Auguste Jean Baptiste GUÉRIN & Marie Claire BOISGARD

Aujourd’hui, les parents de Renée Guérin, ma grand-mère paternelle.

Auguste Jean Baptiste Guérin (n° 10) est né le 7 juillet 1871 à Leigné-les-Bois, au village de Vaux, où je suis souvent allée pendant mon enfance.

Marie Claire Boisgard (n° 11) est née le 13 janvier 1882 à Barrou, en Indre-et-Loire, donc de l’autre côté de la « frontière » du département, à une quinzaine de kilomètres de Leigné-les-Bois.

Ils se sont mariés le 25 avril 1905, à Leigné-les-Bois.

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Signatures figurant au bas de l’acte de mariage. Les mères des époux « ne savent pas signer »…

J’ai toujours pensé qu’ils avaient eu quatre enfants : mon grand-oncle Roger (qui en réalité s’appelait Auguste pour l’état civil) en juin 1905, suivi d’Abel Edmond (ou Édouard, selon l’acte) en 1907, puis de ma grand-mère Renée Claire en 1908 et enfin de Solange en 1912. Mais l’écart entre Renée et Solange m’intriguait un peu. Mes soupçons se sont confirmés quand j’ai trouvé la trace de Robert Marcel, né le 9 décembre 1910 et décédé le 19 janvier 1911, soit 42 jours de vie. Ce sont donc bien cinq enfants.

Je ne crois pas aux malédictions, mais force est de reconnaître que certains schémas se répètent, et ce sont rarement les plus agréables. Marie Claire (comme Renée Claire, sa fille, morte à 23 ans) va mourir jeune, à 30 ans, en mai 1912, laissant elle aussi quatre orphelins. L’aîné, Roger, ne refusera pas d’accueillir mon père, son neveu, quand à son tour, celui-ci sera orphelin de mère. Solange est celle que j’ai le mieux connue, nous lui rendions souvent visite et elle a assisté, quelques mois avant sa mort, à notre fête de famille. Il était très touchant de voir mon père, ses frères et sa sœur, tous octogénaires, déjeuner avec leur tante !

Les témoins au mariage d’Auguste et Marie Claire figurent sur l’acte. Ce sont Auguste Fiot, propriétaire, 49 ans, demeurant à Vaux de cette commune, ami de l’époux, Éloi Boutet, cultivateur, 36 ans, demeurant à Vaux de cette commune, ami de l’époux, René Boisgard, cultivateur, 30 ans, demeurant au Ribatou de cette commune, frère de l’épouse et Fridolin Dreux, gendarme en retraite, 66 ans, demeurant à Vaux de cette commune, ami de l’épouse.

Comme moi, vous avez souri en lisant le prénom du dernier témoin ? Un prénom qui ne serait pas très politiquement correct à notre époque, n’est-ce pas ? J’ai cherché une explication et j’ai fini par la trouver : il existe bien un saint du nom de Fridolin ! Ce nom vient de Fridolinus qui signifie « pacifique » en langue germanique. Fridolin fut abbé de Saint-Hilaire de Poitiers, au VIe siècle, et on le fête le 6 mars. Et on en apprend tous les jours !

Auguste est décédé à Leigné-les-Bois le 5 mars 1941. C’est lui dont le cheval ramenait la carriole à bon port les soirs de foire à Châtellerault, quand il avait un peu trop bu pour tenir les rênes…

Louis Eugène Adrien DEGENNE et Célestine Armande Augustine PLAUD

Retour à la branche Degenne avec les parents de mon grand-père Étienne.

Il s’agit de Louis Eugène Adrien Degenne (n°8), né le 31 juillet 1867 à Saint-Pierre-de-Maillé (86), au lieu-dit La Cossonière. Son acte de mariage dit qu’il est journalier.

Le 30 septembre 1895, également à Saint-Pierre-de-Maillé, il épouse Célestine Armande Augustine Plaud n°9, née le 25 février 1877 à Saint-Pierre-de-Maillé, comme lui, mais au lieu-dit Les Grands Marsillys.

