Marie Petitclerc (ou Petitclair), une ou deux ?

Décidément, cette famille n’est pas simple à cerner. Dans mon dernier article, je parlais d’Anne MOREAU (sosa 33) et de sa sœur Marie. Après avoir résolu le problème des dates de naissance, je me suis penchée sur les parents, Jacques MOREAU (sosa 66) et Marie PETITCLERC (sosa 67). Je voulais en savoir plus sur la fratrie de Marie, trouver tous les actes correspondants aux éléments que j’avais, mais les choses se sont singulièrement compliquées…

Je savais que Marie PETITCLERC était la fille d’Honoré PETITCLERC (sosa 134) et de Jeanne JOLLY (sosa 135), et je pensais 1/ que Marie s’était mariée « sur le tard » avec Jacques MOREAU, puisqu’elle avait 38 ans, 2/ qu’elle avait eu son dernier enfant à l’âge de 52 ans ! et 3/ qu’elle avait vécu 85 ans. J’ai dû tout remettre en question, puisqu’en cherchant ses frères et sœurs, je suis tombée sur un acte de mariage entre René ROUET et Marie PETITCLERC, en 1776 à Vicq-sur-Gartempe. Marie avait alors 22 ans, donc dans un premier temps, j’ai pensé qu’elle était devenue veuve au bout de quelques années et que Jacques MOREAU était son deuxième mari.

J’ai donc ouvert les registres paroissiaux de Vicq et cherché des enfants à cette première union, tout en guettant l’acte de décès de René ROUET, avant février 1792, date du mariage avec Jacques MOREAU. Et là, les pages défilent, je trouve pas moins de 7 enfants nés entre 1777 et… 1796 ! Et là, ça ne va plus du tout, je n’avais pas prévu ça.

Je reprends donc les actes de mariage pour vérifier qu’il s’agit bien de la même Marie PETITCLERC et c’est effectivement le cas, les parents sont les mêmes sur les deux actes de mariage. Le second ne dit pas qu’elle est veuve, à juste titre puisqu’elle ne l’est pas en 1792. Et évidemment, aucun ne mentionne l’âge des nouveaux époux…

Sachant qu’il n’est pas rare que deux, voire trois, enfants portent le même prénom, même s’ils sont tous vivants, je me dis que c’est peut-être le cas ici, qu’Honoré et Jeanne ont prénommé deux de leurs filles Marie, ce qui me semble être la seule explication.

Je cherche donc une autre Marie, et je finis par la trouver ! Elle est née le 26 avril 1764. Et là, au vu des dates de naissance, je réalise que j’avais tout faux depuis le début. « Ma » Marie née en 1753 était finalement l’autre, née en 1764. Les âges aux deux mariages sont nettement plus cohérents.

J’ai trouvé l’acte de décès de Marie PETITCLAIR*, épouse de René ROUET, à Vicq-sur-Gartempe, le 19 mai 1819, à l’âge de 72 ans.

Quant à René ROUET, je pouvais toujours chercher son acte de décès avant 1792… Il est mort à Vicq le 18 janvier 1838, à l’âge vénérable de 96 ans ! Et il est bien dit « veuf de Marie PETITCLAIR ».

La Marie PETITCLERC qui a épousé Jacques MOREAU est décédée le 30 septembre 1838, également à Vicq-sur-Gartempe, et l’acte précise qu’elle est l’épouse de Jacques MOREAU. L’acte lui donne 75 ans, je pensais que c’était une erreur, mais finalement c’est exact.

Je continue à « sourcer » et je vais peut-être avoir d’autres surprises…

* Comme je l’ai déjà indiqué, je n’accorde pas trop d’importance à l’orthographe des noms propres. Petitclerc, Petitclair et autres variantes, de même que Rouet ou Rouhet, tout dépend du rédacteur de l’acte, curé ou officier d’état civil.

Vicq-Sur-Gartempe-lentree-Du-Pontchasseur.jpg

 

Anne ou Marie ? Et combien de Marie ?

Mon ancêtre Louis DEGENNE (sosa 32), veuf de Jeanne MÉRIGUET, a épousé en deuxièmes noces Anne MOREAU (sosa 33) le 8 mai 1837 à Vicq-sur-Gartempe. Leur acte de mariage indique qu’elle est née le 11 décembre 1795 à Vicq-sur-Gartempe.

DateNaissanceAnneMoreau

Extrait de l’acte de mariage qui indique Anne Moreau avec une date de naissance erronée.

Anne était la fille de Jacques MOREAU (sosa 66) et de Marie PETITCLERC (sosa 67). N’ayant pas approfondi cette branche, je me disais qu’elle n’était probablement pas fille unique. J’ai donc commencé à chercher d’éventuels frères et sœurs à partir de 1792, date de mariage de Jacques et Marie. C’est là que les surprises ont commencé.

