Louise Bourgouin, je t’ai retrouvée !

Dans l’article que j’avais rédigé sur la lignée AURIAU (ici), j’expliquais que Louise BOURGOUIN (Sosa 97) risquait d’être difficile à trouver. En effet, je ne disposais que de son acte de décès qui la disait âgée de 86 ans et née « en Normandie », sans autre précision. Je prévoyais de lancer mes filets dans les archives des départements concernés, un peu au hasard, mais je savais que même si je trouvais une Louise Bourgouin, je ne pourrais pas forcément la relier à Joseph AURIAU. Je remettais à plus tard, déjà découragée par la recherche de cette aiguille dans une botte de foin…

Et puis, en cherchant autre chose, j’ai entré les noms de ce couple sur le site de GE86, « entraide généalogique dans la Vienne », qui me tire régulièrement d’affaire. Et là, bingo ! La date et le lieu du mariage ! Je me précipite sur le site des Archives départementales de la Vienne, je sélectionne Verrue (oui, c’est un village de la Vienne), je fais défiler les pages du registre concerné à toute vitesse et le voilà, l’acte de mariage ! (Il faudra un jour écrire sur les poussées d’adrénaline du généalogiste, c’est vraiment quelque chose.)

Ce sont bien eux qui se marient ce 3 février 1778 ! Joseph Auriau, charron, fils de Joseph et de Marie Orillard, de la paroisse de St Vincent de l’Oratoire, tous deux décédés. Oui, c’est bien le bon Joseph Auriau. Et Louise ? Oh, elle est là, mineure, mais son âge n’est pas précisé, pas plus que sa date de naissance. Joseph a 23 ans, il est mineur également. Le domicile de Joseph n’est pas indiqué, c’est dommage, mais Verrue se trouve juste à côté de Monts-sur-Guesnes et de Chouppes. Cet acte de mariage présente une nouveauté (pour moi), il y est fait mention du « curateur aux causes de l’époux », époux qui est mineur et orphelin. J’ai donc appris, dans un ouvrage nommé Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, ceci : « En pays coutumier, la tutelle dure jusqu’à la majorité, mais si les mineurs sont émancipés plus tôt, on leur donne aussi un curateur pour les assister en jugements, c’est-à-dire dans les causes qu’ils peuvent avoir. C’est pourquoi on l’appelle curateur à l’émancipation ou curateur aux causes. »

Louise est la fille d’un sergent, employé dans les fermes du roi, du nom de Gervais BOURGOUIN, et de Françoise PINCELOUP. Le couple a également un fils, nommé Gervais, comme tous ses aïeux directs.

Avec ces informations, je vais sur le site Généanet, une vraie mine d’or, et il se trouve qu’une personne a déjà établi la généalogie de ces Gervais Bourgouin, ce qui est une nouvelle aubaine. Grâce à son travail, j’ai pu débloquer toute la lignée et c’est formidable.

Gervais BOURGOUIN, le père de Louise, mon Sosa 194, est né à Saint-Calais, dans la Sarthe, en 1725. Né dans la Sarthe et mort à Jaulnais, dans la Vienne, le 2 mai 1785. Ce « Jaulnais » n’existe pas. Il s’agit en fait de Jaunay-Clan (86130). Son acte de décès le dit « garde sédentaire du dépôt à sel ».

La mère de Louise, Françoise PINCELOUP (Sosa 195), est également décédée à Jaunay-Clan, deux ans après son mari. Et là, j’ai l’impression que c’est le même phénomène qu’avec Louise : impossible de trouver une mention de « Pinceloup » dans la Vienne… J’en déduis qu’elle était originaire d’un autre département, peut-être même de Normandie, puisque Pinceloup semble être un nom assez courant dans la région. À suivre…

Poursuivons avec les Bourgouin, tous dénommés Gervais. Le grand-père de Louise, donc Gervais BOURGOUIN (Sosa 388), est né en 1697 à Courdemanche, dans la Sarthe, et décédé en 1758 à Saint-Calais. Le 16 juin 1722, il a épousé Marguerite COURTIN (Sosa 389) dans le Loir-et-Cher, à Villiers-sur-Loir. Les parents, grands-parents et autres aïeux de Marguerite sont tous originaires de Villiers-sur-Loir. J’explorerai cette branche dans un autre article.

L’arrière-grand-père de Louise, également appelé Gervais BOURGOUIN (Sosa 776), est né en 1669 à Courdemanche. Il était « notaire et fermier général » et avait épousé Anne HERSENT (Sosa 777) en 1692, à Courdemanche. La lignée Hersent semble originaire de ce village. J’y reviendrai aussi.

