Un cousinage encombrant ? Pas si sûr…

Le site Généanet permet, une fois qu’on a déposé son arbre, de rechercher des cousinages, le plus souvent avec des « célébrités ». La curiosité étant un merveilleux défaut, j’ai cliqué allègrement, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre, et au bout de quelques secondes, je me suis retrouvée avec 5 « cousins » dont les noms sont bien connus. N’allez pas croire que je vais vous donner tous les noms maintenant, ce serait trop facile !

Je vais commencer par le cousinage qui ne m’a pas vraiment surprise, étant donné le village d’origine de mes ancêtres et celui de cette personne : Saint-Pierre-de-Maillé. C’est un village, pas une grande ville, donc tôt ou tard, cette parenté allait finir par se matérialiser.

Vous avez certainement tous entendu parler de Marie Besnard. Moi aussi, mais il y a longtemps et j’ai eu besoin de me rafraîchir la mémoire. Oui, bien sûr, « la bonne dame de Loudun », « l’empoisonneuse de Loudun », ça me parlait, mais sans plus. Je savais qu’elle avait été accusée d’avoir empoisonné son mari Léon et plusieurs personnes de son entourage, mais je ne savais plus si elle avait été condamnée. Je me souvenais aussi avoir lu que la terre du cimetière de Loudun était gorgée d’arsenic, bref des souvenirs épars et pas très cohérents.

Après quelques recherches, je sais maintenant qu’elle a connu trois procès et qu’elle a été acquittée au dernier. Aucune preuve. En revanche, beaucoup de médisances et de jalousies autour d’elle (Léon avait « des biens ») qui ont pris une ampleur démesurée. Dans un des liens que je vous donne en fin d’article, il est fait mention de la réflexion d’un psychiatre qui l’avait trouvée « anormalement normale ».

Notre parenté commence avec ce couple : René PLAUD, qui épouse Anne ROCHER le 26 novembre 1715 à Saint-Pierre-de-Maillé. Si je déchiffre bien l’acte de mariage, Anne a « 15 ans ou environ » et René, 22.

Je leur ai trouvé quatre enfants : Jeanne née en 1726, Anne en 1729, Silvain en 1733 et Louis en 1736, mais ce sont Jeanne et Louis qui nous intéressent.

CousinageMarieBESNARD

Il y a fort à parier que Célestine Plaud et Louis Degenne ont connu Marie Besnard lorsqu’elle était jeune, ou ses parents agriculteurs, puisqu’ils ont vécu à Saint-Pierre-de-Maillé au moins jusqu’en 1906. Ensuite, c’est moins sûr, car après le décès (non suspect, je précise) de son premier mari, elle est partie à Loudun. Pour son malheur. Les récentes lectures que j’ai faites à son sujet étaient vraiment intéressantes, je vous invite à en faire autant.

021-Marie-Besnard

Marie Besnard, née Davailleau 1895-1980

Voici quelques liens :

http://www.favreaucivilise.com/fr-procesdusiecle0906.htm (le fond bleu n’est pas des plus agréables, mais c’est un article complet, rédigé par une des avocates de Marie Besnard.)

https://www.collection-privee.org/public/galerie-virtuelle-plus.php?theme=7 À part quelques inexactitudes (non, Saint-Angle-sur l’Anglin n’existe pas !), c’est un résumé qui semble fidèle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Besnard Que ferions-nous sans Wikipédia ?

À bientôt pour savoir qui sont les autres cousins (et la cousine) !

 

 

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Exposition sur la Grande Guerre à Faye-la-Vineuse

Aujourd’hui, je relaie la demande de l’Association des Amis de la Collégiale (il s’agit de la collégiale Saint-Georges de Faye-la-Vineuse, si vous ne la connaissez pas encore, inscrivez cette visite sur votre agenda !).

Collégiale_Saint-Georges.jpg

Par Brit.horemans — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35582232

Cette association a besoin de votre aide. Elle va commémorer le centenaire de la Grande Guerre par une exposition dont une partie importante sera consacrée aux histoires de soldats.

