Honolulu (15 mai 1840), renforcés en novembre par six autres. Dès la fin de 1840, il y avait plus de deux mille catholiques baptisés dans l’île d’Oahu, et la mission commençait à essaimer dans les autres îles. En août 1843, la cathédrale d’Honolulu était achevée et dédiée à Notre-Dame de la Paix et, en 1846, le père Maigret était nommé vicaire apostolique des îles Sandwich et évêque d’Arathia. Il devait rester le chef de la mission catholique des îles Hawaii pendant plus de trente ans. Comme pour les protestants, le succès de la mission reposa d’abord sur la création d’écoles catholiques et sur la publication de textes scolaires et religieux en langue indigène. C’est en fait essentiellement par la présence des missionnaires français que s’exerça à partir de 1840 une influence directe de la France sur la population de l’archipel. »

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Cathédrale Notre-Dame de la Paix à Honolulu. (https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15800415)

La cathédrale est devenue « basilique mineure » en 2014.

En 1847, Louis Désiré se rend à Santiago du Chili pour être sacré évêque dans la cathédrale (j’avais demandé à des amies vivant à Santiago d’aller à la cathédrale pour prendre des photos et me dire si cette consécration était mentionnée quelque part, sur une plaque ou autre, mais un virus est passé par là et le confinement n’est pas terminé là-bas).

En 1869, il revient en Europe pour assister au concile Vatican (1870), et en août et septembre de la même année, il séjourne dans le Poitou, entre autres à Saint-Pierre-de-Maillé où l’on organise une grande fête en son honneur. À l’occasion de cette visite, son ami l’abbé Philippe Morisson, curé de Beaumont (86), rédige un long texte dithyrambique sur Louis Désiré, qui montre bien l’origine de sa vocation. La famille baignait littéralement dans la religion : « Les cantiques adoptés par choix de Monseigneur [à Hawaii] sont ceux chantés dans la grange des Marsillys, puis à l’église de Saint Pierre de Maillé en ses jours de fête. Souvenir sacré de son père, le respectable [Jean] Maigret qui les lui avait appris au foyer domestique comme à ses frères, tel qu’il les chantait de sa voix magnifique et si pieuse aux messes des nuits de persécution impie, célébrées par le Très Révérend Pasteur du Père André Fournet, dans la célèbre grange des Marsillys et après les jours de terreur, en l’église paroissiale de Saint Pierre de Maillé, purifiée après la cessation de l’orage révolutionnaire, des sacrilèges profanations qui l’avaient maculée. » Je laisse à l’abbé Morisson la responsabilité de ses propos, mais ce passage montre bien la force et le poids de la religion dans cette famille pieuse qui protégeait des prêtres réfractaires.

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Autre illustration de cette foi, un extrait de l’ouvrage « Vie du vénérable serviteur de Dieu le bon père André-Hubert Fournet » par le R.P. Rigaud, publié en 1885. Pour tout savoir sur le père Fournet, béatifié en 1926 et canonisé en 1933, je vous renvoie à la page Wikipédia qui lui est consacrée. Dans le passage ci-dessous, il est question de Jean MAIGRET, le père de Louis Désiré : « Jean Maigret, métayer aux Grands-Marsillys, était un fervent et courageux chrétien. […] À l’époque où l’intrépide pasteur parcourait sa paroisse en proscrit, Maigret l’accompagna souvent comme guide, comme catéchiste et sacristain. En l’absence du Père, c’était lui, le plus souvent, qui présidait, dans les granges, l’assemblée nocturne des fidèles, leur faisait la prière, lisait l’ordinaire de la messe et chantait de sa belle voix les cantiques du Père de Montfort. Il s’acquittait de ces fonctions avec une religion profonde, et une piété qui transfigurait son austère visage. Le sentiment populaire à son endroit s’était formulé par un terme plus expressif que convenable : on le surnommait Deus. Son dévouement au Père André, bien connu des révolutionnaires, lui attira souvent des persécutions qu’il supporta toujours avec une admirable patience. Un jour, des forcenés l’arrêtèrent et lui scièrent brutalement les cheveux avec une faucille, après quoi ils l’accompagnèrent jusqu’à sa maison, en l’accablant de coups et d’invectives. Le bon Maigret se souvint de son Maître marchant au Calvaire, et il endura tout avec une douceur angélique. Arrivé chez lui, toujours escorté de ses misérables insulteurs, il commanda à sa femme de leur donner à manger. Ce fut toute sa vengeance. »

Un saint homme, vous dis-je.

Louis Désiré conservera sa charge jusqu’à sa mort, le 11 juin 1882, à Honolulu. Il est enterré dans la crypte de la cathédrale Notre-Dame de la Paix, sous le maître-autel.

Extrait de la Chronique diocésaine du 16 juillet 1882 annonçant sa mort :

« La Congrégation des Sacrés-Cœurs, dite de Picpus, vient de faire une perte douloureuse dans la personne de Mgr Louis Désiré Maigret, évêque d’Arathie, premier vicaire apostolique des îles Sandwich (Océanie), chanoine d’honneur de la cathédrale de Poitiers. Le vénérable prélat est décédé à Honolulu le 11 juin dernier à l’âge de 78 ans.