Son père, Gervais BOURGOUIN (Sosa 1552) a épousé Marie GRANGER (Sosa 1553) à Courdemanche, le 18 février 1664. Il y est décédé en 1694. Je ne m’attarde pas sur Marie GRANGER, décédée le 25 novembre 1673, mais sur ses parents. Son père était François GRANGER (Sosa 3106), dit « l’aîné ». Il était notaire royal et, pure coïncidence, il a épousé une Jeanne… AURIAU ! C’est mon Sosa 3107. La lignée des Granger semble être originaire d’Évaillé, dans la Sarthe.

Revenons aux Bourgouin, avec Gervais BOURGOUIN (Sosa 3104) qui a épousé Perrine PINSON (Sosa 3105) à Tresson, dans la Sarthe en 1635. Il y est décédé en 1673, après Perrine qui est morte en 1642. Elle était née dans ce même village le 15 avril 1595 et cette date très reculée constitue mon « record », le premier acte qui m’emmène au-delà du XVIe siècle.

Faute de registres, les recherches s’arrêtent là, mais quelle chance de pouvoir remonter si loin et d’avoir de nouvelles branches à étudier ! C’est fascinant !

 

Généanet

Ça y est ! J’ai publié la généalogie Degenne-Auriau sur Généanet. Elle est accessible via ce lien : http://gw.geneanet.org/fdegenne

J’ai déjà rectifié une petite erreur. Si vous en trouvez d’autres, il faut me les signaler. Erreurs ou bizarreries…

Je n’ai pas vérifié s’il fallait se créer un compte pour y accéder ou pas. Si c’est le cas, c’est très rapide. Et ça en vaut la peine, puisque je viens de découvrir, du côté Degenne, une lignée aux petits oignons, avec notaire royal, maître chirurgien et un titre de marquis ! Je vérifie tout avant de rédiger un article.

Je vous dis à très bientôt, avec aussi des nouvelles des Auriau !

CartePoitou

 

Quelques nouvelles…

Après plusieurs mois assez intenses sur le plan professionnel, et ce n’est pas fini, je fais une petite pause pour alimenter ce blog.

Je ne suis pas restée sans rien faire, loin de là, mais j’ai privilégié la réalisation d’une généalogie la plus complète possible pour pouvoir disposer d’une « ossature » que je prendrai ensuite le temps d’enrichir. Je n’ai pas envie que cet arbre ne raconte que des noms, des dates et des lieux, ce serait trop triste…

Arbre-Enluminure

J’ai prévu de publier ma généalogie courant juin sur Généanet, je donnerai le lien ici. J’ai beaucoup pioché dans les généalogies existantes avec des ancêtres communs, c’est extrêmement précieux. Je souhaite maintenant que d’autres puissent se servir de ce que j’ai fait bien que ce soit encore largement incomplet.

Au fil de ces recherches, j’ai fait quelques découvertes dont je parlerai bientôt. J’ai aussi ajouté plusieurs communes de la Vienne et constaté qu’à part de rares incursions dans l’Indre proche, mes ancêtres restent désespérément tourangeaux et poitevins. Je dois essayer de trouver la seule et unique branche normande de la famille Auriau, mais je n’ai qu’un nom et une estimation de date, ça ne va pas être facile !

Arbre-Crayonne

J’ai aussi quelques « implexes » (ancêtres communs à plusieurs personnes) dus à des mariages entre cousins que je ne sais pas encore gérer.

Donc, encore pas mal d’années de travail en perspective ! Je crois qu’on n’a jamais vraiment fini.

État des lieux aujourd’hui : 802 personnes sur 13 générations.

Je vous dis à bientôt !

 

Henriette et le conseil de famille

Dans la lignée Artault, du village d’Orches (86), dont j’ai déjà un peu parlé à propos de « Françoise, fille naturelle », j’ai poursuivi mes recherches et je suis tombée sur le mariage de ses beaux-parents, c’est-à-dire Charles Pierre ARTAULT (Sosa 116) et Henriette Fleurance ENNEBAULT (Sosa 117). L’orthographe de ce dernier patronyme varie beaucoup selon les époques et les registres, j’ai trouvé ANNEBAULT, ENDEBAULT et quelques autres.

Ce mariage, sans avoir rien d’extraordinaire, a été assez inhabituel, c’est en tout cas le premier que je trouve qui occupe plusieurs pages de registre !

Les deux tourtereaux étaient mineurs, Charles avait 19 ans et Henriette en avait 20, mais surtout, Henriette n’avait plus ni parents ni grands-parents et il a fallu réunir un conseil de famille pour que son tuteur donne son consentement.

Charles a donc 19 ans, il est « garçon sabotier » et le « fils mineur et légitime » de Charles ARTAULT (Sosa 232), lui-même sabotier, et de Marie Jeanne JUMEAUX (Sosa 233), tous deux domiciliés à Orches, dans le bourg.