Vous pouvez en consulter quelques exemples à l’entrée de la Collégiale.

Si votre famille a un lien avec Faye-la-Vineuse et si vous possédez des documents, cartes, photos… concernant vos aïeuls ayant participé à cette guerre, si vous souhaitez relater une histoire ou un témoignage, même très bref, comme « Mon grand-père n’a jamais voulu en parler… », vous pouvez les transmettre aux membres du bureau de l’association ou au secrétariat de mairie de Faye-la-Vineuse dès à présent et jusqu’au 30 avril 2018.

Chaque document sera photocopié afin de vous rendre les originaux immédiatement.

Merci à l’avance de votre participation pour cette exposition, qui a pour but de mettre à l’honneur ces soldats, vos ancêtres, qui ont participé à cette terrible guerre.

Pour contacter l’association, écrivez à cette adresse : amisdelacollegiale@gmail.com

J’ajoute que lors de cette exposition, vous pourrez consulter des documents concernant mon grand-père, Robert Auriau, qui a fait cette guerre à son corps défendant et a été prisonnier en Allemagne.

Merci par avance de vos contributions. Je vous donnerai les dates dès que je les connaîtrai.

Henriette, la suite…

J’avais parlé ICI du mariage d’Henriette Fleurence ENNEBAULT avec Charles Pierre ARTAULT. Henriette était orpheline et mineure, il avait donc fallu réunir un conseil de famille pour l’autoriser à se marier. Les deux tourtereaux avaient eu 4 enfants. Pourtant, cette histoire se terminait sur une note plutôt triste puisqu’en l’espace de quelques années, Henriette avait perdu deux enfants en bas âge, puis son mari et enfin un troisième enfant. Elle restait seule avec son fils Charles, alors âgé de 9 ans et je ne m’étais pas vraiment préoccupée de savoir ce qui lui était arrivé après tous ces deuils.

En essayant de trouver la date de son décès, je suis tombée sur une bonne nouvelle : Henriette s’est remariée le 14 février 1827 avec Vincent Boutault (ou Bouteau), un cultivateur de Scorbé-Clairvaux. Elle avait 33 ans et lui 28. Leur fils Charles est né en 1834, il s’est marié et a eu des enfants à son tour.

Je continuais à chercher la date de son décès, mais sans grand succès, dans les tables décennales, j’ai donc décidé d’éplucher les registres des décès d’Orches et j’ai fini par la trouver. Elle est morte le 13 novembre 1859, à l’âge de 65 ans. La tâche s’est compliquée parce que la « Henriette Fleurence Ennebault » de son acte de naissance est devenue « Florence Andebault » sur l’acte de décès…

J’ai aussi découvert qu’Henriette avait eu 3 frères et une sœur, ce qui me laisse encore quelques recherches à faire pour avoir un aperçu complet de cette famille.

C’était ma petite satisfaction du jour : avoir pu prolonger cette histoire jusqu’à la mort d’Henriette.

Ce complément de recherche, je le dois au challenge #1J1ancetre de Twitter, auquel j’essaie de participer (presque) chaque jour. Le principe est simple : à la date du jour, chercher si un ancêtre est né, s’est marié, est décédé, ou s’il y a un événement quelconque ce jour-là. Je commence à avoir de quoi faire en termes de nombre d’ancêtres et j’en profite pour vérifier que je dispose de tous les actes concernant la personne, je cherche un peu plus loin, trouve des frères et sœurs, etc. C’est très stimulant !

 

Génitour

Tout arrive, et je me décide à participer au #généathème de janvier qui porte sur les prénoms ! J’aime les prénoms, tout ce qu’ils contiennent, que ce soit des contraintes (une belle-mère qui veut imposer son choix, la tradition familiale qui veut que chaque fils aîné s’appelle Louis ou Jean) ou des envies plus libres qui poussent à donner un prénom assez exotique ou rare et qui appartiennent à l’intimité d’un couple. Par le passé, on donnait souvent le prénom d’un ancêtre, du parrain ou de la marraine. Le choix était moins libre qu’aujourd’hui, mais ça n’empêche pas quelques trouvailles !

