Emmanuel Jules AURIAU et Marie BONNEAU

C’est ma branche maternelle. Emmanuel Jules AURIAU (sosa 24) et Marie BONNEAU (sosa 25), dite Séraphine.

Emmanuel Jules AURIAU est né à Monts-sur-Guesnes, dans la Vienne, le 14 novembre 1838. Il est le fils de Pierre Emmanuel AURIAU, tisserand, et de Justine AUJARD (ou AUGEARD), originaire de Saint-Genest-d’Ambière, village situé à une petite vingtaine de kilomètres.

Naissance d’Emmanuel AURIAU

Emmanuel est le sixième enfant d’une fratrie de huit. Sur les huit, sept sont parvenus à l’âge adulte. J’en parlerai dans un prochain article.

Grâce aux listes de tirage au sort pour le service militaire, j’apprends qu’Emmanuel mesurait 1,64 mètre et que son degré d’instruction était 0 (ne sait ni lire ni écrire).

J’ignorais comment il était devenu boulanger à Faye-la-Vineuse, mais en approfondissant mes recherches, j’ai vu qu’un de ses oncles, Paul AURIAU, y exerçait ce métier. On peut supposer sans trop de crainte que c’est lui qui l’a formé et lui a laissé ensuite la boulangerie. Cet oncle Paul avait un fils, également boulanger, mais d’abord employé à Tours puis installé à Vouvray.

Marie BONNEAU est née le 26 juillet 1840 à Faye-la-Vineuse. Elle est couturière au moment de son mariage. Elle est la fille de Barthélemy BONNEAU et de Marie BEAUVILLAIN, cultivateurs à Marnay, un hameau et ancienne paroisse de Faye-la-Vineuse. Le couple a également un fils qui, comme il se doit quand on s’appelle Bonneau et qu’on a un peu d’humour, s’appelle Jean… (mais est souvent appelé Barthélemy comme son père).

Naissance de Marie « Séraphine » BONNEAU

Emmanuel et Marie se sont mariés à Faye-la-Vineuse le 6 novembre 1865 et l’acte précise qu’un contrat de mariage a été passé devant maître Léonide Faucillon, notaire à Richelieu, contrat que je ne désespère pas de trouver.

Ils ont eu pour témoins :

Auguste FOURNIER, 69 ans, rentier, domicilié à Braye-sous-Faye, ami du futur

Lucien SAINTON, 51 ans, rentier, domicilié à Faye-la-Vineuse, ami du futur

Jean PILLAULT, serrurier, 47 ans, cousin de la future

Barthélemy BONNEAU, 28 ans, cultivateur, frère de la mariée, domicilié à Faye-la-Vineuse (c’est Jean)

Marie signe Séraphine Bonneau, son frère Jean Bonneau, ils ont de jolies écritures. Quant à Emmanuel, il ne sait pas signer.

Signature de Séraphine et de son frère Jean

En 1869, les parents de Marie/Séraphine ont conclu une « donation et partage » en faveur de leurs deux enfants. L’acte m’apprend que cette donation concerne des « biens immeubles d’un revenu de deux cents francs », j’y trouve le détail de leurs biens, quelques ares de terres un peu partout dans la commune. Le lot échu à Marie, outre les terres, comporte : « Un corps de bâtiments situé à Marnay et composé de : une chambre grenier dessus, boulangerie, hangar, grange, porte charretière, pressoir, petite écurie, cellier, grande écurie, autre chambre basse grenier dessus, cour sur laquelle ouvrent ces différents bâtiments, jardin au nord. » Ce n’est pas exactement un château !

Emmanuel et Marie auront 5 enfants, mais seul l’aîné, mon arrière-grand-père Jules (époux de la « formidable » Noémie JOUTEUX, voir ICI) survivra.

1/ Jules Paul Léon, né le 9 mars 1868, qui sera boulanger à Faye-la-Vineuse, sosa 12

2/ Daniel Séraphin, né le 2 septembre 1870, vivra 7 semaines.

3/ Aurélie Marie Pauline, née le 7 mars 1872, vivra 5 ans.

4/ Martial Barthélemy, né le 5 septembre 1876, vivra 12 ans.

5/ Fabien Roger Sylvain, né le 31 décembre 1880, vivra 13 ans.

Les actes d’état civil sont muets sur les causes de ces décès, bien sûr, mais qu’il s’agisse d’accidents ou de maladies, c’est une bien triste litanie et ça n’a pas dû être facile pour Jules de voir ses petits frères et sa sœur mourir les uns après les autres, sans parler des parents.

Emmanuel et Marie sont tous deux décédés à Faye-la-Vineuse, Marie le 14 septembre 1902, à 62 ans, et Emmanuel le 21 juin 1924, à 85 ans.

Décès de Marie « Séraphine » BONNEAU

Par curiosité, j’ai regardé les recensements pour savoir si Emmanuel était resté seul chez lui ou s’il avait emménagé chez son fils Jules, boulanger. En 1906, il vit seul. En 1911, il vit avec une domestique, Madeleine Chesneau, et en 1921, avec une autre, Marie Louise Lemoine. S’il a vécu chez son fils, c’est donc très peu de temps avant sa mort, mais ce n’est même pas sûr, l’acte de décès n’étant pas très bavard et indiquant seulement qu’il est décédé « au bourg ».

Décès d’Emmanuel Jules AURIAU

Dans un prochain article, je parlerai de la fratrie d’Emmanuel Jules, il y a de quoi faire !

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