Il a 28 ans, Célestine en a 18. Les témoins à leur mariage sont Alexandre Guilloteau, garde-champêtre, 29 ans, cousin de l’époux, demeurant à Pleumartin, Adrien Drault, cultivateur, 40 ans, oncle de l’époux, demeurant à Coussay-les-Bois, Jean Baptiste Mathé, cultivateur, 35 ans, demeurant à Vicq et Eugène Lebeau, cultivateur, 33 ans, beau-frère de l’épouse, demeurant au village de La Rivière, commune de Saint-Pierre-de-Maillé.

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Louis Eugène Adrien Degenne

Quand j’ai épluché les registres de Saint-Pierre-de-Maillé, je n’en croyais pas mes yeux : trois enfants sont déclarés mort-nés en avril 1897, mars 1898 et février 1899. Les registres d’état civil sont précieux, mais ils sont aussi très factuels et froids, et dissimulent bien des tragédies. Je ne sais donc pas ce qui s’est passé pour que Célestine perde trois enfants. Il faut croire qu’une solution a été trouvée puisque, le 6 mars 1902, enfin, c’est la naissance de mon grand-oncle Louis Eugène, puis le 9 mars 1904, celle du mystérieux Henri Eugène*, suivie le 17 mars 1906 de celle de mon grand-père Étienne. Viennent ensuite deux filles : Marie Gabrielle (que nous appelions Gabrielle) le 17 janvier 1908 et Marie-Louise Berthe Madeleine (que nous appelions Madeleine) le 6 avril 1913. Enfin, le petit dernier, Robert, est né le 19 avril 1916. Les trois premiers garçons sont nés à Saint-Pierre-de-Maillé, les deux filles sont nées à Vicq-sur-Gartempe et Robert est né à La Roche-Posay. À la naissance de Robert, Célestine a 39 ans, son mari en a 49, ils ont maintenant assez de bouches à nourrir…

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Célestine Armande Augustine Plaud

Louis Eugène Adrien est décédé le 9 février 1940, au bourg de Leigné-les-Bois, il avait 73 ans. Célestine a aussi fini ses jours à Leigné-les-Bois, auprès de Gabrielle et Madeleine. Elle est morte le 14 mai 1957. C’était elle, « mémé Titine », qui s’est beaucoup occupée des enfants orphelins de son fils Étienne, qui lui ont joué bien des tours !

*C’est moi qui qualifie Henri Eugène de « mystérieux ». En effet, personne ne semble savoir quoi que ce soit à son sujet. Pourtant, je ne l’ai pas inventé, il figure sur le livret de famille que j’ai scanné. Son acte de naissance indique également en marge son décès, le 14 juin 1913 à Vicq-sur-Gartempe, à l’âge de 9 ans. Je n’ai pas pu trouver cet acte, peut-être accompagné d’une explication, car les registres de Vicq ne sont pas encore consultables pour les dates postérieures à 1912. Affaire à suivre !

Robert Jules Marie AURIAU et Marie Augustine LECOMTE

Les principaux lieux de la Vienne où a vécu une bonne partie de ma famille Degenne sont tous situés à faible distance de Châtellerault, côté est. Faisons quelques kilomètres à l’opposé, en direction de Richelieu, en suivant cette interminable ligne droite qui monte et qui descend sans cesse. Un peu avant Richelieu, quittons cette départementale pour prendre, sur la gauche, une toute petite route qui monte jusqu’à une butte dominée d’un côté par le château d’eau et de l’autre par le clocher de la collégiale Saint-Georges. Tous deux sont très visibles des alentours et ils sont gravés à jamais dans ma mémoire.

Nous ne sommes plus dans la Vienne, mais dans l’Indre-et-Loire, à Faye-la-Vineuse, un petit village à la riche histoire, qui, au Moyen Âge, était une cité fortifiée comptant environ dix mille personnes intra et extra muros, c’était en effet la cité la plus importante de la région avant que Richelieu ne fût construite. (source : Wikipédia)

C’est donc à Faye-la-Vineuse que Robert Jules Marie Auriau (n° 6), mon grand-père maternel, a vu le jour, le 21 mai 1897. Il est l’aîné de trois enfants du couple formé par Jules Paul Léon (on ne plaisante pas avec les prénoms dans cette famille !) et Noémie Jouteux. Après lui, naîtront France Jules Marie (un garçon, malgré ces prénoms) le 17 juillet 1904, et Paulette Simone Marie, le 21 septembre 1900.