Dans ma généalogie, j’ai croisé une quantité de Françoise, Jeanne, Marie, Louise, Madeleine, Charlotte, Marguerite, etc. et aussi beaucoup de Louis, Jean, François. Quelques Mathurin, André, Silvin, Denis, René, Théophile, et quelques prénoms moins courants et pratiquement oubliés :

  • Quelques Mandé (tous de la même famille)
  • Quelques Fulgent et Fulgente
  • Un Émery
  • Un Audet
  • Une Savine
  • Une Blayse (portant donc un prénom masculin)
  • Une Bonaventure (prénom masculin aussi)
  • Une Néomaise (écrit ainsi dans l’acte, mais je pense que c’est une déformation de Néomaye, d’après Sainte Néomaye du Poitou ou Néomadie, ou encore Noémoise ou Néomoye, la patronne des bergères)
  • Une Vincende
  • Une Sébastienne
  • Quelques Jacquette et une Paquette

Mais le prénom qui m’a le plus intriguée, c’est Génitour. C’est le prénom de mon sosa 600, Génitour Brunet, né le 26 octobre 1670 à Angles-sur-l’Anglin où il semble avoir passé sa vie. Je ne sais pas encore grand-chose de lui, mais un peu plus sur son prénom. Angles-sur-l’Anglin est une commune de la Vienne limitrophe de l’Indre. Et c’est dans l’Indre que naît la légende de Saint-Génitour, qui est maintenant le saint patron de la ville du Blanc (ma commune de naissance, au passage).

EgliseSaintGenitour

Église Saint-Génitour – Le Blanc (36) – Source photo : Église Saint-Génitour

J’ai trouvé une partie de l’histoire : « Selon la légende, c’est au IVe siècle que, sur la rive gauche de la Creuse, furent décapités les ‘Bons Saints’ du Blanc et Saint Génitour leur frère, revenant tous quatre de Tours où ils avaient reçu le baptême des mains de Saint Martin. […] Leur frère Génitour, ayant pris sa tête dans ses mains, traversa la rivière et vint frapper à la porte d’une petite chapelle chrétienne dédiée à Notre Dame. Passant son doigt ensanglanté entre les planches disjointes de la porte, Génitour rendit la vue au gardien aveugle, s’étendant dans la chapelle, désigna lui-même le lieu de sa sépulture. C’est ainsi que l’église paroissiale de la ville basse est dédiée à Saint Génitour. Passer le doigt dans le trou percé de son portail d’entrée accorde, dit-on, la guérison d’un œil malade, et aux mariées, la fécondité. »

Source : http://bit.ly/2FDks3A

Pour les curieux : https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/genitour-et-la-legende-des-bons-saints

Et : https://fr.anecdotrip.com/anecdote/saint-genitour-une-histoire-de-trou-et-de-tete-decollee-par-vinaigrette

 

Bilan 2017 et projets 2018

Il est d’usage de faire un bilan de l’année écoulée. Alors, allons-y, il ne reste que quelques heures ! Je précise que ce bilan ne concerne que mon « année généalogique ».

Pour mémoire, je n’ai repris mes recherches que courant 2016, et j’ai créé ce blog en décembre de la même année. J’avais besoin d’un endroit pour développer un peu ce que je trouvais, récapituler, et surtout en faire profiter d’autres, notamment les membres de ma famille.

Il se trouve qu’au même moment, ma vie professionnelle a pris le pas sur tout ce que j’avais entrepris, qu’elle m’a privée de temps, ce précieux temps, et que je suis loin d’avoir fait tout ce que j’avais en tête au départ.

