Les frères Artault

Au détour des registres, on fait des découvertes parfois amusantes, anecdotiques, comme celle des jumelles qui ne sont pas nées la même année (ici) ou plus dramatiques comme celle faite récemment dans les registres d’Orches, au nord de la Vienne, que j’épluche pour « sourcer » les actes concernant la famille Artault.

Un couple composé de Charles Pierre ARTAULT (sosa 232) et de Marie Jeanne JUMEAUX (sosa 233) a eu deux fils : Charles Pierre et Vincent Marc, tous deux sabotiers comme leur père. Je ne leur connais pas d’autres enfants.

J’ai déjà évoqué le mariage de l’aîné, Charles Pierre (sosa 116) avec Henriette Fleurence HENNEBAULT (ou Andebault), avec réunion du conseil de famille puisqu’ils étaient mineurs et qu’Henriette était orpheline, c’est ici. Je savais aussi que Charles Pierre était mort jeune, à 29 ans, et qu’Henriette s’était ensuite remariée et avait eu d’autres enfants.

Je viens de découvrir que son frère, Vincent Marc, était mort encore plus jeune, à 24 ans. Ils sont sur la même page du registre…

Vincent Marc avait épousé une jeune fille d’Orches, Louise Duvivier, et avait deux fils.

Cette fin d’hiver 1825 a dû être terrible puisque les deux frères décèdent à quelques jours d’intervalle. Les registres ne mentionnent pas toujours la cause du décès, mais là, j’ai eu de la chance, si on peut dire.

Vincent Marc est mort le 8  mars 1825, d’une « fausse pleurésie », son fils Vincent François avait 2 ans (il décèdera deux ans plus tard), et Jean, le petit dernier, avait 4 mois. Je n’ai pas poussé les recherches, mais j’espère que Louise Duvivier a pu se remarier et élever son fils survivant.

Quant à Charles Pierre, il est mort le 22 mars 1825, d’une « fluxion de poitrine ». Sur ses 4 enfants, un seul atteindra l’âge adulte, c’est Charles Pierre (sosa 58), il avait 9 ans à la mort de son père.

J’ai cherché à savoir si les parents de ces deux jeunes hommes étaient vivants au moment de tous ces décès, j’espérais que non, qu’ils n’avaient pas eu à affronter la mort de leurs deux seuls fils et de quatre petits-enfants. Le père, Charles Pierre, est mort en 1824, donc avant ses fils. En revanche, Marie Jeanne est décédée en 1838, et je veux croire qu’elle a été une aide précieuse pour ses brus.

Ce n’est évidemment pas une situation exceptionnelle, les conditions de vie de ce petit peuple des campagnes étaient difficiles, l’hygiène et la médecine n’avaient rien à voir avec ce qu’on connaît aujourd’hui, etc., mais franchement, une telle succession de décès, en l’espace de quelques années, c’est vraiment triste.

Artault

 

 

 

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