J’ai d’abord trouvé un frère aîné, François, né en 1793, le seul de la fratrie à être né à Pleumartin. Sur le site Mémoire des Hommes du ministère des Armées, on trouve sa fiche qui m’a appris que François était né à Vicq (son acte de naissance se trouve pourtant bien dans les registres de Pleumartin), qu’il était « tiseran », « conscrit de l’an 1813 », qu’il avait un grade de « fusilier » et qu’il avait été « rayé le 31 décembre 1813 » (je suppose qu’il a été libéré de ses obligations à cette date).

Je possédais déjà l’acte de naissance d’Anne, le 11 décembre 1795 à Vicq-sur-Gartempe. Je m’étais étonnée qu’il soit au nom de Marie MOREAU, mais je débutais et n’avais pas cherché plus loin. Je me disais qu’elle avait adopté un autre prénom.

J’ai continué à répertorier tous les Moreau de la Vienne sur Filae et trouvé encore 3 sœurs nées après elle : Magdelaine, Marie et Jeanne.

Magdelaine est née en 1797 et décédée en 1801.

Marie est née en 1803, s’est mariée en 1828, a eu 3 enfants et est décédée en 1834, à 31 ans donc. Elle était couturière.

Jeanne est née en 1805. Je n’ai pas trouvé d’autre trace d’elle.

Et puis, surprise, je trouve l’acte de décès d’une autre Marie MOREAU en 1802. Il ne peut pas s’agir de celle qui est née en 1803, évidemment. Et ce n’est pas non plus « ma » Marie-qui-se-ferait-appeler-Anne.

Après un bon remue-méninges et concertation avec moi-même, je lance un appel à l’aide sur Twitter. Cette communauté de généalogistes est souvent d’une aide précieuse. C’était une bonne idée ! Suivant les pistes fournies, je consulte les tables décennales de Vicq-sur-Gartempe et recense les patronymes qui pourraient être confondus avec Moreau. Et je trouve une Anne MORIOT, née en le 4e jour complémentaire de l’an 7, ce qui correspond au 20 septembre 1799. Les parents cités sont bien Jacques MORIOT et Marie PETITCLERC. Ouf ! Les choses commencent à s’éclaircir.

AnneMoriot

Le nom qui figure dans la marge de l’acte de naissance d’Anne

Une naissance en 1799 et un décès en 1869, l’acte indiquant qu’Anne avait 70 ans, me laissent penser que j’étais passée complètement à côté des bons actes.

À ma décharge, les actes paroissiaux ou d’état civil ne sont pas toujours des modèles d’exactitude. L’acte de décès d’Anne, en 1869, précise qu’elle est veuve d’André Dejenne (sic), alors qu’elle l’est de Louis…

Et la petite Marie décédée en 1802 « à l’âge de 7 ans » ? Eh bien, c’est elle qui était née en 1795.

J’en conclus que les officiers d’état civil n’ont pas fait leur travail correctement et que celui qui a marié Anne à Louis DEGENNE, n’ayant pas trouvé son acte de naissance au nom d’Anne MOREAU, n’a pas cherché plus loin. Peut-être que, comme moi, il s’est dit qu’elle s’appelait Marie mais préférait qu’on l’appelle Anne. Je suis donc aussi fautive que lui !

Pour conclure, il y a encore quelques jours, je ne connaissais qu’un enfant au couple Jacques Moreau et Marie Petitclerc, et je sais maintenant qu’ils en ont eu 6, dont 2 Marie !

EnfantsMoreau

En cherchant autre chose sur Internet, je suis tombée – à point nommé – sur cette citation bien connue de Boileau (ou attribuée à Boileau) qui me semble s’appliquer parfaitement aux recherches généalogiques en général et plus particulièrement à celle-ci :

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

 

Les frères Artault

Au détour des registres, on fait des découvertes parfois amusantes, anecdotiques, comme celle des jumelles qui ne sont pas nées la même année (ici) ou plus dramatiques comme celle faite récemment dans les registres d’Orches, au nord de la Vienne, que j’épluche pour « sourcer » les actes concernant la famille Artault.

Un couple composé de Charles Pierre ARTAULT (sosa 232) et de Marie Jeanne JUMEAUX (sosa 233) a eu deux fils : Charles Pierre et Vincent Marc, tous deux sabotiers comme leur père. Je ne leur connais pas d’autres enfants.

J’ai déjà évoqué le mariage de l’aîné, Charles Pierre (sosa 116) avec Henriette Fleurence HENNEBAULT (ou Andebault), avec réunion du conseil de famille puisqu’ils étaient mineurs et qu’Henriette était orpheline, c’est ici. Je savais aussi que Charles Pierre était mort jeune, à 29 ans, et qu’Henriette s’était ensuite remariée et avait eu d’autres enfants.

Je viens de découvrir que son frère, Vincent Marc, était mort encore plus jeune, à 24 ans. Ils sont sur la même page du registre…

Vincent Marc avait épousé une jeune fille d’Orches, Louise Duvivier, et avait deux fils.

Cette fin d’hiver 1825 a dû être terrible puisque les deux frères décèdent à quelques jours d’intervalle. Les registres ne mentionnent pas toujours la cause du décès, mais là, j’ai eu de la chance, si on peut dire.