Henriette, elle, est la fille mineure de Pierre ANDEBAULT (Sosa 234), décédé le 23 août 1807, à Orches, à l’âge de 52 ans, et de Louise GODET (Sosa 235), décédée le 20 septembre 1804, également à Orches. Louise est décédée avant Pierre, qui s’est ensuite remarié, en 1805, avec Vincente Thibault, âgée de 32 ans.

Le mariage de Charles et d’Henriette a été célébré le 4 mai 1815, à Orches, et je note qu’un des témoins est Charles Artault, « oncle à la mode de Bretagne » de l’époux. Si, comme pour moi, ce degré de parenté n’est pas très clair, voici ce qu’en dit Wikipédia : « Un oncle à la mode de Bretagne est le cousin germain du père ou de la mère. »

Du fait de la situation particulière d’Henriette, quelques jours avant le mariage prévu, Joseph Thomas, juge de paix du canton de Lencloître, assisté de son « greffier ordinaire » André Gadreau, a convoqué une « assemblée de famille » pour décider de son sort.

Parmi les personnes convoquées : Charles Artault, sabotier, âgé de 19 ans. C’est le futur époux, mais il y a vraisemblablement un lien de parenté que je dois trouver, sinon, je ne vois pas vraiment la raison de sa présence à ce conseil de famille, sinon pour prouver qu’il « convient » !

0116-0117-MentionMarginale-MariageCharlesARTAULT-HenrietteENNEBAULT-1815-Orches

En plus de Vincent Ennebault, cultivateur, qui est le grand-oncle d’Henriette et son tuteur, je trouve aussi Pierre Ennebault, « frère germain de la mineure », cultivateur demeurant à Saint-Christophe, puis François Barré, cultivateur demeurant à Sérigny, « oncle paternel de la dite mineure du (illisible) de Marie Ennebault sa femme », Charles Menanteau, « oncle breton de la mineure », Jean Godet, « aussi oncle maternel de la dite mineure », Pierre Godet, cousin germain de la mineure, Vincent Tibault, « oncle breton de la mineure à cause de sa femme Henriette Simonneau ». Il me reste donc pas mal de fils généalogiques à dénouer pour avoir une image claire de cette famille.

Ensuite, il est déclaré que « les dénommés […] ont été unanimement d’avis de consentir au mariage entre la dite mineure Henriette Ennebault et le dit Charles Artault ; qu’ils connaissent chacun, en particulier le dit Charles Artault pour un garçon d’une bonne conduite et de mœurs réguliers, que par conséquent l’union projetée ne peut être mieux assortie entre les deux futurs […] ». Pour finir, chacun des dénommés consent au mariage et autorise le tuteur à y consentir également.

0116-0117-DebutActeConseilFamille

Ils se marièrent et eurent, à ma connaissance, 4 enfants : l’aîné, Charles Pierre, mon ancêtre direct, puis François, né le 23 octobre 1818 et décédé deux mois après « des suites de convulsions », Henriette Eugénie, née le 3 mars 1821 et décédée le 26 juillet 1824, et enfin François, né le 1er mars 1824 et décédé le 28 mai 1826.

Charles Pierre, quant à lui, est décédé en 1825. Henriette a donc perdu trois enfants et un mari en l’espace de quelques années. Ce qui avait commencé, j’imagine, comme une belle histoire d’amour se termine bien tristement…

 

Mon grand-père AURIAU prisonnier pendant la Première Guerre mondiale

Il détestait quitter son village. Les quelques années adolescentes passées au lycée Descartes à Tours ont été une torture. Alors, avoir l’âge du service militaire en pleine guerre mondiale, ça a dû être un vrai calvaire. Il n’en a jamais parlé. J’ai découvert ce moment de sa vie bien après sa mort.

Robert Jules Marie AURIAU (Sosa 6) est donc mon grand-père maternel. Né en 1897 à Faye-la-Vineuse, boulanger et fils de boulanger.

J’ai eu beaucoup de mal à retrouver sa trace parmi tous les combattants, mais à force d’obstination et de déductions, j’ai fini par trouver son registre matricule. Je savais que Faye-la-Vineuse, en Indre-et-Loire, dépendait de Châtellerault, dans la Vienne. Ça ne facilitait pas les choses, surtout que le registre de Châtellerault mentionnait bien son nom, mais aucun matricule. Je vous épargne les heures passées à faire défiler des centaines de pages sans obtenir aucun résultat. Jusqu’au moment « eurêka » où j’ai un peu mieux compris dans quelle direction chercher. J’ai fini par trouver ce registre matricule sur le site des Archives départementales de l’Indre-et-Loire.