Vénéré de ses nombreux chrétiens, qui affectionnaient et respectaient en sa personne un bon pasteur et un vrai chrétien, honoré du gouvernement hawaiien qui l’avait en grande estime, et qui, récemment encore, lui conférait la dignité de grand officier de l’ordre de Kalakaüa, Mgr Maigret emporte les regrets de la population toute (sic) entière. »

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Stèle commémorative dans la cathédrale (https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34783670)

Dois-je ajouter que la foi intense qui habitait cette famille ne s’est pas transmise à toutes les branches ? Elle s’est même complètement évaporée chez mes ascendants directs. Autant dire que, pour certains cousins, apprendre qu’ils comptaient dans leur ascendance un évêque, missionnaire dans des lieux exotiques qui plus est, la surprise a été assez énorme !

* Je me suis instruite en écrivant cet article. In partibus, c’est un titre accordé à des prélats qui occupent des fonctions pour lesquelles ils sont consacrés évêques, sans avoir de juridiction territoriale sur des diocèses actuels. Le in partibus correspond en réalité à in partibus infidelium, « en pays des infidèles », car on utilise les noms d’anciens diocèses disparus. Inutile donc de chercher où se trouve le diocèse d’Arathia, c’est pratiquement un nom fictif.

 

 

 

Les Jouteux, entre Touraine et Poitou

J’ai eu la chance de pouvoir remonter cette branche jusqu’au XVIIe siècle ; au-delà, point de registres pour les humbles… Cette lignée a son point de départ dans le Poitou, très près de la Touraine, ce qui explique les allers-retours. Lignée peu banale, dans laquelle je trouve trois décès accidentels, un implexe et un remariage qui m’a coûté quelques cheveux.

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Église de Saint-Rémy-sur-Creuse (© Jean-Pierre FERNANDEZ (www.clochers.org)

Le premier couple dont j’ai connaissance : Antoine JOUTEUX (sosa 6656) et Anne JOUBERT (sosa 6657).

D’eux, je sais seulement qu’Anne est décédée avant 1642 et Antoine le 22 juin 1656 à Saint-Rémy-sur-Creuse dans la Vienne. En réalité, il a été inhumé à Saint-Rémy, mais l’acte dit qu’il s’est « tué à tomber de dessus le pont de La Haye » (La Haye-Descartes, ancien nom de la ville de Descartes). L’acte ne dit pas quel âge il avait. D’ailleurs, l’acte ne précise pas grand-chose et ce pourrait être celui de son fils Antoine. Donc, sous réserve.

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Acte de décès d’Antoine JOUTEUX

Je leur connais 7 enfants, tous nés à Saint-Rémy : Pierre, le 13 novembre 1608, qui est le sosa 3328, j’y reviens plus loin. Ensuite : Marie, née le 8 février 1611, qui épousera un DUMOINE, très vraisemblablement un frère ou un cousin de l’épouse de Pierre ; Antoine, né le 5 octobre 1614 ; Nicolas, né le 6 décembre 1617, il épousera Andrée MATHOIS et je leur connais 4 enfants ; Thomasse, née le 24 février 1621. (On ne rigolait pas avec la féminisation des prénoms !) Elle épousera Claude GIRON ; Anthoinette, née le 26 février 1626 ; Gatian (probablement Gatienne, mais je respecte l’orthographe de monsieur le curé), née le 15 janvier 1633. Elle épousera Jehan THOMAS le Jeune.

Les écarts entre les dates de naissance me laissent penser qu’il a pu y avoir d’autres enfants, mais je ne les ai pas trouvés.

Pierre JOUTEUX (sosa 3328) est né le 13 novembre 1608, il n’aura pas vécu très longtemps puisqu’il est décédé le 31 janvier 1650, à l’âge de 41 ans, à Saint-Rémy. Il a épousé Élisabeth DUMOINE (sosa 3329) le 22 février 1637, toujours à Saint-Rémy. Je n’ai pas trouvé l’acte de baptême d’Élisabeth, ni mention du nom DUMOINE à Saint-Rémy à cette période. Élisabeth est décédée le 14 mars 1644, vraisemblablement assez jeune aussi. Je ne leur connais que 2 enfants : Louis, né le 20 février 1639, à Saint-Rémy, (sosa 1664) et Marie, née le 13 janvier 1642, toujours à Saint-Rémy.

Louis JOUTEUX (sosa 1664) va se marier deux fois. La première, à une date inconnue, avec Renée MÉNARD (sosa 1665), fille de Jacques et de Renée MARCHAND. Le couple aura 5 enfants : Pierre, né le 13 mai 1675, qui épousera Jeanne Françoise BOUZIER le 27 février 1696 à Buxeuil, petite paroisse voisine de Saint-Rémy ; Marie, qui épousera Louis MÉREAU le 6 juin 1692, aussi à Buxeuil ; Alexandre (sosa 832), j’y reviens ; Nicolas, qui ne vivra que 13 mois et Louys, né en 1682, et dont je n’ai pas su trouver trace ensuite.

Renée MÉNARD est décédée en 1697 à Buxeuil, et Louis s’est remarié en mai 1701 avec Thérèse BOUZIER, une veuve mère de 6 enfants, dont il a eu une fille également prénommée Thérèse, en décembre 1701. Louis avait alors 62 ans et Thérèse 46. Je ne sais pas si Thérèse BOUZIER était liée à l’épouse de son beau-fils, mais c’est très possible.