Vincent Marc est mort le 8  mars 1825, d’une « fausse pleurésie », son fils Vincent François avait 2 ans (il décèdera deux ans plus tard), et Jean, le petit dernier, avait 4 mois. Je n’ai pas poussé les recherches, mais j’espère que Louise Duvivier a pu se remarier et élever son fils survivant.

Quant à Charles Pierre, il est mort le 22 mars 1825, d’une « fluxion de poitrine ». Sur ses 4 enfants, un seul atteindra l’âge adulte, c’est Charles Pierre (sosa 58), il avait 9 ans à la mort de son père.

J’ai cherché à savoir si les parents de ces deux jeunes hommes étaient vivants au moment de tous ces décès, j’espérais que non, qu’ils n’avaient pas eu à affronter la mort de leurs deux seuls fils et de quatre petits-enfants. Le père, Charles Pierre, est mort en 1824, donc avant ses fils. En revanche, Marie Jeanne est décédée en 1838, et je veux croire qu’elle a été une aide précieuse pour ses brus.

Ce n’est évidemment pas une situation exceptionnelle, les conditions de vie de ce petit peuple des campagnes étaient difficiles, l’hygiène et la médecine n’avaient rien à voir avec ce qu’on connaît aujourd’hui, etc., mais franchement, une telle succession de décès, en l’espace de quelques années, c’est vraiment triste.

Artault

 

 

 

Alexandre Noël JOUTEUX, mort pour la France en 1916

À l’occasion des commémorations et hommages rendus aux combattants de la Première Guerre mondiale, originaires du village de Faye-la-Vineuse (37), j’ai découvert qu’un des « morts pour la France » s’appelait Alexandre Noël JOUTEUX. Je n’avais jamais entendu parler de lui avant, mais la mère de mon grand-père s’appelait aussi JOUTEUX et était née à Sérigny (86), à moins de 10 kilomètres, mais dans le département voisin. Pour moi, il était donc forcément de la famille. Restait à le démontrer !

Alexandre Noël JOUTEUX est né le 25 décembre 1881 à Sérigny, de Jean Baptiste JOUTEUX, 38 ans, jardinier à Launay (un lieu-dit de Sérigny où se trouve un beau château), et de Marie Eugénie VENAULT, sa légitime épouse, âgée de 29 ans, sans profession. Le couple a eu deux autres enfants : Jean Baptiste, né en 1877, et Marie Eugénie Noémie, née en 1890.

ActeNaissance

Acte de naissance d’Alexandre Noël JOUTEUX, du 25 décembre 1881

Les parents d’Alexandre se sont mariés le 25 avril 1876 à Abilly (37), mais l’acte de mariage m’apprend que Jean Baptiste est né à Balesmes (37), de Jean Baptiste JOUTEUX et Jeanne DEMAY. C’est là que je le « raccroche » à mes JOUTEUX. En effet, Jean Baptiste senior est le frère de mon sosa 104, Jean JOUTEUX, un « cultivateur/homme d’affaires ».

Au moment du mariage, Marie Eugénie, originaire d’Yzeures (sur Creuse), était domestique. Quant à Jean Baptiste, avant d’être jardinier à Launay, il était cultivateur.

Appartenant à la classe 1901, Alexandre Noël doit faire son service militaire, d’une durée de 3 ans à l’époque. Si j’ai bien compris les mentions qui figurent sur sa fiche matricule, il a fait ce service militaire en Algérie (la « campagne d’Algérie ») de novembre 1902 à octobre 1905. Il a été fait caporal, puis sergent et a obtenu un « certificat de bonne conduite ». Sa fiche matricule donne également une description physique. Je sais donc qu’il mesurait 1,65 mètre, qu’il avait les cheveux châtains, les yeux bleus, le menton rond et le visage ovale. Son degré d’instruction est également mentionné, il correspond au niveau 3, c’est-à-dire qu’il sait lire, écrire et compter. Cette période du service militaire a été effectuée dans les sections d’infirmiers. Il est passé dans la réserve de l’armée active le 1er novembre 1905.

JOUTEUX-Algérie

Extrait de la fiche matricule

Il peut donc rentrer à Faye-la-Vineuse où il épouse, le 20 octobre 1906, Marthe Marie Clotilde GOUIN qui était veuve et de dix ans plus âgée que lui, et reprendre son métier de menuisier. Un des témoins du mariage est Louis Frédéric JOUTEUX, le père de Noémie JOUTEUX, ma terrible arrière-grand-mère. A priori, le couple n’a pas eu d’enfants.

ParenteNoemie-AlexandreJOUTEUX

Visiblement, les familles sont restées proches au fil des générations.

Il a accompli des périodes d’exercices en 1909 et 1911, puis a été « rappelé à l’activité » le 1er août 1914. Dès le 4 août, il retrouve les sections d’infirmiers. Le détail de son parcours pendant cette guerre est difficile à reconstituer, les changements de section sont nombreux et je m’y suis un peu perdue.