RegistreMatricule-Partie1.PNG

J’ai donc appris qu’il avait été incorporé « à compter du 9 janvier 1916 » et qu’il était soldat de 2e classe. Ce qui m’intéressait aussi, c’était la confirmation qu’il avait bien été prisonnier. En fait, la rubrique « Détail des services et mutations diverses » précise : « Disparu le 15 juillet 1918 à Moronvilliers (Marne). Prisonnier interné en Allemagne » sans autre précision, si ce n’est qu’il a été rapatrié le 11 janvier 1919, « envoyé en congé illimité de démobilisation à Faye-la-Vineuse le 23 septembre 1919 par le 32e régiment d’infanterie » et qu’un certificat de bonne conduite lui a été accordé.

registrematricule-partie2

Je ne possède pour le moment que ce registre matricule et une photo d’un groupe de prisonniers, certainement en Allemagne. Au dos de cette photo-carte postale, il explique que ses camarades et lui n’auront pas droit à une « permission agricole », mais qu’il pense bien à tout le monde.

prisonniers1917-1918-robertauriau

Mon grand-père est au 2e rang, le 2e à partir de la droite, bras croisés et pas franchement le sourire !

Je vais poursuivre mes recherches et elles seront probablement plus efficaces et rapides que jusqu’à maintenant grâce à ce petit guide que je n’ai fait que parcourir, mais qui me semble très bien fait. Il est téléchargeable sur le blog Auprès de nos Racines.

L’enquête continue !

 

Françoise, fille « naturelle », ou comment passer sa vie sans nom de famille !

J’ai rencontré Françoise en remontant la lignée des Lecomte. Ma grand-mère maternelle, Marie Lecomte, était la fille de Ludovic LECOMTE (Sosa 14) et d’Augustine Françoise LAMBERT (Sosa 15). Les parents de Ludovic étaient Louis LECOMTE (Sosa 28) et Françoise Augustine ARTAULT (Sosa 29) et ce sont les parents de cette dernière qui m’intéressent. Il s’agit de Charles Pierre ARTAULT (Sosa 58), né le 23 août 1816 à Orches, dit « cabaretier » ou « cultivateur et aubergiste » à Orches, et décédé, toujours à Orches, le 15 juillet 1869.

Le 14 mai 1847, il a épousé Françoise (Sosa 59). Il avait 31 ans, et Françoise en avait 39. Elle est dite « cuisinière » sur l’acte de mariage, qui ne mentionne que son prénom et pour cause : c’est une « fille naturelle », autrement dit une enfant trouvée.

francoise-fillenaturelle

Mention en marge de l’acte de « naissance »

J’ai son acte de naissance, daté du 20 février 1808, à Châtellerault, dont voici la transcription :

Aujourd’hui vingt février mille huit cent huit à cinq heures du soir pardevant moi Jean Claude Dubois maire et officier public de l’état civil est comparu Antoine Perlant (?), pauvre habitué à l’hospice civil de cette ville, lequel m’a présenté un enfant de sexe féminin qui m’a paru naissant, vêtu d’une culotte d’indienne violette, un mouchoir de coton violet, une brassière de vieille (…) verte (…) lange pareil. Lequel enfant ledit Perlant nous a déclaré avoir été exposé à la porte extérieure dudit hospice ce jour à une heure après midi. En conséquence moi officier public ai nommé ledit enfant Françoise et l’ai fait remettre de suite à la directrice dudit hospice. De tout quoi a été rédigé le présent procès verbal que j’ai signé pour ledit comparant m’ayant déclaré ne le savoir de ce enquis.

J’avais essayé d’en savoir un peu plus il y a bien longtemps (1982 !) et le Centre hospitalier Camille-Guérin de Châtellerault m’avait gentiment répondu en me disant que sur le registre des enfants trouvés de cette époque, il était mentionné : « Françoise, Augustine, enfant femelle naissant trouvée d’après procès-verbal d’inscription sur le registre d’état civil de cette ville le 24 février 1808 par J.C. Dubois, maire, confiée à Madeleine POUSSAULT femme de Richard TISSERAUT de Châteauneuf. » Je n’avais pas pu chercher plus loin à l’époque, mais cette semaine, j’ai demandé aux Archives départementales de la Vienne si son dossier avait été conservé. J’attends la réponse…

Sur la plupart des actes d’état civil dont je dispose, elle est mentionnée uniquement par son prénom. Il n’y a que sur l’acte de décès de sa fille, Françoise Augustine Artault, le 21 août 1885, qu’il est mentionné qu’elle est la « fille de feu Artault Charles et de feue Laurent Françoise Augustine ». Ce patronyme est également mentionné dans l’acte de décès de son mari, le 15 juillet 1869, où il est indiqué qu’il est « époux de Françoise dite Augustine Laurent »… J’imagine que vivre sans nom de famille n’était pas toujours bien commode, mais il n’a, à mon avis, rien d’officiel, il semble n’être qu’un nom d’usage ou celui de sa dernière famille d’accueil. Je le saurai peut-être un jour, grâce aux Archives départementales de la Vienne. Ou pas.

francoise-fillenaturelle-2

Mention en marge de l’acte de décès

Charles et Françoise ont eu, à ma connaissance, deux enfants : un fils, Charles Pierre, né le 24 mai 1848, et mon aïeule Françoise Augustine, née le 8 février 1850. Françoise avait 42 ans à la naissance de sa fille.

