De nouveaux DEGENNE !

J’ai beaucoup avancé dans mes recherches, débloqué plusieurs branches, et depuis quelques temps, je n’arrête pas de tomber sur des DEGENNE ! J’en trouve parfois plusieurs sur la même page d’un registre, c’est impressionnant.

Ces DEGENNE-là sont originaires d’autres paroisses que Crémille (Pleumartin) et viennent, entre autres, de Monthoiron et Availles-en-Châtellerault. On en trouve aussi dans d’autres communes de la Vienne, mais je n’ai pas encore trouvé le moyen de les relier aux « nôtres ».

CarteMonthoiron

Pour avoir une petite idée de la situation géographique de Monthoiron par rapport à Leigné-les-Bois et Pleumartin.

J’ai donc mis la main sur un véritable « nid » de DEGENNE en remontant la lignée des GUÉRIN de Leigné-les-Bois. Jean GUÉRIN, laboureur, sosa 80, a épousé le 23 février 1802, Marie Anne DEGENNE. Marie Anne est née à Monthoiron en 1773, comme ses 6 frères et sœurs, mais son père Louis (sosa 162), tisserand marchand, s’était marié à Leigné-les-Bois avec une demoiselle Louise OUVRARD. Ils n’y vivaient pas, mais y avaient forcément des attaches. Nous avons donc un nouveau Louis DEGENNE dans la famille !

Et même deux, puisque Louis était le fils d’un autre Louis DEGENNE (sosa 324) et de Jeanne SERVANT. Louis, tisserand, et Jeanne se sont mariés à Monthoiron en 1732, c’est là que Louis est décédé. Louis avait un frère, Pierre, également tisserand, décédé à l’âge de 21 ans, et une sœur Jeanne.

Le père de Louis, François DEGENNE, donc le sosa 648, est né à Asnières le 21 mai 1677. Asnières est une paroisse voisine de Monthoiron, « absorbée » en 1818. Il est décédé à Availles-en-Châtellerault. Il se trouve que ce François DEGENNE s’est marié avec… Simone DEGENNE ! J’y reviendrai dans un autre article.

Continuons avec François, dont le père, Michel DEGENNE (sosa 1296) est né à Monthoiron en 1653. Michel épousera en premières noces Jeanne PHILIPPE qui lui donnera au moins 4 enfants : René, Renée, François et Jeanne. Jeanne PHILIPPE est décédée en 1688 à Asnières après la naissance d’un possible cinquième enfant, mais je n’en trouve pas la confirmation. Après son décès, Michel s’est remarié avec Marie COIGNÉE qui lui a donné… 12 enfants ! Michel est décédé le 19 octobre 1724 à Senillé, à l’âge de 70 ans.

Michel est le fils de Catherin (ou Cathelin) et de Charlotte CHIQUARD. Catherin DEGENNE est né en 1635 à Availles-en-Châtellerault. Charlotte et lui se sont mariés en 1650 à Monthoiron. Si je sais encore compter, il avait 15 ans ! Hélas, le registre des mariages n’est vraiment pas bavard : il ne comporte aucune mention des parents et encore moins l’âge des jeunes époux…

Catherin serait le fils d’Antoine DEGENNE et Françoise NAUDIN, mais les registres deviennent difficiles à lire et la multiplication des homonymes ne facilite pas la tâche. Pour un autre Catherin, dans les mêmes années, les deux parents sont des DEGENNE ! Affaire à suivre… Je continue à démêler l’écheveau et reparlerai bientôt d’autres « nids » de DEGENNE !

Monthoiron

Deux précisions pour clore cet article :

Note 1 : Je ne me formalise plus de l’orthographe de Degenne depuis longtemps. On trouve aussi bien Degenne que Degennes ou Degene, voire Dejenne pour nommer la même personne, avec variante entre le baptême et le mariage ou le décès. Les curés écrivaient comme ils pouvaient et selon ce qu’on leur disait, ce n’est pas un critère pour dire « Il ou elle est de la famille ou n’est pas de la famille », comme le faisait mon grand-père Étienne lorsque nous passions devant un garage sur la route de la Roche-Posay, et que je lui faisais remarquer qu’« ils s’appelaient comme nous ». La réponse était toujours : « Non, eux, ils ont un S, pas nous », en sous-entendant qu’il ne fallait quand même pas tout mélanger !