Toujours est-il qu’il meurt le 19 juillet 1916, à l’hôpital auxiliaire n° 11 de Maisons Laffitte, (âmes sensibles, ne lisez pas la fin de ce paragraphe) d’un « phlegmon infectieux au plancher de la bouche ». J’ai lu « phlegmon gangreneux » dans un autre document, je ne veux pas de détail, je me dis seulement que c’est à classer dans les morts atroces, une parmi des millions d’autres de cette sale guerre.

Son nom figure, malheureusement avec une faute, sur le monument aux morts de Faye-la-Vineuse ainsi que sur une plaque apposée dans l’église de Sérigny.

Sources :

Fiche matricule d’Alexandre Noël JOUTEUX : http://archivesnumerisees.cg86.fr/v2/ark:/28387/2adfde17c0875eaa6baef3fe0756572e/

Sa fiche sur le site Memorial-GenWeb : http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=1784023

Le château de Launay, à Sérigny, où il a probablement passé son enfance (c’est moi qui le dis, sans aucune preuve, mais le château me plaît bien) : http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-vienne-chateau-serigny-chateau-de-launay.html

Le site d’Élise Lenoble, d’une aide appréciable. J’en profite pour la remercier : https://www.aupresdenosracines.com/2016/11/retrouver-un-infirmier-militaire-ou-un-soldat-blesse-pendant-la-grande-guerre.html

 

Une jumelle par an chez les CHARLES

Pour compléter la fratrie de Brigite CHARLES (sosa 43), épouse de Silvain RÉAU (sosa 42), je me suis plongée dans les registres d’état civil de La Roche Posay et de Leigné-les-Bois. Je ne pensais pas y trouver 9 frères et sœurs, et encore moins des jumelles.

Les parents de Brigite sont Jacques CHARLES (sosa 86) et Marie CHAUSSEBOURG (sosa 87). Ils se sont mariés le 5 février 1810 à La Roche Posay où sont nés leurs premiers enfants : Marie le 24 décembre 1810, Jacques le 18 février 1813 (décédé le 23 avril de la même année), Benjamin le 31 mars 1814 et Anne le 28 mai 1816.

La famille déménage ensuite à Leigné-les-Bois où suivent 6 naissances : Brigite le 1er janvier 1819, sosa 43, Estasie (sic) le 25 avril 1822, Rose le 4 mars 1824, Geneviève le 31 décembre 1829, Joséphine le 1er janvier 1830 et enfin Élise le 6 novembre 1832.

Ce sont Geneviève et Joséphine qui m’ont intéressée. Le dernier acte de 1829 est celui de la naissance de Geneviève, il précise qu’elle est née à 5 heures du matin.

J’ouvre le registre suivant, et le premier acte de 1830 est celui de la naissance de Joséphine, à 4 heures du matin.

Je vérifie rapidement que les parents sont bien les mêmes, on ne sait jamais, c’est bien le cas.

Pour résumer, nous avons donc 2 petites filles, nées à 23 heures d’intervalle, mais pas la même année, ni la même décennie, et qui ne sont donc pas inscrites sur le même registre !

Malheureusement, mes recherches pour savoir si elles avaient survécu et si oui, ce qu’elles étaient devenues, n’ont pas abouti.

Pour compléter le tableau, l’heureux papa, Jacques CHARLES, avait environ 42 ans, et Marie CHAUSSEBOURG son épouse en avait environ 39. Il était laboureur et avait une douzaine de bouches à nourrir…

C’était la minute « naissances insolites » !

Les DEGENNE et les colons allemands

Il y a quelques temps, j’ai lu un article à propos de colons allemands venus s’installer dans la région de Monthoiron, dans le Poitou, pour défricher et développer l’agriculture, à l’initiative du marquis Louis Nicolas de Pérusse des Cars, dans la deuxième partie du XVIIIe siècle. Ce marquis, je savais déjà le rôle qu’il avait joué dans l’accueil des Acadiens en Poitou, mais j’ignorais tout de ces colons. Cet article de Sébastien Jahan m’a fait découvrir cette facette et surtout, un lien entre une de ces familles allemandes et une branche Degenne !

Vers 1760, sa carrière militaire interrompue par une blessure, le marquis vient s’installer sur ses terres poitevines et donne libre cours à sa passion pour l’agronomie, aidé en cela par les avantageuses dispositions fiscales applicables aux « défricheurs étrangers ». Connaissant bien la Rhénanie, c’est vers cette région allemande qu’il se tourne pour trouver de la main-d’œuvre. Il y trouve, entre autres, une famille Dupont qui, malgré son nom très français, est originaire de la province de Liège (alors dans l’Empire allemand). Il s’agit de Henry (Henricus) du Pont et de son épouse Isabelle (Isabella) Loneux qui arrivent dans les années 1760 avec des enfants déjà adultes. Isabelle décèdera en 1768, à l’âge de 46 ans, et Henry la suivra en 1770, à l’âge de 56 ans.