Voilà donc une lignée dont je sais qu’elle ne me mènera nulle part…

 

Onze générations pour la branche AURIAU

J’ai eu la bonne idée de faire un plongeon dans la caisse d’archives que j’avais conservée de mes recherches dans les années 1980-90. J’y ai redécouvert un trésor que je n’avais pas encore eu le temps d’exploiter : un document d’une vingtaine de pages consacré à la famille Auriau. Ce document a été réalisé par les époux Bertin qui ont fait des recherches approfondies aux archives et dans plusieurs mairies. Leur travail est très sérieux et ils m’ont offert quatre générations sur un plateau, je leur en suis infiniment reconnaissante. J’ai donc repris leurs trouvailles jusqu’à ce que nos branches se séparent et pour changer un peu, je vais commencer par la plus éloignée pour arriver à mon grand-père.

Tout commence (dans les registres) avec un couple inconnu, dont le mari est un AURIAU. Il sera mon Sosa 3072. Ce couple a eu au moins deux fils : Anthonin et Vincent.

C’est la lignée d’Anthonin qui m’intéresse. Avant 1626, Anthonin AURIAU (Sosa 1536) a épousé Jacquette BOUDET à Chouppes (Vienne). On sait que ce couple a eu au moins 3 enfants entre 1626 et 1630 : Clément, Jeanne et Jean, tous nés à Chouppes.

Eglise Saint-Saturnin de Chouppes

L’église Saint-Saturnin, à Chouppes

Leur fils Jean AURIAU (Sosa 768), né le 20 juin 1630, a épousé Louise PRETREAU (PETREAU). Jean est maître boulanger (tiens donc !) à Mirebeau jusqu’en 1657, puis sergent, puis de nouveau maître boulanger.

Jean et Louise ont eu 7 enfants, tous nés à Mirebeau : René, Marie, Bertrand, les jumeaux Martin et Étienne, Gabriel puis Charles. Marie est décédée à l’âge de 18 ans et les jumeaux n’ont vécu qu’une journée…

Charles AURIAU (Sosa 384), le petit dernier, est né le 6 juin 1674 à Mirebeau. En janvier 1705, il épouse Martine PLOU, dans la chapelle du château de Monts-sur-Guesnes. Le document que j’ai retrouvé indique qu’ils sont domiciliés sur la paroisse de Saint-Vincent de l’Oratoire, qui a été intégrée à la commune de Monts-sur-Guesnes à la Révolution. Il est compagnon charron, le seul du village. Il décède le 18 juillet 1728.

monts-guesnes-chateau-chapelle

La chapelle du château de Monts-sur-Guesnes, où se sont mariés Charles Auriau et Martine Plou. Elle date du XVIIe siècle

Le couple a eu 5 enfants, tous nés à Monts-sur-Guesnes : Charles (décédé en bas âge), Antoinette (épouse d’un marchand de Berthegon), Mathurine (épouse d’un charron et elle-même sage-femme), Joseph et Charles (cordonnier).

Leur fils Joseph AURIAU (Sosa 192) est né le 24 octobre 1709. Il a épousé Marie-Noël ORILLARD le 2 mai 1739 et l’acte le dit « maître charron et sacristain ». Joseph est décédé le 29 septembre 1763 et Marie-Noël le 7 février 1776.

Ils ont eu 8 enfants : François, Rayne-Marguerite (joli, non ?), Anne (décédée à 12 ans), Marie (décédée à 33 ans), Joseph (décédé à 4 ans), Jean (décédé à 5 ans), Jeanne (décédée à 25 ans, deux mois après son mariage avec un boulanger de Dercé) et Joseph.

Ces générations que je viens de décrire grâce au document des époux Bertin, je ne les connaissais pas. Je n’étais « remontée » que jusqu’à Joseph AURIAU (Sosa 96), né le 12 avril 1754 à Monts-sur-Guesnes, et son épouse Louise BOURGOUIN dont l’acte de décès indique qu’elle est « née en Normandie », sans autre précision… Elle serait donc la première de mes ancêtres connus à ne pas être née dans la Vienne ou en Indre-et-Loire !

Joseph était maréchal à Monts-sur-Guesnes. Je ne connais pas la date ni le lieu de son mariage avec Louise. Joseph est décédé le 30 mai 1827, à l’âge de 63 ans, et Louise est décédée le 29 juillet 1840, à l’âge de 86 ans, chez son gendre Jean Billouin.

