Louise Bourgouin, je t’ai retrouvée !

Dans l’article que j’avais rédigé sur la lignée AURIAU (ici), j’expliquais que Louise BOURGOUIN (Sosa 97) risquait d’être difficile à trouver. En effet, je ne disposais que de son acte de décès qui la disait âgée de 86 ans et née « en Normandie », sans autre précision. Je prévoyais de lancer mes filets dans les archives des départements concernés, un peu au hasard, mais je savais que même si je trouvais une Louise Bourgouin, je ne pourrais pas forcément la relier à Joseph AURIAU. Je remettais à plus tard, déjà découragée par la recherche de cette aiguille dans une botte de foin…

Et puis, en cherchant autre chose, j’ai entré les noms de ce couple sur le site de GE86, « entraide généalogique dans la Vienne », qui me tire régulièrement d’affaire. Et là, bingo ! La date et le lieu du mariage ! Je me précipite sur le site des Archives départementales de la Vienne, je sélectionne Verrue (oui, c’est un village de la Vienne), je fais défiler les pages du registre concerné à toute vitesse et le voilà, l’acte de mariage ! (Il faudra un jour écrire sur les poussées d’adrénaline du généalogiste, c’est vraiment quelque chose.)

Ce sont bien eux qui se marient ce 3 février 1778 ! Joseph Auriau, charron, fils de Joseph et de Marie Orillard, de la paroisse de St Vincent de l’Oratoire, tous deux décédés. Oui, c’est bien le bon Joseph Auriau. Et Louise ? Oh, elle est là, mineure, mais son âge n’est pas précisé, pas plus que sa date de naissance. Joseph a 23 ans, il est mineur également. Le domicile de Joseph n’est pas indiqué, c’est dommage, mais Verrue se trouve juste à côté de Monts-sur-Guesnes et de Chouppes. Cet acte de mariage présente une nouveauté (pour moi), il y est fait mention du « curateur aux causes de l’époux », époux qui est mineur et orphelin. J’ai donc appris, dans un ouvrage nommé Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, ceci : « En pays coutumier, la tutelle dure jusqu’à la majorité, mais si les mineurs sont émancipés plus tôt, on leur donne aussi un curateur pour les assister en jugements, c’est-à-dire dans les causes qu’ils peuvent avoir. C’est pourquoi on l’appelle curateur à l’émancipation ou curateur aux causes. »

Louise est la fille d’un sergent, employé dans les fermes du roi, du nom de Gervais BOURGOUIN, et de Françoise PINCELOUP. Le couple a également un fils, nommé Gervais, comme tous ses aïeux directs.

Avec ces informations, je vais sur le site Généanet, une vraie mine d’or, et il se trouve qu’une personne a déjà établi la généalogie de ces Gervais Bourgouin, ce qui est une nouvelle aubaine. Grâce à son travail, j’ai pu débloquer toute la lignée et c’est formidable.

Gervais BOURGOUIN, le père de Louise, mon Sosa 194, est né à Saint-Calais, dans la Sarthe, en 1725. Né dans la Sarthe et mort à Jaulnais, dans la Vienne, le 2 mai 1785. Ce « Jaulnais » n’existe pas. Il s’agit en fait de Jaunay-Clan (86130). Son acte de décès le dit « garde sédentaire du dépôt à sel ».

La mère de Louise, Françoise PINCELOUP (Sosa 195), est également décédée à Jaunay-Clan, deux ans après son mari. Et là, j’ai l’impression que c’est le même phénomène qu’avec Louise : impossible de trouver une mention de « Pinceloup » dans la Vienne… J’en déduis qu’elle était originaire d’un autre département, peut-être même de Normandie, puisque Pinceloup semble être un nom assez courant dans la région. À suivre…

Poursuivons avec les Bourgouin, tous dénommés Gervais. Le grand-père de Louise, donc Gervais BOURGOUIN (Sosa 388), est né en 1697 à Courdemanche, dans la Sarthe, et décédé en 1758 à Saint-Calais. Le 16 juin 1722, il a épousé Marguerite COURTIN (Sosa 389) dans le Loir-et-Cher, à Villiers-sur-Loir. Les parents, grands-parents et autres aïeux de Marguerite sont tous originaires de Villiers-sur-Loir. J’explorerai cette branche dans un autre article.

L’arrière-grand-père de Louise, également appelé Gervais BOURGOUIN (Sosa 776), est né en 1669 à Courdemanche. Il était « notaire et fermier général » et avait épousé Anne HERSENT (Sosa 777) en 1692, à Courdemanche. La lignée Hersent semble originaire de ce village. J’y reviendrai aussi.

Son père, Gervais BOURGOUIN (Sosa 1552) a épousé Marie GRANGER (Sosa 1553) à Courdemanche, le 18 février 1664. Il y est décédé en 1694. Je ne m’attarde pas sur Marie GRANGER, décédée le 25 novembre 1673, mais sur ses parents. Son père était François GRANGER (Sosa 3106), dit « l’aîné ». Il était notaire royal et, pure coïncidence, il a épousé une Jeanne… AURIAU ! C’est mon Sosa 3107. La lignée des Granger semble être originaire d’Évaillé, dans la Sarthe.

Revenons aux Bourgouin, avec Gervais BOURGOUIN (Sosa 3104) qui a épousé Perrine PINSON (Sosa 3105) à Tresson, dans la Sarthe en 1635. Il y est décédé en 1673, après Perrine qui est morte en 1642. Elle était née dans ce même village le 15 avril 1595 et cette date très reculée constitue mon « record », le premier acte qui m’emmène au-delà du XVIe siècle.

Faute de registres, les recherches s’arrêtent là, mais quelle chance de pouvoir remonter si loin et d’avoir de nouvelles branches à étudier ! C’est fascinant !

 

Généanet

Ça y est ! J’ai publié la généalogie Degenne-Auriau sur Généanet. Elle est accessible via ce lien : http://gw.geneanet.org/fdegenne

J’ai déjà rectifié une petite erreur. Si vous en trouvez d’autres, il faut me les signaler. Erreurs ou bizarreries…

Je n’ai pas vérifié s’il fallait se créer un compte pour y accéder ou pas. Si c’est le cas, c’est très rapide. Et ça en vaut la peine, puisque je viens de découvrir, du côté Degenne, une lignée aux petits oignons, avec notaire royal, maître chirurgien et un titre de marquis ! Je vérifie tout avant de rédiger un article.

Je vous dis à très bientôt, avec aussi des nouvelles des Auriau !

CartePoitou