Malheureusement, l’entreprise du marquis est un échec. Sébastien Jahan note :

« À partir de 1767, de mauvaises récoltes rendent encore plus délicate la poursuite des travaux. En 1768, Pérusse, lassé, a plus ou moins abandonné son rêve de colonie de peuplement et de remise en valeur des brandes de Monthoiron. »

De nombreux colons quittent la région, mais les Dupont restent et s’intègrent, en partie parce qu’ils parlent français. Tous leurs enfants épousent des Poitevins.

Les trois enfants arrivés avec Henry et Isabelle sont Luce, qui décèdera à Targé, à côté de Châtellerault, en 1773, à l’âge de 17 ans, et deux garçons qui feront souche dans la région : Sébastien et Martin. Martin DUPONT épousera Jeanne CHABOT à St-Hilaire, petite paroisse rattachée depuis à Saint-Sauveur, puis Marie Anne DANSAC à Senillé. Il est dit journalier en 1786 et propriétaire en 1815.

Quant à Sébastien (Sebastianus) DUPONT, celui qui nous intéresse, et avant d’évoquer sa famille, voici une intéressante précision à propos de la période révolutionnaire :

« Les trois autres familles survivantes – Dupont, Leideck et Steyns – sont restées. Non seulement, elles n’ont pas fui la tourmente, mais elles ont pris de l’épaisseur sur les ruines de l’Ancien Régime féodal. En l’an III, Sébastien Dupont et Christian Steins achètent en effet des biens nationaux taillés dans les immenses domaines de leur ancien propriétaire, le marquis de Pérusse des Cars. Tandis que Dupont acquiert ainsi la maison et le domaine de Bourg, Steins se rend propriétaire de la maison et des terres du Grand Fief Bâtard comme de la métairie du Faguet. »

On devine une certaine aisance financière, confirmée par le contrat de mariage entre Sébastien DUPONT et Catherine FURGÉ, également évoqué dans cet article :

« Quant à leur niveau de fortune, en l’absence de sources appropriées, il reste difficile à saisir. Mais le seul contrat de mariage qui a été retrouvé – celui de Sébastien Dupont –témoigne d’une honnête aisance : le marié apporte 500 livres et sa future autant. »

Sébastien DUPONT épouse donc Catherine FURGÉ le 12 juillet 1773 à Targé. Ils auront sept enfants, tous nés à Saint-Hilaire. Par la suite, la famille s’installe à Leigné-les-Bois où Sébastien sera maire sous le Directoire puis adjoint sous l’Empire.

SebastienDupont

Il arrive que Sébastien Dupont signe Bastien, mais c’est bien la même personne.

BastienDupont

Voici leurs sept enfants :

  1. Pierre Sébastien, né le 3 mai 1774 (plus de traces par la suite…)
  2. Élisabeth, née le 21 mars 1776, qui aura deux époux : Gabriel DEGENNE puis François DEGENNE. Elle décède le 27 août 1848 à Leigné-les-Bois
  3. Marie Catherine, née le 8 décembre 1778, elle épousera Laurent LARRIVÉE. Elle décède le 26 mars 1863 à Leigné-les-Bois
  4. Henry, né le 23 juillet 1781, il épousera Jeanne GILLET (dont la mère s’appelle Jeanne DEGENNE…) et décède le 20 août 1824 à Leigné-les-Bois
  5. Anne Françoise, née le 9 mars 1784, décédée le 13 mars 1784
  6. Marie Jeanne, née le 5 août 1785, elle épousera Jacques MASSÉ et décède le 9 juillet 1858 à Leigné-les-Bois
  7. Marianne Thérèse, née le 15 octobre 1787, elle épousera Jacques TRANCHANT, qui meurt l’année suivante. Elle se remariera avec Louis FURGÉ. Elle décède le 12 juin 1858 à Pleumartin.

C’est bien évidemment Élisabeth qui m’intéresse, avec ses deux époux Degenne successifs. J’ai voulu savoir s’ils étaient parents. Alors, j’ai cherché… et trouvé !

Le premier, Gabriel DEGENNE, qu’Élisabeth épouse à Leigné-les-Bois le 10 janvier 1797 – elle a 20 ans, il en a 21 –, est le frère de notre sosa 81, Marie Anne Thérèse DEGENNE, mariée à Jean GUÉRIN. Si j’en crois la lecture des registres, Gabriel DEGENNE et Jean GUÉRIN se fréquentaient régulièrement, ils sont souvent témoins tous les deux, au décès d’une voisine par exemple, ou parrains de leurs enfants respectifs. Gabriel et Marie Anne sont deux des sept enfants, tous nés à Monthoiron, de Louis DEGENNE, « tisserand marchand » et de Louise OUVRARD. J’en ai parlé ici.