Thérèse était originaire de La Haye-Descartes, en Touraine, et c’est là que va décéder Louis, le 8 septembre 1717, à l’âge de 79 ans. La Haye-Descartes, aujourd’hui Descartes, est à quelques encâblures de Buxeuil au nord et de Saint-Rémy-sur-Creuse au sud.

Buxeuil-Descartes-StRemy

Un mouchoir de poche

Alexandre JOUTEUX (sosa 882) est né le 27 avril 1668 à Saint-Rémy. Il va s’éloigner un peu plus du Poitou pour s’installer à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Saint-Rémy, c’est-à-dire au Grand-Pressigny. Le 11 octobre 1694, il y épouse Louise RAGUIN. De ce mariage naîtront, sous réserve, 7 enfants : Anne, Louis, Louise Jeanne, Louis, Louis Alexandre et Alexandre. Je n’ai pas trouvé tous les actes de baptême, donc je ne m’avance pas. Je n’ai pas trouvé non plus l’acte de décès de Louise. Il y a bien une Louise RAGUIN qui décède quelques jours après la naissance d’Alexandre, le dernier fils, mais le nom de l’époux et l’âge ne correspondent pas.

Toujours est-il que Louise RAGUIN décède et qu’Alexandre JOUTEUX se remarie le 15 janvier 1716, au Grand-Pressigny, avec Renée TURAULT (sosa 833), fille de Claude et… Louise RAGUIN (encore un mystère à éclaircir, les homonymies sont nombreuses). La différence d’âge est importante puisque Renée est née l’année du premier mariage d’Alexandre, en 1694. Il a 47 ans, elle en a 21. Elle va lui donner 7 enfants : Louis, né le 7 août 1717, décédé le 18 ; Anne, née le 13 août 1718 ; Louis, né le 30 août 1719 ; Claude, né le 7 mai 1722, c’est le sosa 416 ; Alexandre, né le 24 juillet 1723 ; Louise, née le 14 août 1728 et Louis Pierre, né le 26 août 1729. Les mois d’été étaient bien chargés en anniversaires, mais je ne suis pas sûre qu’on les fêtait autant que maintenant…

J’imagine Alexandre, qui est dit laboureur et marchand, comme une personne très sociable. J’ai souvent vu son nom parmi les témoins de mariages, et il a été plusieurs fois parrain, pas forcément dans sa famille. D’ailleurs, contrairement à de très nombreux actes de baptême dans lesquels le parrain et la marraine sont du même milieu social, souvent des membres de la famille ou des voisins proches, Alexandre a eu pour parrain « très noble et très digne personne messire Louis François Daviau de Saint-Rémy de Pyaullan » et pour marraine « damoiselle Marie Anne Daviau de Pyaullan, sa sœur » ! Intriguée, j’ai fait quelques recherches. En réalité, il s’agit de la famille d’Aviau de Piolant, qui possédait le château de la Chaise à Saint-Rémy. Voir ici pour plus de détails sur cette famille : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_d%27Aviau

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Baptême d’Alexandre JOUTEUX avec ses illustres parrain et marraine – 1668 – Saint-Rémy-sur-Creuse

Claude JOUTEUX (sosa 416) est né en 1722, il épouse Marie GALAND (sosa 417), fille de Pierre et Marie PROUTEAU, née la même année que lui, le 26 novembre 1748 au Grand-Pressigny. Il était laboureur. Je sais qu’ils ont eu 6 enfants et que Marie est décédée en 1772, à 49 ans. Elle était encore assez jeune, mais son acte de décès ne mentionne aucune cause accidentelle, on peut donc tout imaginer. Quant à Claude, il est décédé un an plus tard, en décembre 1773. Son corps a été trouvé dans l’Aigronne, un affluent de la Claise, rivière dans laquelle elle se jette au Grand-Pressigny.

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Acte de décès de Claude JOUTEUX

Claude et Marie ont donc eu 6 enfants, enfin 6 garçons : Laurent, né en 1751 ; Claude, né en 1755 ; Louis Alexandre, né en 1757 ; Louis, né en 1760 ; Pierre, né en 1762 et enfin Jean, né en 1768, sosa 208. Heureusement qu’ils ont désespérément essayé d’avoir une fille, sinon je ne serais pas là !

Jean JOUTEUX (sosa 208) est dit propriétaire-cultivateur, ce qui est une progression par rapport à son père laboureur. Il est décédé le 7 décembre 1821 à Neuilly-le-Brignon, où il avait épousé Jeanne LÉGER (sosa 209) le 3 mars 1794. Elle était la fille de Louis LÉGER et Jeanne BERTHAULT, du Grand-Pressigny également, où ces deux patronymes sont légion. Le couple a dû s’installer à Neuilly-le-Brignon, à quelques kilomètres, juste après son mariage puisque leurs 5 enfants y sont nés.