Note 2 : J’en profite au passage pour souligner une difficulté qui expliquera que ces trouvailles sont fragiles : imaginons un Pierre Degenne qui aurait trois fils : Jean, René et Michel. Chacun se marie, les uns sont parrains des enfants des autres et on suit la règle consistant à donner à l’enfant le prénom du parrain ou de la marraine. Jean est parrain du fils de René, l’enfant s’appellera donc Jean. C’est comme ça qu’on se retrouve avec une quantité d’homonymes dans un même village, et les différences d’âge (quand elles sont possibles à déterminer) n’aident pas forcément. Les femmes avaient des enfants pendant parfois une vingtaine d’années… Voilà, c’était pour me dédouaner à l’avance d’éventuelles erreurs !

 

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Exposition « Les Fagiens et la Grande Guerre »

Je relaie avec d’autant plus de plaisir l’annonce de cette exposition sur les Fagiens (habitants de Faye-la-Vineuse) et leur participation à la guerre de 14-18 que mon grand-père Robert Auriau figure sur l’affiche (c’est le beau gosse en haut à gauche) !

ExpoFaye7Juillet2018

L’inauguration est fixée au samedi 7 juillet à 18 h et la découverte du parcours commencera à la mairie de Faye-la-Vineuse.

L’exposition elle-même sera visible jusqu’au 31 décembre.

J’ai hâte de la découvrir !

Juste avant, à 16 h, Frédéric Guelton, docteur en histoire et chef du département de l’armée de terre du Service historique de la défense, donnera une conférence sur la Grande Guerre, à la salle polyvalente.

Au plaisir de vous y retrouver !

Infos pratiques : Faye-la-Vineuse se trouve à 8 km de Richelieu et à environ 25 km de Châtellerault.

La famille Degenne s’agrandit !

Je pensais avoir fait à peu près le tour de la famille Degenne. Et pourtant…

C’est en cherchant, encore et toujours, la date et le lieu de décès de Louise DRAULT (sosa 17), toujours pas trouvée d’ailleurs, l’épouse de Louis DEGENNE (sosa 16), que j’ai eu la surprise de découvrir d’autres enfants de ce couple. Je pensais qu’ils n’en avaient eu que deux : notre aïeul Louis Eugène Adrien et une fille, Cidonie (sic) Célestine. Je m’étais arrêtée là, mais il y en a eu d’autres. J’en suis à six !

Louis DEGENNE et Louise DRAULT se sont mariés le 24 octobre 1865 à Coussay-les-Bois, d’où était originaire Louise. Tous les enfants sont nés à Saint-Pierre-de-Maillé.

Leur fils aîné, Louis Eugène Adrien, est né le 31 juillet 1867. Il épousera ensuite Célestine Armande Augustine PLAUD. C’est mon sosa 8. J’en ai déjà parlé sur ce blog.

Cidonie Célestine est née le 5 mars 1870 et elle s’est mariée en 1900 avec Julien RIBREAU, à Châtellerault. Je leur connais deux enfants : Madeleine Marcelle (1902-1987) qui a épousé un employé du tramway de Châtellerault, et Robert André (1905-1986) qui a fait sa vie à Tours. [Le monde est petit…]

La fratrie ne s’arrêtait pourtant pas là.

Un autre Louis est né le 5 mars 1872, mais il n’a vécu que 3 petites semaines.

Ensuite, le 22 juillet 1873 est né Pierre Henri. J’ai retrouvé sa trace grâce à un nouveau cousin, Gregori Kurts, son arrière-petit-fils, généalogiste amateur, qui m’a fourni beaucoup d’informations et les photos qui illustrent l’article. Qu’il en soit remercié !