Gabriel DEGENNE et Élisabeth DUPONT auront 4 enfants, tous nés à Leigné-les-Bois :

  • Marie, née le 17 octobre 1802 et dont je perds ensuite la trace… Aucun acte de décès ni de mariage dans les années qui suivent.
  • Une autre Marie naît le 21 mai 1805, elle vivra 82 ans et s’éteindra à Châtellerault le 25 mai 1887. Elle épousera Alexis AUDINET, elle est dite couturière à son mariage.
  • Gabriel, né le 8 août 1807. Il épouse Madeleine PICHON à Saint-Sauveur le 12 mai 1832. Gabriel mourra à 38 ans, comme son père.
  • Silvain, né le 13 janvier 1814. Il épouse Marie Anne GIRAUDEAU. Je leur connais un fils.

SignatureGabrielDegenne

Gabriel DEGENNE meurt à 38 ans, le 25 septembre 1814, à Leigné-les-Bois. Élisabeth se retrouve donc veuve avec des enfants en bas âge, le plus jeune n’a que quelques mois.

Elle se remarie quatre ans plus tard, le 4 octobre 1818, avec François DEGENNE. Elle a alors 42 ans et François en a 23. François est né le 5 décembre 1794 à Saint-Sauveur comme ses frères et sœurs. Ses parents sont Pierre DEGENNE, laboureur, et Jeanne LAURENT. Ils sont nés, mariés et décédés à Saint-Sauveur. Pierre est le fils d’un autre Pierre DEGENNE, maréchal-ferrant, et de Jeanne OUVRARD, elle-même sœur de Louise OUVRARD (épouse de notre Louis DEGENNE, sosa 162), les parents de Gabriel DEGENNE.

DEGENNE-DUPONT

Ce n’est pas facile à suivre, tous ces liens sont imbriqués, j’espère que ma tentative de schéma permettra de mieux comprendre que les deux époux d’Élisabeth DUPONT sont cousins. J’ai dû m’arracher quelques cheveux pour tout mettre en ordre et y voir clair. Et surtout, j’étais loin de me douter que nos Degenne seraient liés aux colons allemands du marquis !


Sources :

Article de Sébastien Jahan sur les colons allemands du marquis : http://ccha.fr/archives/424

Sur le marquis Louis Nicolas de Pérusse des Cars : https://bit.ly/2C0i7yV

 

Les cousinages (suite)

Après le cousinage avec Marie BESNARD (ici), j’en avais promis d’autres, et puis le temps est passé… Je me rattrape, en voici quelques-uns, un peu inattendus, mais qui a dit que la généalogie était ennuyeuse ?

Du côté DEGENNE, voici une parenté qui me réjouit, même si elle est éloignée, c’est avec Régine DEFORGES. Je la savais originaire de Montmorillon, et nous n’avons qu’une branche dans ce coin de la Vienne, mais je n’osais pas l’imaginer. Léonard MILORD (sosa 2348), un meunier, et Gabrielle BERTHAULT (sosa 2349) ont eu huit enfants. Nous descendons de leur fils Antoine (sosa 1174), également meunier, et Régine DEFORGES descend de leur fille Suzanne.

ParentéRégineDeforges.jpg

Du côté GUÉRIN, nous sommes parents avec… François HOLLANDE (comme la moitié de l’Europe, d’ailleurs, y compris des têtes couronnées). Nos ancêtres communs sont Jean GAUVAIN (sosa 1282) qui a épousé Jeanne LE DAY (ou LÉDÉ) à Châtellerault le 7 avril 1704. Ils ont eu 5 enfants.

ParentéFrancoisHollande

Il me reste deux autres cousinages à vérifier, mais les sources sont rares et les erreurs fréquentes, alors la prudence est de mise.

Bonnes fêtes à toutes et à tous !

De nouveaux DEGENNE !

J’ai beaucoup avancé dans mes recherches, débloqué plusieurs branches, et depuis quelques temps, je n’arrête pas de tomber sur des DEGENNE ! J’en trouve parfois plusieurs sur la même page d’un registre, c’est impressionnant.

Ces DEGENNE-là sont originaires d’autres paroisses que Crémille (Pleumartin) et viennent, entre autres, de Monthoiron et Availles-en-Châtellerault. On en trouve aussi dans d’autres communes de la Vienne, mais je n’ai pas encore trouvé le moyen de les relier aux « nôtres ».

CarteMonthoiron

Pour avoir une petite idée de la situation géographique de Monthoiron par rapport à Leigné-les-Bois et Pleumartin.

J’ai donc mis la main sur un véritable « nid » de DEGENNE en remontant la lignée des GUÉRIN de Leigné-les-Bois. Jean GUÉRIN, laboureur, sosa 80, a épousé le 23 février 1802, Marie Anne DEGENNE. Marie Anne est née à Monthoiron en 1773, comme ses 6 frères et sœurs, mais son père Louis (sosa 162), tisserand marchand, s’était marié à Leigné-les-Bois avec une demoiselle Louise OUVRARD. Ils n’y vivaient pas, mais y avaient forcément des attaches. Nous avons donc un nouveau Louis DEGENNE dans la famille !