Joseph et Louise ont eu 12 enfants : René (décédé à 14 ans), Étienne (qui était aussi maréchal à Monts-sur-Guesnes), Louise Monique, Alexandre François (décédé à 4 ans), Henry (décédé à 4 mois), Charles (décédé à 6 ans), Marie (décédée à 6 mois), Étienne, Joseph, Marie (décédée à 1 an), Pierre Emmanuel et enfin Henry. Résumons : 2 fils prénommés Étienne, 2 autres prénommés Henry et deux filles prénommées Marie…

monts-sur-guesnes-rue-principale-arrivee-de-monts

Pierre Emmanuel AURIAU (Sosa 48) est né le 28 novembre 1798 (16 frimaire An VII). Il est un de mes rares ancêtres à avoir trouvé sa compagne « loin », c’est-à-dire ailleurs que dans son propre village ou dans le village voisin. Il a épousé Justine AUJARD le 9 avril 1823, et Justine était originaire de Saint-Genest d’Ambière, village situé à environ 20 km de Monts-sur-Guesnes, un exploit ! L’acte de mariage le dit « tysseran », un autre acte dit « journalier ». L’acte de naissance de Justine est introuvable, c’est même mentionné sur l’acte de mariage qui indique qu’elle est née le « premier dimanche de mai 1801 ». La date correspond au 13 floréal An IX et effectivement, il n’y a rien dans les registres de Saint-Genest d’Ambière.

Après épluchage du registre des naissances de Monts-sur-Guesnes, je trouve 8 enfants nés entre 1824 et 1844 : François, Paul, Moïse Alexandre, Sidonny (?), Justine Adélaïde, Emmanuel, Pauline ou Appoline, et enfin Arcenne (une fille). J’ai de gros doutes sur les compétences orthographiques de l’officier d’état civil… ou sur son acuité auditive !

Emmanuel AURIAU (Sosa 24), né le 14 novembre 1838, est à l’origine de la mini-dynastie de boulangers. Il a épousé une couturière de Faye-la-Vineuse, Séraphine BONNEAU, le 6 novembre 1865. Leur fils Jules (Sosa 12) a repris la boulangerie, puis ce fut au tour de mon grand-père Robert (Sosa 6), mais j’en ai déjà parlé ici et ici.

Prochaine mission : retrouver Louise Bourgouin quelque part en Normandie !

Récapitulatif :

recapauriau

De Drault à Drouault, sur les traces de Louise (2e épisode)

Poursuivons avec cette branche Drault-Drouault, voire Drouo !

Avec cette nouvelle génération, on change de nom et de département. En effet, Louis DRAULT (Sosa 134) est né le 29 janvier 1737 à Barrou, en Indre-et-Loire, selon un acte de naissance qui indique DROUAULT. Il s’est marié le 8 février 1763, à Barrou, avec Renée TRAVOUILLON (Sosa 135), née le 30 avril 1744 à Abilly, aussi en Indre-et-Loire.

Autre coïncidence de décès rapprochés : Louis est décédé le 1er juillet 1801 (ou 12 messidor An IX) et Renée est décédée le 5 novembre 1801 (ou 14 brumaire An X), tous deux à Coussay-les-Bois.

Les parents de Louis sont Jean DRAULT (Sosa 272), né le 21 avril 1708 à Étableau (paroisse qui fait maintenant partie du Grand-Pressigny, en Indre-et-Loire) et Marie COIGNAULT, née le 30 octobre 1705 à Étableau. Ils s’y sont mariés le 12 juillet 1729 et ont eu au moins 5 enfants : Jean, Joseph, Marie, René et Louis. Chose intéressante à leur sujet, mais qui ne sera certainement pas possible à creuser étant donné l’ancienneté, c’est qu’ils ont obtenu une « dispense de consanguinité au quatrième degré » de l’archevêque de Tours. Ils étaient donc cousins. Et ce nom, Coignault (voire Cougneau) se retrouve aussi assez loin dans la branche Guérin, je prévois donc des origines communes à plusieurs branches.

etableau

Il ne reste plus grand-chose d’Étableau…

Les parents de Jean étaient… Jean DRAULT (DROUAULT) (Sosa 544) et Jeanne GIRAULT (Sosa 545). Jean est né à Barrou le 4 avril 1684 et il est décédé le 7 février 1737, à Barrou. Quant à Jeanne Girault, elle est née le 25 juillet 1683 à Étableau et est décédée en novembre 1736.

Le couple s’est marié le 22 février 1705 à Étableau et a eu au moins 5 enfants : Jean, René, Barthélemy, Claude et Marguerite. Leur acte de mariage, pour ce que je peux en déchiffrer, mentionne une « dispense de bans » accordée par l’archevêque de Tours. Renseignements pris, voici ce qu’explique un généalogiste professionnel sur Généanet :

Les conciles de Latran (1215) et de Trente (1563) ont créé l’obligation de la publication des trois bans pendant les 3 semaines précédant la cérémonie. Une dispense des deux derniers bans, moyennant espèces, est possible pour plusieurs raisons :

– Mariage trop proche d’une période de temps défendu comme le Carême et l’Avent,
– Relation de cousinage entre les époux,
– La mariée est enceinte et l’enfant risque de naître illégitime (hors mariage),
– Veuf/veuve se remariant.