Jean est décédé jeune, à 53 ans, son acte de décès dit qu’il a été « trouvé mort au lieu de la Brosse commune de Neuilly hier au soir environ quatre heures du soir ». Jeanne lui a survécu jusqu’en 1850. Elle est décédée à Boussay, vraisemblablement chez son fils Louis qui y était cultivateur. La Table de succession et absences indique, à la rubrique « Biens déclarés – valeur du mobilier, argent, rente et créances » une somme de 107 francs. La monnaie en cours à l’époque était le franc dit « germinal ». J’ai trouvé un site qui indique qu’un franc de 1850 équivalait à 3,27 euros actuels. J’en déduis donc que Jeanne avait des biens d’une valeur de 350 euros. Je ne sais pas si c’était beaucoup ou pas pour l’époque. Je vous laisse chercher…

Les enfants de Jean JOUTEUX et Jeanne LÉGER : Jean, né en 1797, notre sosa 104 ; Louis, né en 1800, cultivateur, celui chez qui Jeanne est certainement décédée à Boussay. Il épousera Anne DOUCET ; Jeanne, née en 1802 ; Françoise, née en 1809, qui épousera Jean LAMIRAULT et Jean-Baptiste, né en 1813, qui épousera Jeanne DEMAY et aura 8 enfants.

En réalité, Jean JOUTEUX est sosa 104 et sosa 108 et c’est là que les affaires commencent à se corser. Il est né le 18 mai 1797 (ou 29 Floréal An 5) à Neuilly-le-Brignon. Il s’y marie le 24 avril 1817 avec Anne BIARD (sosa 105 et 109). Anne est née le 28 février 1791 à Balesmes (qui sera réuni à La Haye-Descartes pour devenir Descartes). Elle avait 6 ans de plus que son mari. Elle est la fille de Pierre et Louise FORGET.

L’officier d’état civil de Neuilly-le-Brignon devait avoir de sacrés problèmes d’ouïe, de vue ou d’autre chose : il a écrit « Barice » dans l’acte de mariage, puis a rectifié en marge en « Bairce ». Il a aussi transformé Balesmes en « Blame »… Il est donc normal qu’à un moment, il fasse de Jouteux un joli « Joustreaux »… Ce qui explique que des généalogistes qui ne connaissent pas la région la fassent naître à Ballan-Miré, à côté de Tours, alors qu’elle n’y a probablement jamais mis les pieds…

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Mariage de Jean JOUTEUX et Anne BIARD – 1817

Le couple aura, à ma connaissance, 5 enfants, tous nés à Neuilly-le-Brignon : Marie Anne Louise Élisabeth, née en 1818 et qui ne vivra que 5 ans ; Rose, née en 1821, qui épousera Claude JOURDANNE ; Jean Jouanne, né en 1823, sosa 52 ; Jean Baptiste Médéric, né en 1829, sosa 54, et François Eugène, né en 1832. Anne BIARD est décédée le 12 avril 1845, deux jours après son dernier fils qui avait alors 13 ans. Était-ce une maladie ? Un accident ?

Aïe, des sosa doubles… Eh oui, ça s’appelle un implexe en généalogie, et Wikipédia vous l’expliquera très bien. Il existe plusieurs cas de figure. Ici, il s’agit de cousins germains.

Jean Jouanne JOUTEUX (sosa 52) était régisseur à son mariage avec Marie Virginie Joséphine GAULTIER (sosa 53) en 1846 à Ferrière-Larçon. Je leur connais deux enfants : Louis Frédéric (sosa 26) et Mathilde, tous deux nés à Ligueil.

Quelques années après, en 1852, Jean Baptiste Médéric JOUTEUX (sosa 54) épouse Catherine ARNAULT (sosa 55), fille de Mandé et Catherine BERTHAULT, à Cussay. Je ne leur connais également que deux enfants : René Louis et Rose Catherine (sosa 27), tous deux nés à Yzeures-sur-Creuse.

Louis Frédéric JOUTEUX (sosa 26) et Rose Catherine JOUTEUX (sosa 27) étaient donc cousins germains. Tous les parents étaient présents et consentants, les tourtereaux étant « mineurs quant au mariage ». En effet, Louis Frédéric avait 23 ans et Rose 17. Ils auront deux enfants également, tous les deux nés à Sérigny (86) : Marie Louise Noémie (sosa 13), ma redoutable arrière-grand-mère, et Louis Abraham Marie Didier qui grimpera nettement sur l’échelle sociale. Il sera fonctionnaire, épousera une fille de bourgeois à Roubaix (rien que le prénom : Matilde Mélanie Marie Ernestine Orasie…) et aura 4 enfants. Trois filles dont certaines feront l’objet d’articles de journaux pour leurs prouesses en équitation ou au tennis, et un garçon qui sera… moine trappiste ! (je le cherche) Les étourderies légendaires du « tonton Abraham », souvent aux dépens de son épouse, nous ont fait rire plus d’un dimanche ! C’est d’ailleurs Abraham qui, au décès de son père Louis Frédéric en 1931 à Faye-la-Vineuse, a fait paraître un avis de décès dans L’Ouest Éclair de Rennes !

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Avis de décès – Ouest Éclair – 1931

Louis Frédéric, après une vie de cultivateur à Sérigny, est décédé le 10 mai 1931 à Faye-la-Vineuse, il avait 81 ans. Quant à Rose Catherine, elle est décédée jeune (63 ans) le 14 août 1919, aussi à Faye-la-Vineuse. Leur fille, Marie Louise Noémie doublement JOUTEUX, était née à Sérigny le 29 septembre 1874. Elle a épousé Jules AURIAU (sosa 12), qui était boulanger à Faye-la-Vineuse. J’ai toujours entendu parler de la « grand-mère Noémie » comme d’une « maîtresse femme », « pas commode », qui impressionnait ses petits-enfants. Elle est décédée en 1950.