Et même deux, puisque Louis était le fils d’un autre Louis DEGENNE (sosa 324) et de Jeanne SERVANT. Louis, tisserand, et Jeanne se sont mariés à Monthoiron en 1732, c’est là que Louis est décédé. Louis avait un frère, Pierre, également tisserand, décédé à l’âge de 21 ans, et une sœur Jeanne.

Le père de Louis, François DEGENNE, donc le sosa 648, est né à Asnières le 21 mai 1677. Asnières est une paroisse voisine de Monthoiron, « absorbée » en 1818. Il est décédé à Availles-en-Châtellerault. Il se trouve que ce François DEGENNE s’est marié avec… Simone DEGENNE ! J’y reviendrai dans un autre article.

Continuons avec François, dont le père, Michel DEGENNE (sosa 1296) est né à Monthoiron en 1653. Michel épousera en premières noces Jeanne PHILIPPE qui lui donnera au moins 4 enfants : René, Renée, François et Jeanne. Jeanne PHILIPPE est décédée en 1688 à Asnières après la naissance d’un possible cinquième enfant, mais je n’en trouve pas la confirmation. Après son décès, Michel s’est remarié avec Marie COIGNÉE qui lui a donné… 12 enfants ! Michel est décédé le 19 octobre 1724 à Senillé, à l’âge de 70 ans.

Michel est le fils de Catherin (ou Cathelin) et de Charlotte CHIQUARD. Catherin DEGENNE est né en 1635 à Availles-en-Châtellerault. Charlotte et lui se sont mariés en 1650 à Monthoiron. Si je sais encore compter, il avait 15 ans ! Hélas, le registre des mariages n’est vraiment pas bavard : il ne comporte aucune mention des parents et encore moins l’âge des jeunes époux…

Catherin serait le fils d’Antoine DEGENNE et Françoise NAUDIN, mais les registres deviennent difficiles à lire et la multiplication des homonymes ne facilite pas la tâche. Pour un autre Catherin, dans les mêmes années, les deux parents sont des DEGENNE ! Affaire à suivre… Je continue à démêler l’écheveau et reparlerai bientôt d’autres « nids » de DEGENNE !

Monthoiron

Deux précisions pour clore cet article :

Note 1 : Je ne me formalise plus de l’orthographe de Degenne depuis longtemps. On trouve aussi bien Degenne que Degennes ou Degene, voire Dejenne pour nommer la même personne, avec variante entre le baptême et le mariage ou le décès. Les curés écrivaient comme ils pouvaient et selon ce qu’on leur disait, ce n’est pas un critère pour dire « Il ou elle est de la famille ou n’est pas de la famille », comme le faisait mon grand-père Étienne lorsque nous passions devant un garage sur la route de la Roche-Posay, et que je lui faisais remarquer qu’« ils s’appelaient comme nous ». La réponse était toujours : « Non, eux, ils ont un S, pas nous », en sous-entendant qu’il ne fallait quand même pas tout mélanger !

Note 2 : J’en profite au passage pour souligner une difficulté qui expliquera que ces trouvailles sont fragiles : imaginons un Pierre Degenne qui aurait trois fils : Jean, René et Michel. Chacun se marie, les uns sont parrains des enfants des autres et on suit la règle consistant à donner à l’enfant le prénom du parrain ou de la marraine. Jean est parrain du fils de René, l’enfant s’appellera donc Jean. C’est comme ça qu’on se retrouve avec une quantité d’homonymes dans un même village, et les différences d’âge (quand elles sont possibles à déterminer) n’aident pas forcément. Les femmes avaient des enfants pendant parfois une vingtaine d’années… Voilà, c’était pour me dédouaner à l’avance d’éventuelles erreurs !

 

Exposition « Les Fagiens et la Grande Guerre »

Je relaie avec d’autant plus de plaisir l’annonce de cette exposition sur les Fagiens (habitants de Faye-la-Vineuse) et leur participation à la guerre de 14-18 que mon grand-père Robert Auriau figure sur l’affiche (c’est le beau gosse en haut à gauche) !

ExpoFaye7Juillet2018

L’inauguration est fixée au samedi 7 juillet à 18 h et la découverte du parcours commencera à la mairie de Faye-la-Vineuse.

L’exposition elle-même sera visible jusqu’au 31 décembre.

J’ai hâte de la découvrir !

Juste avant, à 16 h, Frédéric Guelton, docteur en histoire et chef du département de l’armée de terre du Service historique de la défense, donnera une conférence sur la Grande Guerre, à la salle polyvalente.

Au plaisir de vous y retrouver !

Infos pratiques : Faye-la-Vineuse se trouve à 8 km de Richelieu et à environ 25 km de Châtellerault.

La famille Degenne s’agrandit !

Je pensais avoir fait à peu près le tour de la famille Degenne. Et pourtant…

C’est en cherchant, encore et toujours, la date et le lieu de décès de Louise DRAULT (sosa 17), toujours pas trouvée d’ailleurs, l’épouse de Louis DEGENNE (sosa 16), que j’ai eu la surprise de découvrir d’autres enfants de ce couple. Je pensais qu’ils n’en avaient eu que deux : notre aïeul Louis Eugène Adrien et une fille, Cidonie (sic) Célestine. Je m’étais arrêtée là, mais il y en a eu d’autres. J’en suis à six !