Enfin, le blog est là, alimenté de façon irrégulière, mais peu importe, il n’a pas vocation à battre des records, pas plus que la page Facebook associée, qui est surtout là pour me permettre de suivre d’autres pages qui m’intéressent. Concernant le blog, j’ai matière à publier, il faudrait simplement que j’aie le temps de compléter certaines recherches et de rédiger…

J’ai quand même avancé puisque, si on parle de nombre d’ancêtres, je suis partie de mes recherches antérieures avec environ 800 noms dans mon arbre et que j’arrive, en cette fin d’année, à un peu plus de 2000. Je ne fais pas de course au chiffre, mais ça reste une satisfaction d’avoir étoffé cet arbre, et ces nouveaux ancêtres sont autant de pistes à développer. J’ai aussi débloqué quelques impasses, je pense à Louise Drault, mais aussi à Louise Bourgouin qui m’a permis de sortir de l’Indre-et-Loire et de la Vienne pour m’emmener dans la Sarthe et le Loir-et-Cher ! On est encore loin de l’exotisme de certaines généalogies, mais qui sait où me mèneront mes prochaines découvertes ? J’ai aussi fini par mettre la main sur la fiche matricule de mon grand-père Robert Auriau et j’en suis très contente.

Une année 2017 faite d’un mélange de satisfactions et de frustrations, comme souvent, mais l’idée est que ces frustrations deviennent de nouveaux projets qui, un beau jour, finiront bien par se concrétiser !

Pour 2018, je voudrais du temps pour : lire, chercher, écrire, réfléchir, creuser la psychogénéalogie qui m’intéresse beaucoup (d’ailleurs, je suis preneuse de titres et d’auteurs), suivre des cours de paléographie pour déchiffrer plus facilement certains actes, participer davantage à la vie de cette communauté de généalogistes formidables que je suis sur Twitter, affiner ma « méthodologie » et m’organiser (pas mon point fort) et tout cela en essayant de ne pas passer tout mon temps devant l’ordinateur…

Excellente année 2018 à toutes et à tous !

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On veille sur moi

Le mystère du « hibou américain » est résolu !

J’avais publié l’article à propos de « Pierre hibou américain » sur Twitter, et plusieurs généalogistes m’ont donné un superbe coup de main, très apprécié, pour tenter de résoudre cette énigme ! Je les en remercie vivement.

Sur l’acte de baptême qui illustrait l’article précédent, si le curé avait respecté les règles orthotypographiques actuelles, il aurait écrit : « Pierre Hibou, Américain » et ça aurait fait sens, sans pour autant résoudre complètement l’affaire, car que pouvait bien faire un Américain en 1736 à Pleumartin ?

Pour commencer, D’ors et d’arts a trouvé l’acte de décès du petit Philippe André, mort en juillet 1738 « âgé de deux ans environ », ainsi que l’acte de baptême d’un autre garçon, Laurent Pierre, né le 10 mai 1734, dont le père est nommé « Pierre hibeau américain ». Toujours l’orthographe, monsieur le curé !

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Acte de baptême de Laurent Pierre, 1734

Et puis aussi l’acte de mariage des parents, où on voit la signature de Pierre : « Pierre nègre américain », à côté de celles de membres de la famille du marquis de Pleumartin.

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Acte de mariage de Pierre et de Louise Blanchard (le Deslandes est une erreur), 17 février 1733

Pierre venait donc bien d’Amérique, il avait probablement été ramené par une expédition. Le fait que ce soit un Noir, peut-être un ancien esclave, rend sa présence dans la Vienne encore plus étonnante. Toutes les questions que je me posais sur cette présence, ce mariage, l’origine de son nom, les signatures sur l’acte de mariage, etc. ont trouvé leur réponse dans ce passionnant article des Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest (ABPO) rédigé par Sébastien Jahan, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Poitiers, et intitulé Les Noirs en Haut-Poitou au XVIIIe siècle, qui m’a été fourni par D’ors et d’arts. J’y ai appris, entre autres, que ces années-là, il y avait 3 Noirs répertoriés en Poitou, le Pierre qui nous intéresse, un dénommé Thomas Ismaël qui accompagnait un régiment irlandais et une jeune femme, Louise Thisbée, vraisemblablement ramenée de Saint-Domingue par un colon châtelleraudais revenu mourir sur ses terres natales.