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Robert Auriau à Faye-la-Vineuse dans les années 20

J’ai appris après sa mort qu’il avait « fait » la guerre de 14-18 et été prisonnier. En témoigne une carte postale adressée à sa famille et montrant un groupe de soldats. Il n’en parlait jamais. Ça a dû lui coûter de partir de son village, car une de ses caractéristiques était ce refus presque viscéral de quitter son clocher. Excepté quelques années passées à l’internat du lycée Descartes, à Tours, dont il ne gardait pas un bon souvenir, et cette fameuse période militaire, mon grand-père a toujours refusé de quitter Faye, même pour le mariage de son plus jeune fils dans les Vosges !

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Marie Lecomte en 1979

Je l’ai connu alors qu’il était retraité, mais je sais que c’était un boulanger assez atypique. Il était très cultivé, poète à ses heures, grand lecteur, bon chasseur, détestant les « bondieuseries », autoritaire aussi (mais pas avec ses petits-enfants). En 1920, à je ne sais quelle occasion, il a rencontré et commencé à courtiser la jeune et jolie Marie Augustine Lecomte (n°7), du village voisin de Sérigny. Cette cour a duré un an et il racontait, le sourire aux lèvres, que Marie lui avait coûté une cinquantaine de poulets ! En effet, pendant un an, chaque dimanche, il allait déjeuner chez les Lecomte et apportait un poulet. Il faut croire que ça a marché puisque le 20 septembre 1921, à Sérigny, il a pu épouser « sa » Marie, elle avait 20 ans.

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Mariage de Robert Auriau et Marie Lecomte – 1921

Six enfants sont nés de cette union : cinq garçons et une fille. Et les cinq garçons, dans le parfait respect de la tradition, ont reçu chacun trois prénoms : Pierre Marie Robert, né le 21 juin 1922, Jean Marie Paul, né le 13 février 1924, Paul Louis Marie, né le 19 mai 1926, André Jules Marie, né le 10 février 1929 et Jacques Marie Ludovic, né le 13 décembre 1941. Entre André et Jacques, une fille est née, le 23 juillet 1931, dont le choix de prénoms a fait l’objet d’une passe d’armes entre ma grand-mère Marie et sa belle-mère Noémie (la plantureuse femme qui se trouve à la droite du marié). En effet, la jeune sœur de mon grand-père, Paulette, est décédée le 7 octobre 1929 et la grand-mère Noémie voulait absolument que Paulette soit le premier prénom de ma mère. Mais ma grand-mère voulait que ce soit Marie-Thérèse. Finalement, un arrangement a été trouvé : ma mère s’appellerait Paulette Marie-Thérèse et c’est son second prénom qui serait le prénom usuel.

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La famille au grand complet !

Robert et Marie ont hérité le 29 novembre 1925 de la boulangerie tenue par les parents de Robert à Faye-la-Vineuse. Il m’a été raconté que les déjeuners rassemblaient une très grande tablée : les parents, leurs six enfants, les commis de boulangerie, la couturière, la cuisinière, le facteur et j’en passe !

Ils étaient connus à des lieues à la ronde, la foule aux obsèques de mon grand-père, décédé le 12 avril 1973 à Tours, était vraiment impressionnante pour un si petit village.

Ma grand-mère lui a survécu jusqu’en avril 1999, elle avait 98 ans !

 

Barthélémy Étienne DEGENNE et Renée Claire GUÉRIN

Barthélemy Étienne Degenne (n° 4) et Renée Claire Guérin (n° 5) sont mes grands-parents paternels.