Louis DEGENNE et Louise DRAULT se sont mariés le 24 octobre 1865 à Coussay-les-Bois, d’où était originaire Louise. Tous les enfants sont nés à Saint-Pierre-de-Maillé.

Leur fils aîné, Louis Eugène Adrien, est né le 31 juillet 1867. Il épousera ensuite Célestine Armande Augustine PLAUD. C’est mon sosa 8. J’en ai déjà parlé sur ce blog.

Cidonie Célestine est née le 5 mars 1870 et elle s’est mariée en 1900 avec Julien RIBREAU, à Châtellerault. Je leur connais deux enfants : Madeleine Marcelle (1902-1987) qui a épousé un employé du tramway de Châtellerault, et Robert André (1905-1986) qui a fait sa vie à Tours. [Le monde est petit…]

La fratrie ne s’arrêtait pourtant pas là.

Un autre Louis est né le 5 mars 1872, mais il n’a vécu que 3 petites semaines.

Ensuite, le 22 juillet 1873 est né Pierre Henri. J’ai retrouvé sa trace grâce à un nouveau cousin, Gregori Kurts, son arrière-petit-fils, généalogiste amateur, qui m’a fourni beaucoup d’informations et les photos qui illustrent l’article. Qu’il en soit remercié !

Le 27 juin 1898, Pierre-Henri a épousé Marie Louise CLARTÉ à Saint-Pierre-de-Maillé. Ils ont eu 3 enfants :

1/ Juliette Marie Louise Joséphine, née le 27 août 1899 à Saint-Pierre-de-Maillé, dont je sais seulement qu’elle est décédée à Paris, dans le 10arrondissement, le 26 novembre 1977, à 78 ans.

2/ Marie Suzanne, née le 22 avril 1903 à Saint-Pierre-de-Maillé. Je ne sais rien d’autre à son sujet.

3/ Octave Henri, né le 14 mai 1905 à Saint-Pierre-de-Maillé et décédé le 2 mars 1981 à Blois (41).

Marie Louise CLARTÉ est décédée le 1er mai 1906, à Saint-Pierre-de-Maillé. Elle n’avait que 33 ans et laissait trois jeunes enfants.

Pierre Henri s’est donc remarié avec une jeune veuve déjà mère d’un petit garçon. Il a épousé Angèle Julie BOUCHET le 27 novembre 1908 à Pleumartin. Ensemble, ils ont eu un fils, Louis Henri, (dit « Henri ») né le 23 septembre 1909. Il semble que les relations familiales n’étaient pas au beau fixe, et Henri est « monté » à Paris. Il était garçon de café. Le 21 mai 1932, à la mairie du 3arrondissement, il a épousé la jeune Jeanne MONGAUDON, qui était « fille de comptoir ». Jeanne est décédée à 25 ans, le 30 décembre 1938, à l’hôpital Lariboisière, dans le 10arrondissement, en mettant au monde un fils, Raymond. Ce dernier et son épouse ont eu deux enfants : Muriel (qui est la maman de Gregori, et qui a mon âge) et Sylvain, qui a eu deux enfants.

Louis-HenriDEGENNE-1946

Louis Henri Degenne, dit Henri, en 1946

Henri-Muriel

Henri avec sa petite-fille Muriel, donc 1959 ou 1960

Henri s’est remarié le 3 février 1940, toujours à Paris, dans le 10arrondissement, avec Germaine Lucienne DOSS. Ils ont divorcé le 25 mars 1946. Il semble qu’il y ait eu des enfants, mais sans certitude.

Puis Henri s’est remarié, pour la troisième fois, avec Pacha SOLOTOUCHINA, une jeune Ukrainienne rencontrée pendant son STO. Ils ont eu une fille, Claudine.

Après Pierre Henri, Louis Degenne et Louise Drault ont eu une petite fille, Marie Léontine, qui n’a vécu que 17 mois. Je n’ai trouvé que son acte de décès du 16 mars 1879.

Et enfin, le dernier fils, dénommé Fortunat Eusèbe, est né le 14 décembre 1880. Il était cantonnier à Bellefonds, un petit village du canton de Chauvigny. Il a eu deux épouses : Berthe JUTAN (1877-1928) puis Clémence Florentine HÉNEAU (1894-1979). Je ne sais rien d’autre à son sujet, notamment sur la présence d’enfants. Toujours est-il qu’il a très peu connu son père Louis Degenne, décédé quand il avait 2 ans.

Les pistes ouvertes par ces nouvelles branches sont nombreuses. Du pain sur la planche… Je publierai d’autres articles au fur et à mesure des futures découvertes.

C’est pour ces belles surprises que la généalogie me passionne, pour ces parcours si différents, et parfois aussi pour ces rendez-vous manqués…