Le 27 juin 1898, Pierre-Henri a épousé Marie Louise CLARTÉ à Saint-Pierre-de-Maillé. Ils ont eu 3 enfants :

1/ Juliette Marie Louise Joséphine, née le 27 août 1899 à Saint-Pierre-de-Maillé, dont je sais seulement qu’elle est décédée à Paris, dans le 10arrondissement, le 26 novembre 1977, à 78 ans.

2/ Marie Suzanne, née le 22 avril 1903 à Saint-Pierre-de-Maillé. Je ne sais rien d’autre à son sujet.

3/ Octave Henri, né le 14 mai 1905 à Saint-Pierre-de-Maillé et décédé le 2 mars 1981 à Blois (41).

Marie Louise CLARTÉ est décédée le 1er mai 1906, à Saint-Pierre-de-Maillé. Elle n’avait que 33 ans et laissait trois jeunes enfants.

Pierre Henri s’est donc remarié avec une jeune veuve déjà mère d’un petit garçon. Il a épousé Angèle Julie BOUCHET le 27 novembre 1908 à Pleumartin. Ensemble, ils ont eu un fils, Louis Henri, (dit « Henri ») né le 23 septembre 1909. Il semble que les relations familiales n’étaient pas au beau fixe, et Henri est « monté » à Paris. Il était garçon de café. Le 21 mai 1932, à la mairie du 3arrondissement, il a épousé la jeune Jeanne MONGAUDON, qui était « fille de comptoir ». Jeanne est décédée à 25 ans, le 30 décembre 1938, à l’hôpital Lariboisière, dans le 10arrondissement, en mettant au monde un fils, Raymond. Ce dernier et son épouse ont eu deux enfants : Muriel (qui est la maman de Gregori, et qui a mon âge) et Sylvain, qui a eu deux enfants.

Louis-HenriDEGENNE-1946

Louis Henri Degenne, dit Henri, en 1946

Henri-Muriel

Henri avec sa petite-fille Muriel, donc 1959 ou 1960

Henri s’est remarié le 3 février 1940, toujours à Paris, dans le 10arrondissement, avec Germaine Lucienne DOSS. Ils ont divorcé le 25 mars 1946. Il semble qu’il y ait eu des enfants, mais sans certitude.

Puis Henri s’est remarié, pour la troisième fois, avec Pacha SOLOTOUCHINA, une jeune Ukrainienne rencontrée pendant son STO. Ils ont eu une fille, Claudine.

Après Pierre Henri, Louis Degenne et Louise Drault ont eu une petite fille, Marie Léontine, qui n’a vécu que 17 mois. Je n’ai trouvé que son acte de décès du 16 mars 1879.

Et enfin, le dernier fils, dénommé Fortunat Eusèbe, est né le 14 décembre 1880. Il était cantonnier à Bellefonds, un petit village du canton de Chauvigny. Il a eu deux épouses : Berthe JUTAN (1877-1928) puis Clémence Florentine HÉNEAU (1894-1979). Je ne sais rien d’autre à son sujet, notamment sur la présence d’enfants. Toujours est-il qu’il a très peu connu son père Louis Degenne, décédé quand il avait 2 ans.

Les pistes ouvertes par ces nouvelles branches sont nombreuses. Du pain sur la planche… Je publierai d’autres articles au fur et à mesure des futures découvertes.

C’est pour ces belles surprises que la généalogie me passionne, pour ces parcours si différents, et parfois aussi pour ces rendez-vous manqués…

René GANGNANT, Archigny ou Charleston ?

Pour beaucoup de mes ancêtres, je sais que je ne trouverai jamais les dates et lieux des principales étapes de leur vie, tout simplement parce que les registres paroissiaux n’existent pas ou ont été détruits. Les gens de peu qui constituent la grande majorité de mes aïeux n’ont pas laissé de traces dans l’Histoire, contrairement aux grands de ce monde. C’est comme ça.