Cette branche JOUTEUX s’arrête ici. Les enfants de Noémie sont des AURIAU et ceux d’Abraham des filles et un moine ! Mais il reste bien des JOUTEUX en Touraine, dans le Poitou et ailleurs.

Le supplément « complication »

Virginie GAULTIER (sosa 53) était la fille de Sébastien GAULTIER (sosa 106) et de Marguerite ARNAULT (sosa 107). Le couple a eu 3 filles, Virginie est la dernière, elle avait un an à la mort de son père en 1828. En 1846, donc, au mariage de Jean Jouanne et de Virginie, leurs parents veufs se rencontrent. Et en 1848, Jean JOUTEUX (sosa 104) épouse Marguerite ARNAULT (sosa 107). Honnêtement, il m’a fallu un peu de temps et pas mal de gribouillages sur papier pour arriver à me représenter la situation. Marguerite est décédée à Abilly en 1856 et Jean à La Haye-Descartes le 12 avril 1890, à l’âge de 92 ans.

Le supplément « origine du nom »

Une des premières questions que je me suis posée à propos de cette famille, c’est celle de l’origine du nom Jouteux. Généanet ne m’aide pas beaucoup : « Relativement rare, ce nom semble originaire de l’Indre-et-Loire ou du Maine-et-Loire. C’est sans doute une variante de Jouteur. » Le CNTRL m’aide un peu plus et la rubrique étymologique confirme qu’un jouteur est le combattant d’une joute. Filae me donne une autre piste, plus agricole : « Jouteux » est un nom de famille assez rare, dérivé de joute, variante de jote chou, bette, surnom du producteur. Littré l’écrit « jotte », qui désigne « un des noms vulgaires de la bette dans plusieurs provinces ». Ah, ça me semble un peu plus vraisemblable !

Merci d’avoir lu jusqu’au bout, c’était un long article. Et je ne vous dis pas combien de temps j’ai mis pour l’écrire…

 

Article #defi2706

Cet article est ma petite contribution au #defi2706 lancé par Geneatech pour le Salon virtuel de généalogie qui se déroule ce samedi 27 juin. Écrire 100 mots avec ce 27 juin comme fil conducteur.

Claude BESNARD, laboureur, fils de René et Anne MINGAULT, épouse Louise ARNAULT (ou RENAULT), fille de Louis et Marie LABBÉ, le 27 juin 1777, en l’église Saint-Laurent de Boussay, village du sud de la Touraine. Ce sont mes sosa 186 et 187. Ils ont 27 et 26 ans.

Claude est journalier.

Je ne leur connais pour l’instant que 3 enfants : Louis, Jean et Madelaine (sosa 93).

Louise est décédée en 1808, à 58 ans, au Grand-Pressigny. Je n’ai pas trouvé le décès de Claude. Il était présent au mariage de Madelaine en 1813.

#Touraine #genealogie #Geneatech #SVG2020

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Église Saint-Laurent de Boussay (CC BY-SA 3.0)

À la recherche de Louise DRAULT

Je suis en train de compléter les générations, et même dans les moins éloignées, il me reste quelques lacunes que j’essaie de combler. Du côté paternel, la génération de mes arrière-grands-parents est quasiment complète, les actes manquants sont localisés, il ne me reste qu’à me déplacer en mairie.

En revanche, la génération précédente comportait une épine que je n’arrivais pas à résoudre : où était donc décédée Louise DRAULT (sosa 17) ? J’avais cherché un peu partout dans les villages possibles, sans rien trouver et surtout, c’est mal, sans rien noter… J’ai donc tout repris et me suis servie des actes en ma possession et des recensements.

Louise DRAULT est née le 18 mai 1838 à Coussay-les-Bois dans la Vienne (86), de Théophile DRAULT (1802-1875), cultivateur, et de Marie Anne PRIMAULT (1811-1875). Ces deux-là sont décédés à 10 jours d’intervalle après avoir vécu toute leur vie à Coussay-les-Bois.

Théophile a d’abord épousé Anne DURAND, le 18 octobre 1825, mais le mariage n’a même pas duré deux ans puisque Anne est décédée en mai 1827. Entre ces deux dates, je n’ai pas trouvé de mention d’une naissance. Il se remarie le 25 mai 1830 avec Marie Anne PRIMAULT qui va lui donner pas moins de 13 enfants entre juillet 1831 et août 1855…

Louise a donc douze frères et sœurs. Tous ne vivront pas et en 1865, au mariage de Louise, il n’en reste que six…

Louise épouse Louis DEGENNE (sosa 16) le 24 octobre 1865, à Coussay-les-Bois. Elle a 27 ans, il en a 25. Il est de Saint-Pierre-de-Maillé, à une petite vingtaine de kilomètres.

Louis est journalier. D’après les listes de conscrits pour la classe 1860, il mesure 1,59 m, a un degré d’instruction équivalent à 0 et a été exempté de service militaire parce qu’il est « fils unique de veuve ». Son père, également Louis DEGENNE, est décédé en 1842, Louis avait 2 ans et sa sœur aînée Céleste avait 4 ans. Leur mère, Anne MOREAU, est donc seule pour les élever. Je n’ai pas trouvé trace d’un remariage.