Source : http://www.geneanet.org/blog/post/2014/04/qu-est-ce-qu-une-dispense-de-bans-html

J’ai bien cherché dans le registre de 1705, année du mariage, pour voir si une grossesse pouvait être à l’origine de cette dispense, mais il n’y a rien. La raison en est alors peut-être la proximité du Carême (en février, c’est plausible) ou une relation de cousinage, car il n’est pas fait mention d’un veuvage.

Jean était le fils de Pierre DRAULT (Sosa 1088) et de Marie COIGNAULT (Sosa 1089). Alors oui, à deux générations d’écart, un grand-père et son petit-fils ont épousé chacun une Marie Coignault ! J’ai dû vérifier deux fois que je ne m’étais pas trompée et mon logiciel de généalogie a aussi tiqué…

Jean est né à La Guerche (en Indre-et-Loire) à environ 3,5 km de Barrou où il est décédé le 12 octobre 1716. Je n’ai pas pu trouver l’acte de mariage, des pages manquent dans les registres de cette époque, mais si j’en crois d’autres généalogistes, le mariage aurait eu lieu le 21 janvier 1674 à Barrou. Les enfants issus de cette union sont aussi assez nombreux : l’aîné(e) ne semble pas avoir de prénom, puis viennent Toussaint, Marie, Jean, Laurent, Louise et Françoise. Marie Coignault est décédée le 21 juin 1698 à Barrou.

La dernière génération à laquelle j’ai pu avoir accès, c’est le couple Julien DRAULT (Sosa 2176) et Renée BOUTECOUGNER (Sosa 2177), ces noms proviennent des actes de baptême de leurs enfants. Je n’ai pas trouvé leur mariage à La Guerche, il manque beaucoup de pages dans les registres. Ils se sont peut-être mariés ailleurs…

Et dire qu’il y a peu, je n’avais aucune idée des origines de Louise Drault…

De Drault à Drouault, sur les traces de Louise (1er épisode)

rie

Dans un précédent article (ici), j’avais mentionné Louise DRAULT (Sosa 17), l’épouse de Louis DEGENNE, et précisé qu’elle m’avait donné du fil à retordre. Pendant très longtemps, je n’ai rien su d’elle si ce n’est son nom, et c’était très frustrant…

Comme point de départ, je n’avais que l’acte de décès de Louis Degenne. Par chance, j’avais conservé l’acte de mariage de leur fille Cidonie Célestine, qui m’apprenait qu’elle était la « fille majeure et légitime de feu Louis Degenne (…) et de Louise Drault, sans profession, âgée de soixante ans, (…) demeurant à Saint-Pierre-de-Maillé ». L’acte contient une autre précision : « La contractante nous ayant affirmé par serment avec des témoins que c’est par erreur si dans son acte de naissance son nom patronymique a été écrit Dejeune au lieu de Degenne et si dans l’acte de décès de son père, sa mère a été prénommée Philomène au lieu de Louise ».

Et puis en fin d’année dernière, quand j’ai décidé de me remettre à cet arbre et de reprendre mes recherches, je me suis abonnée à Généanet. Et là, en entrant les deux noms du couple, bingo ! Tout y était, un formidable travail réalisé par d’autres généalogistes qui méritent toute ma reconnaissance. Grâce aux recherches faites par d’autres, j’ai pu en quelques clics débloquer cette lignée Drault, dont voici la première partie.

Louise DRAULT est née le 19 mai 1838 à Coussay-les-Bois. Elle a épousé Louis DEGENNE le 24 octobre 1865. Il me manque encore sa date de décès que je peux situer après 1900 (mariage de sa fille) et son lieu de décès : j’ai déjà éliminé Coussay-les-Bois, Châtellerault, Chénevelles (commune d’origine de son gendre) et Saint-Pierre-de-Maillé. Affaire à suivre…

coussais-les-bois-lieu-naissance-du-cardinal

Elle est la fille de Théophile DRAULT (Sosa 34), « cultivateur laboureur », et de Marie Anne PRIMAULT (Sosa 35), tous deux de Coussay-les-Bois. Théophile y est né le 25 avril 1802. Il a épousé, le 18 octobre 1825, en premières noces, Anne Durand, décédée en 1827. Je n’ai pas connaissance d’enfants issus de cette première union. En deuxièmes noces, Théophile a donc épousé Marie Anne, qui a donné naissance à 13 enfants ! Malheureusement, la mortalité infantile a fait des ravages et au moins cinq de ces enfants sont décédés avant l’âge de 5 ans.