Pour certains, toutefois, on arrive à une situation qui devient une véritable devinette, voire un jeu de piste. C’est le cas pour René GANGNANT, mon sosa 2456. Je sais qu’il s’est marié le 20 avril 1657 à Archigny (86) avec Marie BOUFFRON, et qu’il est décédé le 28 avril 1685 à Archigny, « à l’âge d’environ cinquante-cinq ans ». Son épouse Marie l’a suivi de quelques jours puisqu’elle est décédée le 4 mai 1685.

2456-DecesReneGANGNANT-1685-Archigny

Acte de décès de René Gangnant – 1685 – Archigny

Ce « environ cinquante-cinq ans » me laisse penser qu’il est né aux environs de 1630.

Je consulte Généanet pour voir si je peux trouver quelques informations et là, je tombe sur l’arbre d’un autre généalogiste, puis d’un autre. Et je n’en crois pas mes yeux…

ReneGANGNANT

La mention qui envoie une bouffée d’adrénaline !

Il est vraisemblable qu’il s’agit du même René Gangnant, mais quand j’ai vu qu’il était né à « Charleston, 18610, West Virginia, États-Unis d’Amérique », mon cœur a fait un bond ! Il s’est vite calmé quand le cerveau a repris le dessus. Aucune source n’étant mentionnée, j’ai donc écrit très courtoisement à ces deux généalogistes pour leur demander d’où ils tenaient ces informations. L’un d’eux m’a répondu… qu’il avait copié sur l’autre ! Et le principal responsable a ignoré mon message. Je ne saurai certainement jamais le fin mot de l’histoire.

Mais d’où a-t-il bien pu sortir cette information ? D’autant qu’il y a des incohérences. La page Wikipédia sur « Charleston, Virginie occidentale » est assez muette, mais la page en anglais est beaucoup plus bavarde. J’y apprends notamment que le premier établissement permanent, Fort Lee, a été construit en 1788, soit plus de 150 ans après la supposée naissance de mon ancêtre. Ça n’empêche pas un peuplement antérieur, évidemment, et il y en a eu, mais qu’il soit possible d’affirmer que René Gangnant est né à Charleston (qui n’existait pas) me semble assez étrange. Et je ne trouve pas à quoi correspond le 18610, qui ne semble même pas être un code postal. Bref, tout ça semble assez fantaisiste et surtout, c’est absolument invérifiable.

J’ai donc retroussé mes manches et je me suis attaquée au registre BMS (baptêmes, mariages, sépultures) d’Archigny qui couvre les années 1601 à 1633, en me disant que c’était quand même une chance qu’il existe. Je l’ai épluché aussi consciencieusement que possible, mais il est en très mauvais état. Pourtant, je pense avoir trouvé cette naissance. J’avais deux possibilités, mais mes connaissances en paléographie étant très limitées, j’ai soumis ces deux actes à plus calé que moi et nous penchons pour un baptême en 1632, ce qui correspondrait à l’âge approximatif indiqué sur l’acte de décès.

2456-NaissanceReneGANGNANT-1732-Archigny.PNG

Possible acte de baptême de René GANGNANT, en 1632, à Archigny.

En tout cas, je me suis bien amusée à pister ce René ! Conclusion : je n’ai certainement pas de famille à Charleston, mais à Archigny, oui !

Un cousinage encombrant ? Pas si sûr…

Le site Généanet permet, une fois qu’on a déposé son arbre, de rechercher des cousinages, le plus souvent avec des « célébrités ». La curiosité étant un merveilleux défaut, j’ai cliqué allègrement, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre, et au bout de quelques secondes, je me suis retrouvée avec 5 « cousins » dont les noms sont bien connus. N’allez pas croire que je vais vous donner tous les noms maintenant, ce serait trop facile !

Je vais commencer par le cousinage qui ne m’a pas vraiment surprise, étant donné le village d’origine de mes ancêtres et celui de cette personne : Saint-Pierre-de-Maillé. C’est un village, pas une grande ville, donc tôt ou tard, cette parenté allait finir par se matérialiser.