Il me reste à pister le couple Louis DEGENNE/Louise DRAULT. Il n’y a pas eu de recensement en 1866 à Saint-Pierre-de-Maillé, donc j’attaque celui de 1872. J’y trouve bien Louis, Louise et leurs deux aînés. Deux erreurs : 1/Degenne s’écrit Degenne et pas Dejenne (ce sera rectifié officiellement sur l’acte de mariage de leur fils aîné Louis) et 2/ Louise Drault n’est pas née à La Roche-Posay mais à Coussay-les-Bois. Passons. Les enfants sont effectivement Louis Eugène Adrien, né en 1867 et Cidonie (sic) Célestine née en 1870. Ils sont domiciliés au lieu-dit La Cossonnière.

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Recensement de 1872 – Saint-Pierre-de-Maillé (86)

Le recensement suivant est de 1876. J’y trouve les mêmes, toujours à La Cossonnière. Louise est appelée Philomène, prénom que l’on retrouve dans certains actes.

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Recensement de 1876 – Saint-Pierre-de-Maillé (86)

Dans le recensement de 1881, Louis et Louise « Philomène » sont bien notés, de même qu’Henri et Célestine. Il est probable que Louis Eugène, qui avait alors 14 ans, ait été envoyé travailler ailleurs. Mais Gédéon !!??? Les prénoms indiqués sur l’acte de naissance de ce garçon, c’est Fortunat Eusèbe ! Décidément, les prénoms de cette famille me laissent perplexe.

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Recensement de 1881 – Saint-Pierre-de-Maillé (86)

Louis, le père, va mourir en décembre 1882, il avait 42 ans. Je passe au recensement suivant, donc 1886. À « 12ème section Rinsac et Goulfandière », je trouve Henri, 13 ans, domestique chez Ernest Vachon, cultivateur. À la page suivante, dans le même hameau, il y a « Philomène » Drault qui est dite ménagère et qui vit avec « Gédéon », 6 ans. Louis et Célestine, plus âgés, sont certainement placés ailleurs, mais pas à Saint-Pierre-de-Maillé.

Je prends le recensement de 1891 pour voir si Louise-Philomène vit toujours là. Oui ! Elle s’appelle de nouveau Louise, et vit toujours avec « Gédéon » (je ne m’y fais pas). Louis Eugène et Pierre-Henri sont venus la rejoindre. Célestine n’est pas mentionnée. Comme elle est dite cuisinière à son mariage en 1900, il est possible qu’elle soit partie apprendre ou exercer son métier ailleurs, peut-être même à Châtellerault.

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Recensement de 1891 – Saint-Pierre-de-Maillé (86)

En 1896, il ne reste à La Cossonnière que Louis Eugène et son épouse Célestine Armande Augustine PLAUD. Il se sont mariés l’année précédente. Louise DRAULT est donc partie avec « Gédéon » et Pierre-Henri. Mais où ? Par acquit de conscience, j’ai épluché tout le registre en me disant que ses fils étaient peut-être placés dans une ferme et qu’elle vivait avec eux, mais je n’ai rien trouvé. Donc Louise ne vit plus à Saint-Pierre-de-Maillé en 1896. Et pourtant, en 1898, au mariage de son fils Pierre-Henri, elle est dite domiciliée à La Cossonnière « en cette commune ». Étrange…

Le 23 juin 1900, elle assiste au mariage de Célestine, sa fille, avec Julien RIBREAU (de Chenevelles) à Châtellerault. Elle est dite domiciliée à Saint-Pierre-de-Maillé, sans précision de lieu-dit.

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Extrait de l’acte de mariage de Cidonie Célestine – 1900 – Châtellerault (86)

Je décide de consulter les recensements de Saint-Pierre-de-Maillé en 1901 et vois qu’elle réside effectivement à La Cossonnière avec Louis Eugène, son fils aîné, et Célestine PLAUD son épouse.

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Recensement de 1901 – Saint-Pierre-de-Maillé (86)

Sur le recensement de 1906, je la retrouve, toujours à Saint-Pierre-de-Maillé, mais à La Jaltière, toujours avec Louis Eugène et Célestine, mais la famille s’est agrandie et deux petits-enfants sont présents : Henri et Louis, nés respectivement en 1902 et 1904.

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Recensement de 1906 – Saint-Pierre-de-Maillé (86)

Louise ne figure plus sur le recensement suivant, j’ai donc cherché si elle était mentionnée sur les actes de mariage de ses enfants et c’est celui du second mariage de Pierre Henri, en 1908 à Pleumartin, qui m’a appris que Louise était vivante et domiciliée à La Baudonnière à Vicq-sur-Gartempe. Je ne l’y trouve pas dans le recensement de 1906, donc je passe à celui de 1911 et j’ai de la chance ! Je trouve Louise (dite Degenne, mais c’est bien elle) vivant avec son fils Louis, sa bru Célestine et quatre petits-enfants, dont mon grand-père. Le Gabriel est en réalité une Gabrielle, mais on sait que les agents recenseurs faisaient souvent des erreurs.

Recensement1911-Vicq-Gartempe

Recensement de 1911 – Vicq-sur-Gartempe (86)

La famille devait être encore à Vicq-sur-Gartempe en 1913, puisque le petit Henri y est décédé.