Pour lire cet article, c’est ICI. Il est très complet, ne vous privez pas de cette lecture !

Je n’ai pas réussi à trouver l’acte de décès de Pierre, certaines pages des registres de Pleumartin pour l’époque sont en très mauvais état. Louise, son épouse, est décédée en 1747. Elle est appelée Deslandes (comme dans l’acte de mariage où il est précisé que c’est une erreur), mais elle est dite « veuve de Pierre Hibault », donc on peut penser que c’est bien elle. A priori, ce couple n’a pas eu de descendance…

DecesLouiseDeslandesVvePierreHibault-14-12-1747-Pleumartin

Acte de décès de Louise Blanchard, veuve de Pierre Hibault. 1747

J’ai peut-être un autre mystère en réserve, à mon avis bien plus épais, alors… à bientôt !

Mystère : le « hibou américain » !

C’est au détour d’une recherche, il y a quelques semaines, dans les registres paroissiaux en ligne des Archives départementales de la Vienne, que je suis tombée sur cet acte. C’est incroyable ce qui peut accrocher l’œil quand on lit en diagonale !

Il s’agit d’un acte de baptême du 18 novembre 1736, sur le registre paroissial de Pleumartin. Le baptisé est Philippe André, dit « fils de Pierre hibou américain » et de Louise Bélangeard. Si je déchiffre bien, les parrain et marraine sont André Pinot et Magdelene Gilberton, ce qui ne m’avance pas. Je n’ai pas trouvé Louise, mais seulement deux occurrences de « Bélangeard » sur Généanet, à Pleumartin également et rien sur Filae…

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On peut tout imaginer : un père facétieux qui veut jouer un tour au curé du village, une profession itinérante (forain, colporteur, etc.), un vin de messe un peu trop fort, une ouïe défaillante, tout est possible ! Mais plus sérieusement, je pense aussi que ce Pierre pourrait fort bien avoir été ramené d’une expédition en Amérique par un explorateur ou un marchand. Faute de trouver d’autres documents, cette hypothèse me semble difficile à confirmer.

Bien que ce Pierre ne soit vraisemblablement pas de notre famille, cet acte de baptême a été établi à Pleumartin, d’où ma curiosité.

Tout ce qui permettrait d’éclaircir cette histoire de hibou est bienvenu !

 

Mado Robin, notre cousine !

Et oui, ce cousinage existe bel et bien, il faut juste commencer par faire un bond en arrière, jusqu’en 1665 environ, avant de trouver nos ancêtres communs.

C’est avec le couple Louis CARRÉ (sosa 1038) et Marie MAGNIÉ (sosa 1039) que tout commence.

Louis était le fils de Rémy Carré et d’Honorée Guérin, il était laboureur à Vicq-sur-Gartempe, où il est né le 21 décembre 1644 et est décédé le 28 août 1725, à l’âge très honorable de 80 ans.

LaBaudonniere

Probablement là-même où vécurent nos ancêtres…

Pour l’anecdote, il est qualifié de « sieur de la Baudonnière », son frère aîné Jean est « sieur du Breuil », et je n’ai pas encore trouvé l’origine de cette dénomination assez pompeuse pour des milieux si modestes…

Vers 1665, il a épousé Marie Magnié, ils ont eu 10 enfants, parmi lesquels Anthoinette (Sosa 519) et Sylvain. Anthoinette est née en 1666, c’est vraisemblablement l’aînée de la fratrie. Sylvain, quant à lui, est né en 1680.