Vous avez certainement tous entendu parler de Marie Besnard. Moi aussi, mais il y a longtemps et j’ai eu besoin de me rafraîchir la mémoire. Oui, bien sûr, « la bonne dame de Loudun », « l’empoisonneuse de Loudun », ça me parlait, mais sans plus. Je savais qu’elle avait été accusée d’avoir empoisonné son mari Léon et plusieurs personnes de son entourage, mais je ne savais plus si elle avait été condamnée. Je me souvenais aussi avoir lu que la terre du cimetière de Loudun était gorgée d’arsenic, bref des souvenirs épars et pas très cohérents.

Après quelques recherches, je sais maintenant qu’elle a connu trois procès et qu’elle a été acquittée au dernier. Aucune preuve. En revanche, beaucoup de médisances et de jalousies autour d’elle (Léon avait « des biens ») qui ont pris une ampleur démesurée. Dans un des liens que je vous donne en fin d’article, il est fait mention de la réflexion d’un psychiatre qui l’avait trouvée « anormalement normale ».

Notre parenté commence avec ce couple : René PLAUD, qui épouse Anne ROCHER le 26 novembre 1715 à Saint-Pierre-de-Maillé. Si je déchiffre bien l’acte de mariage, Anne a « 15 ans ou environ » et René, 22.

Je leur ai trouvé quatre enfants : Jeanne née en 1726, Anne en 1729, Silvain en 1733 et Louis en 1736, mais ce sont Jeanne et Louis qui nous intéressent.

CousinageMarieBESNARD

Il y a fort à parier que Célestine Plaud et Louis Degenne ont connu Marie Besnard lorsqu’elle était jeune, ou ses parents agriculteurs, puisqu’ils ont vécu à Saint-Pierre-de-Maillé au moins jusqu’en 1906. Ensuite, c’est moins sûr, car après le décès (non suspect, je précise) de son premier mari, elle est partie à Loudun. Pour son malheur. Les récentes lectures que j’ai faites à son sujet étaient vraiment intéressantes, je vous invite à en faire autant.

021-Marie-Besnard

Marie Besnard, née Davailleau 1895-1980

Voici quelques liens :

http://www.favreaucivilise.com/fr-procesdusiecle0906.htm (le fond bleu n’est pas des plus agréables, mais c’est un article complet, rédigé par une des avocates de Marie Besnard.)

https://www.collection-privee.org/public/galerie-virtuelle-plus.php?theme=7 À part quelques inexactitudes (non, Saint-Angle-sur l’Anglin n’existe pas !), c’est un résumé qui semble fidèle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Besnard Que ferions-nous sans Wikipédia ?

À bientôt pour savoir qui sont les autres cousins (et la cousine) !

 

 

Exposition sur la Grande Guerre à Faye-la-Vineuse

Aujourd’hui, je relaie la demande de l’Association des Amis de la Collégiale (il s’agit de la collégiale Saint-Georges de Faye-la-Vineuse, si vous ne la connaissez pas encore, inscrivez cette visite sur votre agenda !).

Collégiale_Saint-Georges.jpg

Par Brit.horemans — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35582232

Cette association a besoin de votre aide. Elle va commémorer le centenaire de la Grande Guerre par une exposition dont une partie importante sera consacrée aux histoires de soldats.

Vous pouvez en consulter quelques exemples à l’entrée de la Collégiale.

Si votre famille a un lien avec Faye-la-Vineuse et si vous possédez des documents, cartes, photos… concernant vos aïeuls ayant participé à cette guerre, si vous souhaitez relater une histoire ou un témoignage, même très bref, comme « Mon grand-père n’a jamais voulu en parler… », vous pouvez les transmettre aux membres du bureau de l’association ou au secrétariat de mairie de Faye-la-Vineuse dès à présent et jusqu’au 30 avril 2018.

Chaque document sera photocopié afin de vous rendre les originaux immédiatement.

Merci à l’avance de votre participation pour cette exposition, qui a pour but de mettre à l’honneur ces soldats, vos ancêtres, qui ont participé à cette terrible guerre.