Les causes des décès figurent rarement sur les registres paroissiaux ou d’état civil, et une fois de plus, je le regrette. Marie Anne est décédée le 5 octobre 1875 et Théophile n’a pas attendu plus de dix jours avant de la rejoindre, le 15 octobre de la même année. Inutile de tourner la page du registre pour trouver leurs actes de décès, ils sont sur la même. Quelle frustration de ne pas savoir ce qui s’est passé…

La génération précédente, ce sont Louis DRAULT (Sosa 68), « propriétaire, laboureur, cultivateur », et Marie GUILLOTIN (Sosa 69) dont j’espère qu’elle n’avait pas de lien de parenté avec l’inventeur de la guillotine…

Louis est né le 23 mars 1772 à Coussay-les-Bois. Marie est née le 23 août 1770, également à Coussay. Ils se sont mariés le 5 février 1793, toujours à Coussay, et ont eu au moins 3 enfants : Louis, Théophile et Joseph. Marie Guillotin est décédée le 10 septembre 1807 (deux ans après la naissance du petit Joseph) et Louis s’est remarié l’année suivante, le 9 février 1808, avec Marie Fontaine. Je ne pense pas qu’ils aient eu des enfants.

Le premier épisode s’arrête ici. La suite sera publiée demain.

coussay-les-bois-avenue-de-la-roche-posay-a

 

Parcours militaire et légende familiale

Enfant, on m’avait parlé de cet ancêtre, mon arrière-arrière-grand-père, et raconté qu’il était « mort sur les marches de la gare de Châtellerault en revenant de la guerre. » Ne connaissant pas la date de son décès, j’avais avalé ça sans poser de question. Rétablissons les faits !

Auguste GUÉRIN (Sosa 20) est né le 10 août 1835 à Leigné-les-Bois. Ses parents sont Jean Guérin et Radegonde Sinton (ou Sainton). Il a au moins un frère, prénommé Baptiste. Le 4 février 1867, il a épousé Élise Ricault à Leigné-les-Bois, Élise étant également de cette commune. Il avait 32 ans et Élise en avait 20.

Je me suis retrouvée en possession d’un « Certificat de bonne conduite », qui lui a été décerné le 14 mai 1862 à Rome par le capitaine commandant la 16e batterie du régiment d’artillerie. Le certificat donne une description physique d’Auguste : « cheveux et sourcils châtains, yeux châtains, front rond, nez long, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, taille 1,70 m » et précise « en outre, qu’il n’a aucune infirmité apparente ou cachée qui puisse l’empêcher de reprendre du service et qu’il n’est pas marié ».

certificatbonneconduite-augusteguerin20-1862

Certificat de bonne conduite

Je dispose également de son congé de libération date du 31 décembre 1862. J’y apprends qu’il a été « incorporé au 14régiment d’artillerie à compter du 9 avril 1856 comme appelé inscrit sous le n° 1186 de la liste du contingent du département de la Vienne (classe 1855) ». Il aura servi pendant 6 ans (campagnes d’Italie) comme « jeune soldat au registre matricule du corps sous le n° 673 ». Il est aussi précisé qu’il était « 1er canonnier au 14e d’artillerie ».

Après ces six années, je l’imagine donc faire le long voyage de retour au pays, retrouver son village de Vaux, sa famille, ses amis, puis après quelques temps, épouser Élise, et mener sa vie de cultivateur, devenant propriétaire, racontant ses souvenirs à son fils Auguste.

mortaugusteguerin20-avenirdelavienne-27avril1892

L’Avenir de la Vienne du 27 avril 1892

Au tout début de mes recherches, j’avais vu qu’il était mort en 1892. Ayant suivi assidument mes cours d’histoire, je me demandais de quelle guerre il pouvait bien s’agir. Eh bien, il n’est pas mort « en revenant de la guerre », de blessures quelconques. Non, c’est un peu plus prosaïque. Je vous laisse lire le petit article que l’Avenir de la Vienne a consacré à ce décès le 27 avril 1892. L’article est intitulé Mort subite. Le texte n’est pas très lisible sur l’original, en voici la transcription.

« Le sieur Guérin Auguste, âgé de 55 ans, propriétaire à Leigné-les-Bois, entrait le 23 avril à 6 h du soir dans la salle d’attente de la gare de Châtellerault. Tout à coup, il tourna sur lui-même et tomba à terre. On s’empressa à venir à son secours et le chef de gare fit mander un médecin. Mais tous les soins furent inutiles. Guérin avait été foudroyé par une congestion cérébrale. Le cadavre a été transporté à l’hospice et la famille prévenue aussitôt. »

Le vocabulaire médical a évolué et cette « congestion cérébrale » est sans aucun doute un AVC. Quant à ce qu’Auguste allait faire dans la salle d’attente de la gare, le mystère demeure…