Chacun est à l’origine d’une lignée et c’est celle de Sylvain qui a donné naissance à Madeleine Robin, dite Mado Robin, que les plus jeunes ne connaîtront pas, mais dont le nom parlera certainement aux plus anciens. Mado Robin était artiste lyrique, elle a connu une très belle carrière. Je cite l’article qui lui est consacré sur Wikipédia : Elle devient célèbre dans le monde entier pour ses excursions dans la stratosphère vocale en parvenant à donner un contre-contre-ré, la note la plus aiguë jamais chantée. Elle était souvent surnommée avec respect « The French stratospheric colorature ». Un célèbre journal américain titrait alors « Elle a franchi le mur du son ».

MadoRobin

Mado Robin

Elle était née le 29 décembre 1918 à Yzeures-sur-Creuse, et elle est décédée à Paris, le 10 décembre 1960. Un musée lui est dédié à Yzeures.

Anecdote personnelle : j’ai souvent entendu raconter par mon père que lorsqu’il était à l’école primaire, Mado Robin était venue en visite dans cette école. Pour l’occasion, les enfants avaient chanté et à la fin, Mado Robin avait dit : « Il n’y en a qu’un qui ne chante pas faux » en montrant mon père (qui biche à chaque fois qu’il raconte cette histoire !)

Pour en savoir plus sur sa carrière : BiographeMadoRobin

CousinageMadoRobin

Le cousinage

 

Louise Bourgouin, je t’ai retrouvée !

Dans l’article que j’avais rédigé sur la lignée AURIAU (ici), j’expliquais que Louise BOURGOUIN (Sosa 97) risquait d’être difficile à trouver. En effet, je ne disposais que de son acte de décès qui la disait âgée de 86 ans et née « en Normandie », sans autre précision. Je prévoyais de lancer mes filets dans les archives des départements concernés, un peu au hasard, mais je savais que même si je trouvais une Louise Bourgouin, je ne pourrais pas forcément la relier à Joseph AURIAU. Je remettais à plus tard, déjà découragée par la recherche de cette aiguille dans une botte de foin…

Et puis, en cherchant autre chose, j’ai entré les noms de ce couple sur le site de GE86, « entraide généalogique dans la Vienne », qui me tire régulièrement d’affaire. Et là, bingo ! La date et le lieu du mariage ! Je me précipite sur le site des Archives départementales de la Vienne, je sélectionne Verrue (oui, c’est un village de la Vienne), je fais défiler les pages du registre concerné à toute vitesse et le voilà, l’acte de mariage ! (Il faudra un jour écrire sur les poussées d’adrénaline du généalogiste, c’est vraiment quelque chose.)

Ce sont bien eux qui se marient ce 3 février 1778 ! Joseph Auriau, charron, fils de Joseph et de Marie Orillard, de la paroisse de St Vincent de l’Oratoire, tous deux décédés. Oui, c’est bien le bon Joseph Auriau. Et Louise ? Oh, elle est là, mineure, mais son âge n’est pas précisé, pas plus que sa date de naissance. Joseph a 23 ans, il est mineur également. Le domicile de Joseph n’est pas indiqué, c’est dommage, mais Verrue se trouve juste à côté de Monts-sur-Guesnes et de Chouppes. Cet acte de mariage présente une nouveauté (pour moi), il y est fait mention du « curateur aux causes de l’époux », époux qui est mineur et orphelin. J’ai donc appris, dans un ouvrage nommé Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, ceci : « En pays coutumier, la tutelle dure jusqu’à la majorité, mais si les mineurs sont émancipés plus tôt, on leur donne aussi un curateur pour les assister en jugements, c’est-à-dire dans les causes qu’ils peuvent avoir. C’est pourquoi on l’appelle curateur à l’émancipation ou curateur aux causes. »

Louise est la fille d’un sergent, employé dans les fermes du roi, du nom de Gervais BOURGOUIN, et de Françoise PINCELOUP. Le couple a également un fils, nommé Gervais, comme tous ses aïeux directs.