Pour contacter l’association, écrivez à cette adresse : amisdelacollegiale@gmail.com

J’ajoute que lors de cette exposition, vous pourrez consulter des documents concernant mon grand-père, Robert Auriau, qui a fait cette guerre à son corps défendant et a été prisonnier en Allemagne.

Merci par avance de vos contributions. Je vous donnerai les dates dès que je les connaîtrai.

Henriette, la suite…

J’avais parlé ICI du mariage d’Henriette Fleurence ENNEBAULT avec Charles Pierre ARTAULT. Henriette était orpheline et mineure, il avait donc fallu réunir un conseil de famille pour l’autoriser à se marier. Les deux tourtereaux avaient eu 4 enfants. Pourtant, cette histoire se terminait sur une note plutôt triste puisqu’en l’espace de quelques années, Henriette avait perdu deux enfants en bas âge, puis son mari et enfin un troisième enfant. Elle restait seule avec son fils Charles, alors âgé de 9 ans et je ne m’étais pas vraiment préoccupée de savoir ce qui lui était arrivé après tous ces deuils.

En essayant de trouver la date de son décès, je suis tombée sur une bonne nouvelle : Henriette s’est remariée le 14 février 1827 avec Vincent Boutault (ou Bouteau), un cultivateur de Scorbé-Clairvaux. Elle avait 33 ans et lui 28. Leur fils Charles est né en 1834, il s’est marié et a eu des enfants à son tour.

Je continuais à chercher la date de son décès, mais sans grand succès, dans les tables décennales, j’ai donc décidé d’éplucher les registres des décès d’Orches et j’ai fini par la trouver. Elle est morte le 13 novembre 1859, à l’âge de 65 ans. La tâche s’est compliquée parce que la « Henriette Fleurence Ennebault » de son acte de naissance est devenue « Florence Andebault » sur l’acte de décès…

J’ai aussi découvert qu’Henriette avait eu 3 frères et une sœur, ce qui me laisse encore quelques recherches à faire pour avoir un aperçu complet de cette famille.

C’était ma petite satisfaction du jour : avoir pu prolonger cette histoire jusqu’à la mort d’Henriette.

Ce complément de recherche, je le dois au challenge #1J1ancetre de Twitter, auquel j’essaie de participer (presque) chaque jour. Le principe est simple : à la date du jour, chercher si un ancêtre est né, s’est marié, est décédé, ou s’il y a un événement quelconque ce jour-là. Je commence à avoir de quoi faire en termes de nombre d’ancêtres et j’en profite pour vérifier que je dispose de tous les actes concernant la personne, je cherche un peu plus loin, trouve des frères et sœurs, etc. C’est très stimulant !

 

Génitour

Tout arrive, et je me décide à participer au #généathème de janvier qui porte sur les prénoms ! J’aime les prénoms, tout ce qu’ils contiennent, que ce soit des contraintes (une belle-mère qui veut imposer son choix, la tradition familiale qui veut que chaque fils aîné s’appelle Louis ou Jean) ou des envies plus libres qui poussent à donner un prénom assez exotique ou rare et qui appartiennent à l’intimité d’un couple. Par le passé, on donnait souvent le prénom d’un ancêtre, du parrain ou de la marraine. Le choix était moins libre qu’aujourd’hui, mais ça n’empêche pas quelques trouvailles !

Dans ma généalogie, j’ai croisé une quantité de Françoise, Jeanne, Marie, Louise, Madeleine, Charlotte, Marguerite, etc. et aussi beaucoup de Louis, Jean, François. Quelques Mathurin, André, Silvin, Denis, René, Théophile, et quelques prénoms moins courants et pratiquement oubliés :

  • Quelques Mandé (tous de la même famille)
  • Quelques Fulgent et Fulgente
  • Un Émery
  • Un Audet
  • Une Savine
  • Une Blayse (portant donc un prénom masculin)
  • Une Bonaventure (prénom masculin aussi)
  • Une Néomaise (écrit ainsi dans l’acte, mais je pense que c’est une déformation de Néomaye, d’après Sainte Néomaye du Poitou ou Néomadie, ou encore Noémoise ou Néomoye, la patronne des bergères)
  • Une Vincende
  • Une Sébastienne
  • Quelques Jacquette et une Paquette

