Mon grand-père AURIAU prisonnier pendant la Première Guerre mondiale

Il détestait quitter son village. Les quelques années adolescentes passées au lycée Descartes à Tours ont été une torture. Alors, avoir l’âge du service militaire en pleine guerre mondiale, ça a dû être un vrai calvaire. Il n’en a jamais parlé. J’ai découvert ce moment de sa vie bien après sa mort.

Robert Jules Marie AURIAU (Sosa 6) est donc mon grand-père maternel. Né en 1897 à Faye-la-Vineuse, boulanger et fils de boulanger.

J’ai eu beaucoup de mal à retrouver sa trace parmi tous les combattants, mais à force d’obstination et de déductions, j’ai fini par trouver son registre matricule. Je savais que Faye-la-Vineuse, en Indre-et-Loire, dépendait de Châtellerault, dans la Vienne. Ça ne facilitait pas les choses, surtout que le registre de Châtellerault mentionnait bien son nom, mais aucun matricule. Je vous épargne les heures passées à faire défiler des centaines de pages sans obtenir aucun résultat. Jusqu’au moment « eurêka » où j’ai un peu mieux compris dans quelle direction chercher. J’ai fini par trouver ce registre matricule sur le site des Archives départementales de l’Indre-et-Loire.

RegistreMatricule-Partie1.PNG

J’ai donc appris qu’il avait été incorporé « à compter du 9 janvier 1916 » et qu’il était soldat de 2e classe. Ce qui m’intéressait aussi, c’était la confirmation qu’il avait bien été prisonnier. En fait, la rubrique « Détail des services et mutations diverses » précise : « Disparu le 15 juillet 1918 à Moronvilliers (Marne). Prisonnier interné en Allemagne » sans autre précision, si ce n’est qu’il a été rapatrié le 11 janvier 1919, « envoyé en congé illimité de démobilisation à Faye-la-Vineuse le 23 septembre 1919 par le 32e régiment d’infanterie » et qu’un certificat de bonne conduite lui a été accordé.

registrematricule-partie2

Je ne possède pour le moment que ce registre matricule et une photo d’un groupe de prisonniers, certainement en Allemagne. Au dos de cette photo-carte postale, il explique que ses camarades et lui n’auront pas droit à une « permission agricole », mais qu’il pense bien à tout le monde.

prisonniers1917-1918-robertauriau

Mon grand-père est au 2e rang, le 2e à partir de la droite, bras croisés et pas franchement le sourire !

Je vais poursuivre mes recherches et elles seront probablement plus efficaces et rapides que jusqu’à maintenant grâce à ce petit guide que je n’ai fait que parcourir, mais qui me semble très bien fait. Il est téléchargeable sur le blog Auprès de nos Racines.

L’enquête continue !

 

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