Déblocage d’une branche !

Dans mon arbre, il y a des lacunes, des ancêtres dont je ne trouve pas les parents ou pour qui je n’ai qu’une date, souvent de mariage. Mais je suis têtue, donc je continue à chercher, à explorer des possibilités, à parcourir des registres et souvent, ça marche ! C’est ce qui s’est passé pour mon sosa 166, François SERREAU, dont je savais seulement qu’il avait épousé Marie Suzanne HERBAULT en 1776 à Chenevelles (86), couple auquel je ne connaissais qu’une fille, Radegonde Suzanne, née en 1777, mon sosa 83.

L’église de Chenevelles

L’acte de mariage de François et Marie Suzanne n’était guère bavard. François SERREAU (sosa 166) était le fils de François SERREAU (sosa 332). Pas de mention de la mère, ni d’un âge même approximatif du marié. Les informations que le curé CHAMPION de Chenevelles donnaient étaient bien maigres.

Des François SERREAU, on en trouve pas mal, mais sans connaître le nom de la mère, ce n’est guère utile. J’ai donc commencé à chercher les autres enfants du couple SERREAU-HERBAULT, me disant que peut-être une grand-mère serait marraine et me donnerait une piste.

J’ai découvert trois autres enfants, tous nés après Radegonde Suzanne. Il s’agit de Marie Anne née en 1779, de François Fulgent né en 1789 et de René Maurice né en 1792. Pour le moment, je ne sais que faire de cette période de dix ans entre les naissances de Marie Anne et de François Fulgent, ce sera peut-être l’objet d’une autre enquête.

Aucun des baptêmes ne m’apportait d’informations supplémentaires, il fallait trouver autre chose. J’ai donc pris les tables décennales de Chenevelles où était décédée Marie Suzanne HERBAULT, en croisant les doigts pour y découvrir le décès de François. Et j’ai bien fait ! Il est décédé le 20 octobre 1838, le décès est déclaré par son fils René Maurice, ce qui me conforte dans l’idée que c’est le bon François SERREAU et pas un homonyme. Et puis, cerise sur le gâteau, je vois non seulement qu’il est « âgé de quatre-vingt-deux ans », ce qui me donne une piste pour chercher sa naissance, mais aussi que ses parents sont nommés : il est « fils de feu François Serreau et de feu Catherine Guillet ». Autre précision : il est né à Targé, une paroisse voisine. Ah, voilà de quoi nourrir la recherche !

Je vais cette fois sur le site Hérage du Cercle généalogique poitevin, dont je suis adhérente, et qui apporte une aide précieuse. Je cherche sa naissance aux alentours de 1756, et c’est nettement plus facile avec le nom des deux parents. Mais là, ils sont deux François SERREAU. L’un est né le 4 mars 1752 et l’autre le 10 juillet 1755. Ce serait donc plutôt le second. Je vérifie sur Hérage et effectivement, un François SERREAU est décédé à l’âge de 7 mois, le 1er octobre 1752. « Mon » François SERREAU est donc né le 10 juillet 1755 à Targé.

Dans la foulée, je cherche le mariage des parents, François SERREAU et Andrée GUILLET (peut-être se faisait-elle appeler Catherine, mais tous les actes la nomment Andrée). Et je le trouve, toujours sur la base Hérage : ils se sont mariés le 24 mai 1751 à Prinçay (Availles-en-Châtellerault). L’acte précise que l’époux est de Targé et donne les noms de leurs parents respectifs.

François est le fils de Philippe SERREAU (1676-1751) et de feue Marie FOUREAU, mes nouveaux sosa 664 et 665, dont je n’ai pas réussi à trouver l’acte de mariage. En revanche, j’ai découvert que FOUREAU vient d’une lecture erronée (les registres sont souvent difficiles à déchiffrer et on pardonne volontiers celles et ceux qui ont le courage de faire des relevés) et que son vrai nom est SOURIAU. Donc, Marie SOURIAU (1683-1750). J’y reviens très vite.

Quant à Andrée GUILLET (ou GUILLÉ), j’entre le nom de ses parents, Jean GUILLET et Catherine FLEURIAU (sosa 666 et 667), dans mon logiciel et là, je m’aperçois qu’ils y sont déjà ! Jean est né en 1698 et il a une sœur, Perrine, née en 1702, qui est mon sosa 329 ! Leur père, René GUILLET, est donc mon sosa 658 et 1332. Vive les implexes !

Mais ce n’est pas tout ! Je continue à reconstituer les fratries de tout ce petit monde et à remonter les branches. Je reprends à partir de François SERREAU, sosa 332, dont j’apprends au détour d’un acte qu’il était « messin de beuffe », c’est sur son acte de décès, très mal écrit par les nouveaux responsables de l’état civil (1801, ce ne sont plus les curés qui tiennent les registres). Tout laisse penser qu’il était ce qui se rapprocherait d’un vétérinaire.

Le décès de François SERREAU, « messin de beuffe »

J’ai ses parents : Philippe SERREAU, sosa 664, et donc Marie SOURIAU, sosa 665. Ce dernier nom, souvent écrit SURIAU, me dit quelque chose, il est très courant dans le nord du Poitou et je suis presque sûre d’avoir d’autres SOURIAU dans ma généalogie. Serait-il possible que… ? Marie est en effet la fille d’Anthoine SOURIAU, sosa 1330, et de Marie CHAUVEAU, sosa 1331. Ce couple figure déjà dans ma généalogie. Anthoine est le frère de Louis SOURIAU, sosa 1820.

À l’origine, outre cette branche SERREAU que je n’arrivais pas à exploiter, j’avais trouvé un cousinage entre mes parents. La descendance d’Anthoine SOURIAU est dans ma branche paternelle et celle de Louis SOURIAU menait à ma branche maternelle. Mais en croisant certaines sources et en faisant des recherches complémentaires, je suis tombée sur une « épine généalogique » : dans la descendance de Louis, j’ai un couple Jean AMIRAULT-Marie JOUBERT, marié en 1741 à Saint-Martin-de-Quinlieu (ancienne paroisse rattachée ensuite à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers). Et je me suis aperçue qu’un couple homonyme s’était marié au même endroit en 1742. Il faut donc que je reprenne tout, que je cherche des collatéraux, des fratries, des parrains et des marraines pour essayer de démêler cet imbroglio. Mon ancêtre Madeleine AMIRAULT a pour parents Jean AMIRAULT et Marie JOUBERT, mais lesquels ?

Je déteste les homonymes…

Une nouvelle enquête se profile, qui pourrait bien remettre en cause toute une branche de mon arbre…