Mais le prénom qui m’a le plus intriguée, c’est Génitour. C’est le prénom de mon sosa 600, Génitour Brunet, né le 26 octobre 1670 à Angles-sur-l’Anglin où il semble avoir passé sa vie. Je ne sais pas encore grand-chose de lui, mais un peu plus sur son prénom. Angles-sur-l’Anglin est une commune de la Vienne limitrophe de l’Indre. Et c’est dans l’Indre que naît la légende de Saint-Génitour, qui est maintenant le saint patron de la ville du Blanc (ma commune de naissance, au passage).

EgliseSaintGenitour

Église Saint-Génitour – Le Blanc (36) – Source photo : Église Saint-Génitour

J’ai trouvé une partie de l’histoire : « Selon la légende, c’est au IVe siècle que, sur la rive gauche de la Creuse, furent décapités les ‘Bons Saints’ du Blanc et Saint Génitour leur frère, revenant tous quatre de Tours où ils avaient reçu le baptême des mains de Saint Martin. […] Leur frère Génitour, ayant pris sa tête dans ses mains, traversa la rivière et vint frapper à la porte d’une petite chapelle chrétienne dédiée à Notre Dame. Passant son doigt ensanglanté entre les planches disjointes de la porte, Génitour rendit la vue au gardien aveugle, s’étendant dans la chapelle, désigna lui-même le lieu de sa sépulture. C’est ainsi que l’église paroissiale de la ville basse est dédiée à Saint Génitour. Passer le doigt dans le trou percé de son portail d’entrée accorde, dit-on, la guérison d’un œil malade, et aux mariées, la fécondité. »

Source : http://bit.ly/2FDks3A

Pour les curieux : https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/genitour-et-la-legende-des-bons-saints

Et : https://fr.anecdotrip.com/anecdote/saint-genitour-une-histoire-de-trou-et-de-tete-decollee-par-vinaigrette

 

Bilan 2017 et projets 2018

Il est d’usage de faire un bilan de l’année écoulée. Alors, allons-y, il ne reste que quelques heures ! Je précise que ce bilan ne concerne que mon « année généalogique ».

Pour mémoire, je n’ai repris mes recherches que courant 2016, et j’ai créé ce blog en décembre de la même année. J’avais besoin d’un endroit pour développer un peu ce que je trouvais, récapituler, et surtout en faire profiter d’autres, notamment les membres de ma famille.

Il se trouve qu’au même moment, ma vie professionnelle a pris le pas sur tout ce que j’avais entrepris, qu’elle m’a privée de temps, ce précieux temps, et que je suis loin d’avoir fait tout ce que j’avais en tête au départ.

Enfin, le blog est là, alimenté de façon irrégulière, mais peu importe, il n’a pas vocation à battre des records, pas plus que la page Facebook associée, qui est surtout là pour me permettre de suivre d’autres pages qui m’intéressent. Concernant le blog, j’ai matière à publier, il faudrait simplement que j’aie le temps de compléter certaines recherches et de rédiger…

J’ai quand même avancé puisque, si on parle de nombre d’ancêtres, je suis partie de mes recherches antérieures avec environ 800 noms dans mon arbre et que j’arrive, en cette fin d’année, à un peu plus de 2000. Je ne fais pas de course au chiffre, mais ça reste une satisfaction d’avoir étoffé cet arbre, et ces nouveaux ancêtres sont autant de pistes à développer. J’ai aussi débloqué quelques impasses, je pense à Louise Drault, mais aussi à Louise Bourgouin qui m’a permis de sortir de l’Indre-et-Loire et de la Vienne pour m’emmener dans la Sarthe et le Loir-et-Cher ! On est encore loin de l’exotisme de certaines généalogies, mais qui sait où me mèneront mes prochaines découvertes ? J’ai aussi fini par mettre la main sur la fiche matricule de mon grand-père Robert Auriau et j’en suis très contente.

