Auguste GUÉRIN et Élise RÉAU

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer Auguste GUÉRIN, sosa 20, mais jamais Élise RÉAU, sosa 21, son épouse, dont le patronyme varie au fil des actes, allant jusqu’à RICAULT. Je me rattrape avec assez peu d’informations sur elle. Je me rattrape, mais avec bien peu d’informations. Les femmes laissent moins de traces que les hommes…

Auguste est né le 10 août 1835 à Leigné-les-Bois, il est le fils de Jean GUÉRIN (sosa 40), propriétaire à Leigné, et plus précisément au lieudit La Ménaudière, et de Radegonde SAINTON (sosa 41), née à Senillé, un village voisin. Il est l’avant-dernier d’une fratrie de cinq enfants.

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Auguste figure sur la « liste de tirage au sort des jeunes gens de la classe de 1855 » du canton de Pleumartin. Le document mentionne son degré d’instruction, qui est 0 (ne sait ni lire ni écrire). Il est déclaré « propre au service », mais dans la dernière colonne « Observations », je lis : « Annonce être dans l’intention de s’exonérer du service militaire ». Malheureusement pour lui, cette intention est restée un vœu pieux puisque je possède son congé de libération et son certificat de bonne conduite. Et là, j’en apprends un peu plus. Le congé de libération mentionne qu’il a été « incorporé au 14régiment d’artillerie à compter du 9 avril 1856 comme appelé inscrit sous le n° 1186 de la liste du contingent du département de la Vienne (classe 1855) ». Il aura servi pendant 6 ans (campagnes d’Italie) comme « jeune soldat au registre matricule du corps sous le n° 673 ». Il est aussi précisé qu’il était « 1er canonnier au 14e d’artillerie ». Il a été libéré définitivement le 31 décembre 1862. Son certificat de bonne conduite a été émis à Rome par le lieutenant-colonel commandant l’artillerie du corps d’armée d’occupation (en Italie). Je ne pense pas qu’on ait vu beaucoup de documents de ce genre au village de Vaux, ça explique peut-être pourquoi ils ont été précieusement conservés et transmis !

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Cerise sur le gâteau, j’apprends qu’il mesure 1,71 mètre. Il fait partie des ancêtres les plus grands que je connaisse, dans les autres branches, on est bien en dessous !

ÉLISE

Élise est née le 12 octobre 1847, à Leigné-les-Bois. Elle a donc 12 ans de moins qu’Auguste. Elle est la fille aînée de Silvain RÉAU (sosa 42), laboureur, et Brigitte CHARLES (sosa 43), qui se sont mariés le 8 juin 1847. Je vous laisse faire le calcul… Ils vivent au village de Vaux. Élise est quasiment fille unique puisque les trois enfants nés après elle ne fêteront pas leurs cinq ans.

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Auguste et Élise se marient le 4 février 1867. Élise a donc à peine 20 ans et Auguste déjà 31.

Le mariage se déroule en présence de plusieurs témoins :

1/ Baptiste GUÉRIN, âgé de 34 ans, cultivateur, demeurant à Availles (en Châtellerault), frère du futur (c’est le grand frère d’Auguste, il a épousé Augustine GALIPEAU)

2/ Louis RABEAU, âgé de 40 ans, cultivateur, demeurant à la Mortaigue, commune de Saint-Sauveur, beau-frère du futur (il est l’époux de Radegonde, la grande sœur d’Auguste)

3/ Auguste RICAUT, âgé de 39 ans, cordonnier demeurant à Bordeaux, oncle de la future (en réalité, sur les actes en ma possession, il s’appelle Augustin RÉAU)

4/ Joseph RICAUT, âgé de 47 ans, journalier au village de Vaux, commune de Leigné-les-Bois, oncle de la future (et époux de Jeanne DENIS)

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Silvain RÉAU, le père d’Élise, décédera deux mois après avoir marié son unique fille.

Les enfants d’Auguste et Élise sont tous nés à Leigné-les-Bois :

1/ Marie Eugénie, née le 4 février 1868. Elle vivra 8 mois.

2/ Eugène Joseph Auguste, né le 25 mars 1869. Il vivra 14 ans…

3/ Auguste Jean Baptiste, sosa 10.

4/ Marie Jeanne Célestine, dite Albertine, née le 29 novembre 1874. Elle épousera René VOISIN et vivra à Saint-Sauveur, à quelques kilomètres de Leigné. Elle est décédée en novembre 1958.

5/ Louise Léonie, sœur jumelle de Marie Jeanne Célestine, elle ne vivra que 11 mois.

J’ai déjà raconté le décès d’Auguste, à la gare de Châtellerault, ici.

La gare de Châtellerault

Quant à Élise, je n’ai pas encore trouvé son décès. Elle figure sur le recensement de Leigné-les-Bois de 1911, mais pas sur celui de 1921 et sur aucune table décennale… Une visite en mairie s’impose, dès que ce sera possible.

Ces fiches par couple sont pour moi un bon moyen de mettre à plat les informations dont je dispose, de chercher ce qui me manque, de compléter des fratries, etc.

Mise à jour du 15 décembre 2020

Comme pour Louise DRAULT, j’étais sur une mauvaise piste… Il aurait été inutile que je me déplace à la mairie de Leigné-les-Bois. Comme pour Louise DRAULT, j’ai fini par consulter les tables de succession et absence et évidemment, par trouver la date du décès d’Élise ! Trouver ce décès le 18 juin 1918 à Senillé m’a fait supposer qu’elle s’était rapprochée de sa fille Albertine qui habitait Saint-Sauveur (les deux communes ont fusionné). C’est d’ailleurs René VOISIN, époux d’Albertine, qui déclare le décès. Petite cerise sur le gâteau : le maire s’appelle Jules DEGENNE !

Élise est décédée « en son domicile lieu dit La Minoterie ».

Et voilà ma cinquième génération complète !