Bon, Louise a déjà 76 ans, mais je tente le recensement suivant, de 1921, celui de 1916 ayant été annulé pour cause de guerre. Il n’est pas dit que je trouve quoi que ce soit, parce que le dernier enfant de Louis et Célestine est né à La Roche-Posay, mais « on ne sait jamais ». Pas de chance, c’est une autre famille DEGENNE qui s’est installée à La Baudonnière, a priori sans lien avec les miens.

Je prends le recensement de 1921 de La Roche-Posay et je trouve bien la famille, à Montfou, toujours avec quelques erreurs (Louis Eugène n’est pas né à Coussay et Gabriel est toujours une fille…) mais plus de Louise.

Recensement1921-LaRochePosay-Montfou

Recensement de 1921 – La Roche-Posay (86)

J’en déduis qu’elle est décédée entre 1911 et 1921, soit à Vicq-sur-Gartempe, soit à La Roche-Posay, deux communes où je n’avais pas pensé à chercher avant…

Elle ne figure pas sur la table décennale 1903-1912 de Vicq. La suivante, 1913-1922 n’est pas consultable en ligne. Je passe à La Roche-Posay et c’est exactement la même chose : elle n’est pas dans la TD 1903-1012 et celle de 1913-1922 n’est pas consultable.

Il ne me reste plus qu’à me rendre sur place dans ces deux mairies pour avoir enfin une date et un lieu qui me permettront de boucler cette 5e génération.

Quelle bonne idée, ces recensements, malgré quelques fantaisies ! Et quelle chance j’ai eue que Louise se soit finalement peu éloignée.

Mise à jour du 14 décembre 2020

J’avais tout faux ! Sur les conseils d’une aimable généalogiste, j’ai consulté les Tables de succession et absences (TSA), qui « sont des documents provenant des archives de l’Enregistrement. Elles permettent de retrouver les dates des déclarations de succession concernant chaque défunt et contiennent un certain nombre d’informations concernant ces successions. »

Bien m’en a pris. Il a d’abord fallu trouver le bon bureau de l’Enregistrement. J’ai tenté Pleumartin, qui incluait La Roche-Posay et Vicq-sur-Gartempe pour cette période, mais je n’ai rien trouvé. J’ai donc élargi mes recherches et vu que Saint-Pierre-de-Maillé dépendait du bureau de l’Enregistrement de Saint-Savin. Et là, miracle : Louise DRAULT est décédée le 2 janvier 1914 à Angles-sur-l’Anglin ! Elle avait 75 ans. Enfin, après des années de recherche, je l’ai trouvée ! J’ai pu constater, sans surprise, qu’elle n’avait pas de biens. Ensuite, je suis allée chercher son acte de décès. C’est son fils Pierre Henri qui a déclaré le décès, en compagnie du garde champêtre. Pierre Henri était métayer à Angles.

En faisant une autre recherche sur Filae, j’ai eu la surprise de découvrir l’existence d’une autre enfant du couple Louis DEGENNE-Louise DRAULT. En effet, une petite Marie Céleste est née à Coussay-les-Bois le 12 février 1866, soit un peu moins de 4 mois après leur mariage ! Hélas, elle n’a vécu que 5 semaines. Ils ont donc eu 7 enfants.

Je peux enfin clore cette recherche, et c’est bien agréable !

Enfin, des visages ! (famille Boisgard)

Les photos de nos ancêtres, dans les milieux modestes, pour ne pas dire très pauvres, sont une denrée rare. Une photo de groupe à l’occasion d’un mariage, et encore pas toujours, et quelques photos des « anciens » prises dans les années 1950, quand les appareils photo sont devenus plus courants.

Alors, quand ma cousine Nadine décide de trier ce qu’elle possède et qu’elle m’envoie cette photo de mariage, je saute de joie. Par recoupement, car nous ne connaissions que la date du mariage et le nom des époux, qui ne sont pas des ancêtres directs, nous avons réussi à mettre des noms sur quelques visages et compris que nous avions sous les yeux les visages de nos arrière-arrière-grands-parents Boisgard !

Le mariage en question a eu lieu le 17 octobre 1908 à Pleumartin, dans la Vienne. Le jeune époux s’appelle René Émile Gabriel BOISGARD. Il est né le 19 mai 1874 à Barrou, en Indre-et-Loire. Il a donc 34 ans, il est cultivateur et domicilié au Ribatou, commune de Leigné-les-Bois, où vivent également ses parents. Il est le fils aîné d’Émile Louis BOISGARD (sosa 22) et de Joséphine GAUDRON (sosa 23).

La jeune épouse s’appelle Marie Marguerite BERTHON, elle a 19 ans, est « sans profession », et la fille de Jean Appolinaire BERTHON et de Marie Alexandrine PERCEVAULT, tous deux cultivateurs, domiciliés paroisse Saint-Sennery à Pleumartin.

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17 octobre 1908, mariage de René BOISGARD et Marguerite BERTHON – Pleumartin (86) (archives familiales)

Trois ans après leur mariage, le recensement de 1911 à Leigné-les-Bois indique que René et Marguerite partagent leur domicile avec Émile et Joséphine, au Ribatou. Dix ans après, en 1921, il n’y a plus de Boisgard au Ribatou.