Une année 2017 faite d’un mélange de satisfactions et de frustrations, comme souvent, mais l’idée est que ces frustrations deviennent de nouveaux projets qui, un beau jour, finiront bien par se concrétiser !

Pour 2018, je voudrais du temps pour : lire, chercher, écrire, réfléchir, creuser la psychogénéalogie qui m’intéresse beaucoup (d’ailleurs, je suis preneuse de titres et d’auteurs), suivre des cours de paléographie pour déchiffrer plus facilement certains actes, participer davantage à la vie de cette communauté de généalogistes formidables que je suis sur Twitter, affiner ma « méthodologie » et m’organiser (pas mon point fort) et tout cela en essayant de ne pas passer tout mon temps devant l’ordinateur…

Excellente année 2018 à toutes et à tous !

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On veille sur moi

Le mystère du « hibou américain » est résolu !

J’avais publié l’article à propos de « Pierre hibou américain » sur Twitter, et plusieurs généalogistes m’ont donné un superbe coup de main, très apprécié, pour tenter de résoudre cette énigme ! Je les en remercie vivement.

Sur l’acte de baptême qui illustrait l’article précédent, si le curé avait respecté les règles orthotypographiques actuelles, il aurait écrit : « Pierre Hibou, Américain » et ça aurait fait sens, sans pour autant résoudre complètement l’affaire, car que pouvait bien faire un Américain en 1736 à Pleumartin ?

Pour commencer, D’ors et d’arts a trouvé l’acte de décès du petit Philippe André, mort en juillet 1738 « âgé de deux ans environ », ainsi que l’acte de baptême d’un autre garçon, Laurent Pierre, né le 10 mai 1734, dont le père est nommé « Pierre hibeau américain ». Toujours l’orthographe, monsieur le curé !

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Acte de baptême de Laurent Pierre, 1734

Et puis aussi l’acte de mariage des parents, où on voit la signature de Pierre : « Pierre nègre américain », à côté de celles de membres de la famille du marquis de Pleumartin.

MariagePierreHibou1733

Acte de mariage de Pierre et de Louise Blanchard (le Deslandes est une erreur), 17 février 1733

Pierre venait donc bien d’Amérique, il avait probablement été ramené par une expédition. Le fait que ce soit un Noir, peut-être un ancien esclave, rend sa présence dans la Vienne encore plus étonnante. Toutes les questions que je me posais sur cette présence, ce mariage, l’origine de son nom, les signatures sur l’acte de mariage, etc. ont trouvé leur réponse dans ce passionnant article des Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest (ABPO) rédigé par Sébastien Jahan, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Poitiers, et intitulé Les Noirs en Haut-Poitou au XVIIIe siècle, qui m’a été fourni par D’ors et d’arts. J’y ai appris, entre autres, que ces années-là, il y avait 3 Noirs répertoriés en Poitou, le Pierre qui nous intéresse, un dénommé Thomas Ismaël qui accompagnait un régiment irlandais et une jeune femme, Louise Thisbée, vraisemblablement ramenée de Saint-Domingue par un colon châtelleraudais revenu mourir sur ses terres natales.

Pour lire cet article, c’est ICI. Il est très complet, ne vous privez pas de cette lecture !

Je n’ai pas réussi à trouver l’acte de décès de Pierre, certaines pages des registres de Pleumartin pour l’époque sont en très mauvais état. Louise, son épouse, est décédée en 1747. Elle est appelée Deslandes (comme dans l’acte de mariage où il est précisé que c’est une erreur), mais elle est dite « veuve de Pierre Hibault », donc on peut penser que c’est bien elle. A priori, ce couple n’a pas eu de descendance…

DecesLouiseDeslandesVvePierreHibault-14-12-1747-Pleumartin

Acte de décès de Louise Blanchard, veuve de Pierre Hibault. 1747

J’ai peut-être un autre mystère en réserve, à mon avis bien plus épais, alors… à bientôt !