Étienne, son prénom usuel, est né le 17 mars 1906 à Saint-Pierre-de-Maillé (86). Il est issu d’une famille nombreuse dont je ne vous épargnerai pas le détail dans un autre billet. Il était travailleur, honnête, et presque partout où il a vécu, il a cultivé un jardin potager, même en ville, à Châtellerault. Il a fait mille métiers dans sa vie et je me souviens qu’au moment de prendre sa retraite, ça a été un casse-tête de réunir tous les documents justificatifs de tous ces emplois. Pour l’anecdote, il a été jardinier à l’hôtel du Parc de La Roche-Posay pendant plusieurs années. Plus tard, quand je suis rentrée au collège, à Bourgueil, il était tout heureux de me raconter qu’il avait participé à sa construction. Il a aussi été jardinier et homme à tout faire au manoir de La Perraudière, à Saint-Cyr-sur-Loire, pendant que sa troisième épouse, Anne-Marie, s’occupait du ménage et de la cuisine. Ce manoir est devenu hôtel de ville, le parc est magnifique, mais malheureusement, la maisonnette qu’il habitait et dont il nous reste quelques photos de famille a été détruite.

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Étienne Degenne (Châtellerault – Pont Henri IV)

Toute sa vie, il a connu la pauvreté et bien des épreuves avant de mourir, après quelques années de retraite bien méritées qu’il consacrait à la pêche, à son jardin et à la lecture de polars, à l’hôpital de Poitiers le 15 février 1974.

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Étienne Degenne et Renée Guérin en 1928

Renée Claire Boisgard est née le 7 août 1908 à Leigné-les-Bois (86), dans une famille un peu moins nombreuse que celle de son mari. Étienne et Renée se sont mariés le 12 janvier 1925. Il avait 19 ans, elle en avait 17 et était enceinte d’une petite Renée qui n’a pas survécu (née et décédée le 28 mars 1925).

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Renée Claire Guérin

Renée a ensuite mis au monde quatre enfants : Abel René (25 avril 1926), mon père Claude Pierre (7 décembre 1928), Michel Étienne (15 avril 1930) et Jacqueline (8 septembre 1931), la petite dernière.

Renée est décédée le 8 décembre 1931. Devenu veuf avec quatre enfants en bas âge, Étienne a bénéficié du soutien de sa famille pour s’occuper d’eux. En 1936, il s’est remarié avec Jeanne Louise Tissier, avec qui il a eu deux fils : Bernard Jean Pierre, qui ne vécut que quelques mois en 1940, et Jacques Henri, né le 3 septembre 1941 à Tournon-Saint-Martin (36). Jeanne est décédée à son tour le 7 août 1945, laissant, une fois de plus, un jeune enfant à la charge de mon grand-père.

C’est un résumé bien succinct de ces deux vies, j’aurai certainement l’occasion d’y revenir.

Présentation

Décembre 2016.

J’ai toujours aimé les histoires de famille, de ma famille, voire de mes familles, paternelle et maternelle. Enfant, dans les années 60, j’écoutais bouche bée celles que racontait mon grand-père Auriau pendant les déjeuners dominicaux. J’étais fascinée par les récits souvent hilarants qu’il faisait de la période où il courtisait ma grand-mère Marie, les prises de bec avec le curé du village (il était anticlérical, mais avait épousé une femme très pieuse), toutes les anecdotes d’époques révolues qui faisaient travailler mon imagination.

Du côté Degenne, c’était la « tournée des grands-ducs » que j’aimais. Certains dimanches, nous partions rendre des visites aux tantes de mon père : Gabrielle et Madeleine à Leigné-les-Bois, tante Marie et tonton Roger au village de Vaux, tante Solange à Pleumartin. Et toujours cette impression d’ouvrir une malle aux souvenirs, cette succession de « Et tu te souviens, quand… ? » ou « As-tu connu… ? ». J’adorais. Et encore plus quand quelqu’un sortait une boîte à chaussures remplie de vieilles photos !

Mais le déclic, s’il en faut un, c’est l’histoire du grand-père Guérin, celui que son cheval ramenait tout seul de Châtellerault quand il était allé à la foire et avait trop bu… Auguste Guérin, donc, était, selon la légende familiale, « mort sur les marches de la gare de Châtellerault en revenant de la guerre ». Autrement dit, pour la fillette que j’étais : un héros. J’y reviendrai. La légende en a pris un coup.