Les tables décennales pas plus que les registres d’état civil ne sont en ligne pour cette période, il faut se déplacer en mairie, je n’ai donc pas pu le vérifier, mais je pense qu’Émile est décédé entre les deux recensements. En effet, en 1921, Joséphine vit au village de Vaux, sur la commune de Leigné-les-Bois, où résident également son gendre, Auguste GUÉRIN (sosa 10), veuf de Marie Claire BOISGARD (sosa 11) depuis 1912, avec 4 enfants en bas âge. Joséphine a donc quitté le Ribatou, mais elle n’est pas venue seule, puisque René et Marguerite sont également domiciliés au village de Vaux, avec une petite Jeanne qui serait née en 1909, ce qui m’étonne beaucoup car elle ne figure pas dans le recensement de 1911. Je n’ai pas trouvé de naissance d’un autre enfant du couple à Leigné-les-Bois ni à Pleumartin, donc je pense que l’agent recenseur a fait une erreur. En revanche, le 4 avril 1912 est née Gabrielle Jeanne Marguerite BOISGARD, que nous connaîtrons plus tard sous le nom de « cousine Jeanne » et qui était la secrétaire de mairie de Leigné-les-Bois.

Sur le recensement de 1926, Auguste GUÉRIN vit seul avec sa dernière fille, Solange, au village de Vaux. Les fils ont quitté la maison et Renée Claire (sosa 5) s’est mariée l’année précédente avec Étienne DEGENNE (sosa 4). Joséphine vit toujours avec René, Marguerite et la petite Jeanne.

Je continue à pister Joséphine, mais elle n’apparaît pas dans le recensement de 1931. J’ai donc maintenant une fourchette pour chercher son décès, entre 1926 et 1931, et très vraisemblablement à Leigné-les-Bois. Il ne reste plus qu’à attendre la fin du confinement…

En 1936, René BOISGARD et son épouse Marguerite vivent au village de Vaux, ainsi que le père de Marguerite, que je suppose veuf. Quant à Auguste GUÉRIN, il y vit également avec son fils Roger, sa bru Marie ROUET et leur fille Claudette, née en 1932.

Boisgard-Berthon

Pour revenir aux BOISGARD, voici la fratrie d’Émile Louis. Tous sont nés au Grand-Pressigny :

1/ Jeanne Françoise, le 25 octobre 1830 (soit un peu plus d’un mois après le mariage de ses parents…)

2/ Marie, le 10 avril 1833

3/ Marguerite, le 3 février 1836

4/ Marie Pierre, le 15 août 1838

5/ et enfin, après 4 filles, Louis René, le 29 mars 1841

6/ Victor, le 23 avril 1843

7/ Émile Louis, notre sosa 22, le 20 février 1847

8/ et enfin Georges Nicolas, le 24 avril 1848

Les parents sont Pierre BOISGARD (sosa 44) et Jeanne SIGNOLET (sosa 45). Pierre est journalier et Jeanne est « gagiste », c’est-à-dire, selon la définition qu’en donne le site vieuxmetiers.org, « Dans l’ouest de la France (Touraine, Anjou, Bretagne), personne qui se louait pour un an ou plus à un employeur ». Pas franchement un métier stable, mais avec 8 enfants, les gages de Jeanne devaient compter.

Quant à Joséphine GAUDRON, notre sosa 23, je lui connais 5 frères dont seulement deux arriveront à l’âge adulte et fonderont une famille.

L’aîné, Louis, né le 15 juin 1840 à Barrou, est décédé à l’âge de 11 ans.

Jean-Baptiste, né le 1er avril 1842 au Grand-Pressigny, a épousé une demoiselle Nonet en 1872.

Le troisième enfant, Joseph, né le 15 avril 1846 à Barrou, est mort à 20 ans.

Vient ensuite Joséphine, puis Pierre Adolphe, né le 10 mai 1850 à Barrou et décédé en 1940, soit une belle longévité.

Le dernier enfant, un petit Modeste, ne vivra même pas deux ans.

Les parents de Joséphine et de ses frères sont Louis André GAUDRON (sosa 46) et Catherine (ou Marguerite) ANGEVIN (sosa 47). Catherine est gagiste, comme Joséphine, et Louis André est « garde particulier ». Après quelques recherches, je suis arrivée à la conclusion que parallèlement aux gardes champêtres qui surveillent le domaine public, les gardes particuliers s’occupent de la surveillance de biens privés. Je n’ai pas encore trouvé à qui Louis André fournissait ses services.

Après toutes ces digressions, et en guise de conclusion, voici donc trois générations de BOISGARD sur cette photo de mariage.

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Arrière-grands-parents Guérin-Boisgard et arrière-arrière-grands parents Boisgard-Gaudron (archives familiales)

De gauche à droite :

Auguste GUÉRIN (sosa 10) et Marie Claire BOISGARD (sosa 11) avec leurs deux fils aînés : Roger né en 1905 et Abel né en 1907.

Émile Louis BOISGARD (sosa 22) et Joséphine GAUDRON (sosa 23), parents du marié et de Marie Claire.

Les jeunes mariés : René BOISGARD et Marguerite BERTHON.

C’est très émouvant de les voir ! Peut-être y a-t-il sur cette photo d’autres membres de la famille BOISGARD ou de la famille GAUDRON, des oncles et tantes de René, mais je ne vois aucun moyen de les identifier, à moins de trouver une machine à remonter le temps…