Avec ces informations, je vais sur le site Généanet, une vraie mine d’or, et il se trouve qu’une personne a déjà établi la généalogie de ces Gervais Bourgouin, ce qui est une nouvelle aubaine. Grâce à son travail, j’ai pu débloquer toute la lignée et c’est formidable.

Gervais BOURGOUIN, le père de Louise, mon Sosa 194, est né à Saint-Calais, dans la Sarthe, en 1725. Né dans la Sarthe et mort à Jaulnais, dans la Vienne, le 2 mai 1785. Ce « Jaulnais » n’existe pas. Il s’agit en fait de Jaunay-Clan (86130). Son acte de décès le dit « garde sédentaire du dépôt à sel ».

La mère de Louise, Françoise PINCELOUP (Sosa 195), est également décédée à Jaunay-Clan, deux ans après son mari. Et là, j’ai l’impression que c’est le même phénomène qu’avec Louise : impossible de trouver une mention de « Pinceloup » dans la Vienne… J’en déduis qu’elle était originaire d’un autre département, peut-être même de Normandie, puisque Pinceloup semble être un nom assez courant dans la région. À suivre…

Poursuivons avec les Bourgouin, tous dénommés Gervais. Le grand-père de Louise, donc Gervais BOURGOUIN (Sosa 388), est né en 1697 à Courdemanche, dans la Sarthe, et décédé en 1758 à Saint-Calais. Le 16 juin 1722, il a épousé Marguerite COURTIN (Sosa 389) dans le Loir-et-Cher, à Villiers-sur-Loir. Les parents, grands-parents et autres aïeux de Marguerite sont tous originaires de Villiers-sur-Loir. J’explorerai cette branche dans un autre article.

L’arrière-grand-père de Louise, également appelé Gervais BOURGOUIN (Sosa 776), est né en 1669 à Courdemanche. Il était « notaire et fermier général » et avait épousé Anne HERSENT (Sosa 777) en 1692, à Courdemanche. La lignée Hersent semble originaire de ce village. J’y reviendrai aussi.

Son père, Gervais BOURGOUIN (Sosa 1552) a épousé Marie GRANGER (Sosa 1553) à Courdemanche, le 18 février 1664. Il y est décédé en 1694. Je ne m’attarde pas sur Marie GRANGER, décédée le 25 novembre 1673, mais sur ses parents. Son père était François GRANGER (Sosa 3106), dit « l’aîné ». Il était notaire royal et, pure coïncidence, il a épousé une Jeanne… AURIAU ! C’est mon Sosa 3107. La lignée des Granger semble être originaire d’Évaillé, dans la Sarthe.

Revenons aux Bourgouin, avec Gervais BOURGOUIN (Sosa 3104) qui a épousé Perrine PINSON (Sosa 3105) à Tresson, dans la Sarthe en 1635. Il y est décédé en 1673, après Perrine qui est morte en 1642. Elle était née dans ce même village le 15 avril 1595 et cette date très reculée constitue mon « record », le premier acte qui m’emmène au-delà du XVIe siècle.

Faute de registres, les recherches s’arrêtent là, mais quelle chance de pouvoir remonter si loin et d’avoir de nouvelles branches à étudier ! C’est fascinant !

 

Généanet

Ça y est ! J’ai publié la généalogie Degenne-Auriau sur Généanet. Elle est accessible via ce lien : http://gw.geneanet.org/fdegenne

J’ai déjà rectifié une petite erreur. Si vous en trouvez d’autres, il faut me les signaler. Erreurs ou bizarreries…

Je n’ai pas vérifié s’il fallait se créer un compte pour y accéder ou pas. Si c’est le cas, c’est très rapide. Et ça en vaut la peine, puisque je viens de découvrir, du côté Degenne, une lignée aux petits oignons, avec notaire royal, maître chirurgien et un titre de marquis ! Je vérifie tout avant de rédiger un article.

Je vous dis à très bientôt, avec aussi des nouvelles des Auriau !

CartePoitou