Tout cela m’intéressait beaucoup, et quelques années après, j’ai décidé de « faire mon arbre ». J’avais du temps et j’en ai profité. J’ai bien avancé, trouvé des actes, établi des liens et… me suis heurtée à bien des points d’interrogation. Puis j’ai dû tout arrêter, faute de temps.

J’ai eu quelques contacts sporadiques pendant ces années d’abstinence généalogique, mais je n’avais pas le temps de me replonger dans mes fiches. Et depuis une bonne année, je suis certains sites spécialisés sur les réseaux sociaux. Immanquablement, j’ai remis un petit doigt dans l’engrenage et, c’est décidé, je reprends tout au début, je vérifie (merci Internet), je complète et surtout, je « débloque » les impasses.

Deux autres événements ont aussi joué un rôle : la formidable réunion de famille de la Pentecôte 2010 qui a donné aux enfants et petits-enfants de mon grand-père Étienne l’occasion de passer un excellent week-end à La Roche-Posay. L’autre événement qui n’a fait qu’accroître mon intérêt est un peu plus ancien, il s’agit de l’ouvrage que Marie-Josèphe Pearce a écrit sur le frère d’un de nos ancêtres, qui est entré dans les ordres et est devenu évêque d’Honolulu ! Je vous raconterai.

La structure de ce blog reste à définir, mais je commencerai par présenter mes quatre grands-parents : Étienne Degenne, Renée Claire Guérin, Robert Auriau et Marie Lecomte. Ensuite, peut-être chaque branche, peut-être chaque génération, ce n’est pas encore bien défini et je suis ouverte aux suggestions. Je ferai aussi part de quelques découvertes insolites, tel ce prénom « Ortance » récemment croisé dans un registre d’état civil.

Pour finir ce premier billet, un aveu (avec le rouge aux joues) : ce nom « Degenne », avec ce « de », j’ai longtemps et naïvement rêvé que nous étions, avant la Révolution, une famille noble. Des envies adolescentes de grandeur ? J’étais persuadée que si j’arrivais à remonter jusqu’à cette période, j’en trouverais la preuve. Évidemment, ça n’a pas été la branche la plus facile à retracer, je suis restée longtemps bloquée en 1804, et quand un correspondant m’a fourni les générations antérieures à la Révolution (que je dois encore vérifier), il a bien fallu déchanter : les Degenne ont toujours eu les pieds dans la terre et n’ont jamais connu la vie de château !

Qu’à cela ne tienne, je rêve toujours, mais je ne suis plus adolescente, et ces ancêtres aux origines modestes n’en méritent pas moins mon intérêt et mon affection. Au contraire, même, je suis fière de cette ascendance humble composée de laboureurs, de journaliers, de fermiers ou de (petits) propriétaires, qui cultivaient la terre sans relâche, dans les pires conditions. C’est bien grâce à ces gens de peu que je suis là.

Ce blog leur est dédié.

Petite note « technique » destinée aux non-initiés. Un arbre sans numérotation serait ingérable. J’utilise la méthode Sosa, comme l’immense majorité des généalogistes. Le principe de la numérotation est d’attribuer le numéro 1 à l’individu racine (le sujet sur lequel on établit l’ascendance) puis le numéro deux à son père et trois à sa mère. Chaque homme a un numéro double de celui de son enfant et donc pair, et chaque femme un numéro double de celui de son enfant plus un, soit un numéro impair.

Par exemple, je suis l’« individu racine », je porte donc le numéro 1. Mon père porte le numéro 2 et ma mère le numéro 3 et ainsi de suite. Grâce à cette méthode, je sais que le numéro 129 est une femme (numéro impair), épouse du numéro 128, lui-même père du numéro 64, etc. Même pour une non-matheuse comme moi, c’est simple et logique ! Et quand on arrive à des 1678 ou 3357, l’exercice de calcul mental à faire est assez stimulant.